<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611</id><updated>2012-01-28T09:20:40.479-08:00</updated><title type='text'>maxou au Burundi</title><subtitle type='html'>"Tout le monde savait que c'était impossible. Un imbécile est venu qui ne le savait pas. Et il l'a fait." (Pagnol)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>35</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-6870506367850509947</id><published>2012-01-28T09:20:00.000-08:00</published><updated>2012-01-28T09:20:40.491-08:00</updated><title type='text'>A DIFFERENT MENTALITY IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Après plus de deux ans passés au Burundi, d'innombrables discussions avec d'aussi innombrables amis burundais ou expatriés ici depuis plus ou moins longtemps, certaines réflexions, totalement généralisantes je l'admets, me sont venues à l'esprit. Elles sembleront certainement un peu dures, mais je les partage avec vous pour exprimer tout l'espoir que je place dans le profond changement de mentalités que je vois poindre à l'horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La plupart de ceux qui sont amenés à travailler quelque mois dans ce pays en ressortent souvent avec l'idée que beaucoup de leurs collègues burundais sont très individualistes, que tout ce qui leur importe est leur enrichissement personnel, à n'importe quel prix, et au détriment de la cause pour laquelle ils ont été embauchés. Or d'abord, nous en avions déjà parlé, lorsqu'un enseignant gagne à peine l'équivalent de 90USD par mois, tandis qu'il a un loyer à payer et quatre enfants à nourrir, il semble difficile d'exiger de lui qu'il s'investisse à fond dans son travail. L'acte gratuit devient alors facilement une chose très abstraite, voire une simple perte de temps et d'argent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cela étant dit, il est vrai que tous ceux qui sont visés par le qualificatif «&amp;nbsp;individualistes&amp;nbsp;» ne sont pas à plaindre. Certains gagnent même très bien leur vie, ce qui ne les empêche pas de travailler le moins possible tout en profitant au maximum de leurs avantages en nature. Mais ce qui les différencie fondamentalement de ceux qui font la même chose dans nos pays occidentaux, c'est justement leur définition un peu particulière de «&amp;nbsp;l'individualisme&amp;nbsp;». Rappelons-nous qu'ici, la notion d'individu est assez extensible, et que ce dernier n'existe réellement que par le groupe auquel il appartient. C'est pourquoi ici, la corruption ou l'abus de bien social ont rarement pour objectif l'enrichissement de l'individu pour lui-même, mais bien de sa famille – souvent élargie, voire de son village. Cela vous semble un peu cliché&amp;nbsp;? Allez donc expliquer à l'oncle qui a payé vos études, alors que vous avez une voiture de fonction, que vous n'avez pas le droit de vous en servir pour le mariage de sa fille, que l'usage de ce véhicule est réservé au cadre strictement professionnel et ne peut être détourné à des fins privées. Vous allez voir sa tête&amp;nbsp;! La pression sociale sur ceux qui ont réussi est telle qu'il est très difficile de résister à la tentation de se servir un peu plus qu'on le devrait pour en faire profiter les siens. Il faut se le dire&amp;nbsp;: vous aurez beau être richissime et avoir une formidable situation, si ces avantages ne sont pas partagés avec les vôtres, socialement vous n'êtes personne.&amp;nbsp; Voilà pourquoi je suis toujours un peu gênée d'entendre dire que les burundais sont «&amp;nbsp;individualistes&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le problème à mon avis est plutôt la façon dont les gens ici appréhendent la chose publique&amp;nbsp;: pour eux, elle n'existe que de façon très abstraite et ne leur apporte concrètement rien. Tous les burundais que je connais disent bien d'ailleurs&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;charité bien ordonnée commence par soi-même&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Ils ont bien du mal à comprendre pourquoi ils devraient faire primer sur leurs intérêts concrets et immédiats dont personne ne se préoccupe, un intérêt général qui semble finalement ne servir qu'à engraisser ceux qui en ont le moins besoin. Dans un pays où l'État est socialement relativement faible, le mot d'ordre est plutôt «&amp;nbsp;aide-toi, le Ciel t'aidera&amp;nbsp;». Il ne s'agit pas de trouver des excuses, ça non, mais plutôt de comprendre comment ça marche.&amp;nbsp; Car je crois fermement que les burundais ne sont pas «&amp;nbsp;individualistes&amp;nbsp;» par nature, et que le jour où la chose publique bénéficiera à tous, ils se révéleront tout à coup beaucoup mieux disposés à son égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'autre critique que j'ai souvent entendu, et qui va dans le même sens, est que les burundais sont totalement attentistes. Si je dois admettre que le sens de l'initiative n'est pas tout à fait leur fort, il convient de se demander ce qui explique ce comportement relativement généralisé. De fait, le Burundi est un pays encore très rural (90% de la population), y compris en ville où beaucoup de citadins sont nés dans les collines. Or le propre de ces sociétés rurales assez conservatrices demeure la primauté du groupe sur l'individu, l'obéissance aveugle due au chef de famille ou de village, le respect pour les savoirs ancestraux, etc. Bref, rien qui ne pousse franchement à prendre des initiatives&amp;nbsp;! Contrairement à ce que l'on apprend aux petits français sur l'importance de se démarquer, de faire de son mieux, de chercher à aller toujours plus loin, les petits burundais sont invités dès le plus jeune âge à être discrets, à se fondre dans la masse et à ne surtout pas vouloir sortir la tête au-dessus de celle des autres au risque qu'on la leur coupe&amp;nbsp;! Ici, la rareté des opportunités fait que la réussite attire bien plus d'envie que d'admiration, et il ne fait pas bon être l'objet de jalousies dans un pays où l'on trouve facilement une grenade pour un dollar ou une fiole de poison pour moins que ça. Ne croyez pas que j'exagère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sortis de ce contexte qui ne les encourage nullement à faire des étincelles, les burundais – et je suis sûre que les expatriés qui me lisent partageront mon avis – ne sont pas plus attentistes que les autres, loin s'en faut&amp;nbsp;! J'ose même affirmer qu'en ce domaine, il existe déjà une différence très nette entre les jeunes de la campagne et ceux qui sont nés et ont grandi à Bujumbura. Finalement, je crois que l'avenir nous réserve des jours meilleurs, et que la nouvelle génération qui se forme actuellement, plus urbanisée, plus ouverte sur le monde, plus éduquée et plus dynamique, sera à même de porter un profond changement de mentalités salvateur pour le Burundi. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-6870506367850509947?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/6870506367850509947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2012/01/different-mentality-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6870506367850509947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6870506367850509947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2012/01/different-mentality-in-burundi.html' title='A DIFFERENT MENTALITY IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-4412937206473350243</id><published>2011-11-10T00:11:00.000-08:00</published><updated>2011-11-10T00:11:48.959-08:00</updated><title type='text'>HOME SWEET HOME IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;    &lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Mavie quotidienne à la maison, j'aurais dû la raconter il y a bienlongtemps. L'occasion ne s'était pas présentée...avantaujourd'hui&amp;nbsp;!! Pour me rattraper, laissez-moi vous parler de cesmultiples bonheurs et tracas qui font qu'on se sent si bien chezsoi&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;LA COLOCATION&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Lacolocation, ce n'est pas facile tous les jours&amp;nbsp;! Une lapalissademe direz-vous&amp;nbsp;? C'est vrai, mais il faut avouer qu'au cœur del'Afrique, cela prend une toute autre dimension. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Ilfaut d'abord compter avec le fait qu'ici, on ne choisit pas vraimentses colocataires. En l'occurrence, à Ngozi, il y a une maison pourles professeurs volontaires de l'université où nous sommes toustenus de vivre. Or autre lapalissade&amp;nbsp;: on n'est pas tous faitpour vivre ensemble, même avec des gens qu'on apprécie beaucoup,surtout lorsque l'on vit, on sort et on travaille tous ensemble. Lesrelations deviennent tout de suite beaucoup plus (trop) intenses etil est difficile de trouver des espaces de décompression. C'est unpeu LOFT STORY, avec les caméras et surtout la piscine en moins&amp;nbsp;!;-)&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Defait, même si les horaires de travail et de sortie (par la force deschoses puisque la plupart des bars ferment à 22h) sont les mêmes,les colocs ne vivent pas nécessairement au même rythme. Essayer devivre à la cool dans un maison où l'un des colocs est trèspointilleux sur l'organisation ou l'hygiène n'est pas toujours aisé.Vice versa&amp;nbsp;: l'insouciance des uns peut dérangerl'hyperactivité et le perfectionnisme des autres, en particulierlorsque l'on n'a personne (ou presque) pour s'occuper de la maison. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;LA DOMESTICITÉ&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Les«&amp;nbsp;grooms&amp;nbsp;», parlons-en&amp;nbsp;! Chez nous, hormis lecuisinier – Pierre – qui vient 3 matins par semaine depuis 1mois, nous n'avons que notre vieux «&amp;nbsp;zamu&amp;nbsp;» (gardien)Julien, qui vit à la maison et la garde du coup 24h/24h. Il s'occupeaussi du jardin, du ménage du sol dans la maison et de la lessive(on n'a pas de machine à laver le linge, bien entendu!) pour unsalaire mensuel de 60 000 Bif (37 euros). Certains amis en provenancede l'Europe et qui sont passés par ici ont été troublés par lesconditions de vie de ce pauvre monsieur d'un soixantaine d'année. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Pourtant,c'est bien Julien, père et grand-père, chef de famille, qui asouhaité venir s'installer à la maison – qu'il ne gardaitauparavant que le jour – lorsque notre gardien de nuit est parti.Pour lui, c'était une aubaine&amp;nbsp;: il doublait son salaire etn'avait plus à payer le loyer de la chambrette qu'il louait encentre-ville. Il est logé de façon très spartiate, c'est vrai,mais dans une bâtisse en dur, quand la plupart des gardiens ici sontlogés dans des cabanes en roseaux ou en toile. Sans compter que lesnouveaux colocs viennent de lui offrir une porte, qu'il jouitgratuitement de l'eau courante extérieure, et que depuis 1 mois etdemi, on a installé l'électricité dans sa petite cahute (notez que80% de la population burundaise n'a accès ni à l'électricité, nià l'eau courante). Enfin, son salaire est très largement supérieurà celui des gardiens du voisinage (entre 15 et 30 000 Bif par moismaximum). Seules les compagnies de gardiennage paient parfois – pastoujours – plus. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Bref,malgré l'indignation de mes compatriotes, j'affirme sans honte quenotre gardien est plus que convenablement traité. Le choyerdavantage risquerait de lui attirer des jalousies, et de fait,beaucoup d'ennuis. Je dois aussi ajouter que plus les «&amp;nbsp;bazungu&amp;nbsp;»traitent beaucoup mieux leurs gardiens que les autres, sans sepréoccuper de la façon dont les gens vivent ici, plus ilsentretiennent cette idée que les blancs ont beaucoup d'argent, dontils n'ont que faire, et que c'est bon de les faire banquer. LesBurundais ne sont pas fous&amp;nbsp;: si les blancs paientsystématiquement plus que les Burundais, ils n'iront plus se faireembaucher chez leurs compatriotes, ou ils demanderont plus cher àdes familles qui n'auront pas les moyens de payer. Ceux qui n'aurontpas trouvé leur place chez un blanc refuseront alors de travaillerpour un salaire plus faible, et préféreront ne rien faire... Jecrois que je n'ai jamais aussi bien compris l'adage «&amp;nbsp;L'enferest pavé de bonnes intentions&amp;nbsp;» qu'avec la façon de traiterles gardiens ici au Burundi.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;LA CUISINE&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Ledernier aspect de la vie à la maison, c'est évidemment lanourriture&amp;nbsp;! Ceux qui me connaissent savent que c'est un loisiret un plaisir de tout premier ordre pour moi&amp;nbsp;! Si vous êtes unfidèle de ce blog, vous aurez déjà eu un aperçu de la gastronomieburundaise et de la diversité de l'offre de restauration ici àNgozi. Alors vous aurez compris que l'envie d'aller au restaurant estmoins pressante qu'à Bujumbura ou à Paris&amp;nbsp;! De même, si vousêtes pressé, mieux vaut éviter le resto, où il n'est pas rared'attendre une heure (et jusqu'à une heure et demie) pour obtenirson plat. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Alorson se met à la cuisine&amp;nbsp;! Vous n'imaginez pas les progrès quej'ai fait dans ce domaine depuis que je suis arrivée au Burundi,c'est inouï&amp;nbsp;: pancakes, gnocchis, dulce de leche, curry depoisson, etc. Je suis devenue une cuisinière hors pair (sans mevanter bien sûr!). Le seul problème, c'est que les marchandises peudiversifiées et les horaires d'ouverture restreints des kiosques àNgozi oblige à un minimum d'&amp;nbsp;«&amp;nbsp;anticipation&amp;nbsp;», aurisque de se retrouver  l'estomac vide à 22h parce qu'on n'a rienprévu pour dîner et que tout, restaurants y compris, est fermé. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Parailleurs, ici, pas de plats préparés, ni même de chips ou deboîtes de conserve. Il faut tout (ou presque) acheter frais et toutcuisiner. La cuisine devient alors vite chronophage, alors même quecertains soirs, en rentrant épuisés du travail, on n'a qu'une seuleenvie&amp;nbsp;: se mettre en pyjama et déguster une blanquette de veaudéjà préparée et rechauffée au micro-ondes et une soupe enbrique, le tout devant un bon film. Voilà une situation qui voustransforme rapidement en véritable machine à planifier&amp;nbsp;: lesmenus, les courses, les tâches ménagères...ça n'en finit plus&amp;nbsp;!C'est que cela semble la seule façon de préserver un peu sonconfort. Les anciens se sont déjà adaptés, mais les nouveaux venusont tendance à se sentir un peu agressés par si peud'improvisation. &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Voilà,vous savez l'essentiel&amp;nbsp;! La vie à la maison, c'est pas tous lesjours dimanche, mais on ne peut pas trop se plaindre non plus quandon vit dans un 200m2 avec un petit jardin plein de basilic et dementhe, une terrasse couverte, un hamac et un super transat&amp;nbsp;!Home sweet home&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-4412937206473350243?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/4412937206473350243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/11/home-sweet-home-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/4412937206473350243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/4412937206473350243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/11/home-sweet-home-in-burundi.html' title='HOME SWEET HOME IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-3847697150879782754</id><published>2011-09-11T02:14:00.000-07:00</published><updated>2011-09-11T02:14:54.866-07:00</updated><title type='text'>READING AMAZING LITERATURE IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, petit aparté littérature politique. Je viens de découvrir un auteur lumineux, Abelwahab Meddeb,&amp;nbsp;penseur  musulman, détracteur de Tariq Ramadan (notez qu'on connait bien plus que le second que le premier, comme quoi les médias français nous montent bien ce qu'ils veulent que l'on voit de l'islam&amp;nbsp;  français) et qu'il me semblerait judicieux de lire (si vous souhaitez en savoir plus: &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelwahab_Meddeb" target="_blank"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/&lt;wbr&gt;&lt;/wbr&gt;Abdelwahab_Meddeb&lt;/a&gt;).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'article analyse la difficulté d'acclimatation de l'islam dans le France d'aujourd'hui. C'est extraordinaire d'intelligence, j'espère que vous apprécierez.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&amp;nbsp; &lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;b&gt;Ne pas jouer identité contre identité&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Par Abdelwahab Meddeb &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;La place de l'islam dans l'Europe oblige à interroger à nouveaux frais quelques «&amp;nbsp;invariants&amp;nbsp;» de la culture européenne et de l'islam. La réussite politique est née en Europe de genèse chrétienne qui a assuré de manière spectaculaire la grande séparation entre la religion, la politique et le droit. Mais, dans l'islam, si la consubstantialité du politique et du religieux a longtemps été forte, elle n'en constitue pas moins une donnée qui peut ête déconstruite.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Je crois qu'en Europe, aujourd'hui, il faut abandonner tout autant l'idée de la religion vraie que celle du dialogue inter-religieux, inopérant, pour vivre «&amp;nbsp;l'éthique de la substitution&amp;nbsp;», se mettre à la place de l'autre. C'est une belle éthique parce qu'elle appartient aux trois traditions monothéistes. La tradition chrétienne, de Joseph de Maistre à Huysmans et Bloy, va compter avec Louis Massignon, un chrétien qui s'est vu dans le miroir de l'islam. Massignon sait en effet que la substitution est aussi un terme technique du soufisme. De même que de nombreux chrétiens, dans la tradition de Charles de Foucauld, vivent cette éthique de la substitution dans leurs rapports avec l'Islam. Lévinas, lecteur de Bloy, a été instruit de la substitution et en fait le concept fondateur de son éthique, en accordant une place essentielle à l'hospitalité, à l'étranger et à l'autre. Quand leur peur de disparaître et le repli identitaire menacent les trois traditions monothéistes, il est bon de rappeler les vertus de l'éthique de la substitution.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Le lit du fanatisme&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais qu'est-ce que cela veut dire, concrètement, aujourd'hui, dans l'horizon d'une réflexion sur la place et la vocation de l'islam dans les sociétés européennes contemporaines&amp;nbsp;? Aujourd'hui, des musulmans français écrivent sur l'islam avec une volonté d'adapter  leur «&amp;nbsp;être-là&amp;nbsp;» face à cet impossible qu'est censé représenter l'islam par rapport à leur culture et à leur vie dans la société française. Ils prônent un islam moderne, un «&amp;nbsp;islam des Lumières&amp;nbsp;» même si l'expression est galvaudée. Ils sont même en train de changer de catégories de pensée, et pas seulement en raison de leur appartenance à l'ère postcoloniale. Leur contribution dépouille l'orientalisme du soupçon politique. L'islamologie n'est plus une science orientaliste, mais une science internationale à laquelle participe de nombreux chercheurs d'origine musulmane. C'est un immense progrès. L'islam est une affaire européenne.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est aussi une affaire française. Mais quand les Français ont peur de l'islam, comme ces temps-ci, ils oublient que ce qui constitue la France, c'est une orthogonale où se croisent, dans les années 1940, l'Algérie et l'Allemagne. La question allemande a été réglée par l'Europe. La question algérienne travaille, en revanche, sourdement notre réel à travers la présence inquiète de l'islam. J'en veux pour preuve le rapport parlementaire de Tocqueville sur l'Algérie. Son mérite, tout colonialiste qu'il fût, est d'avoir pensé l'islam comme une question française. Dans son rapport, il explique que la France ne sait pas gérer l'islam car elle traite avec un personnel culturel musulman dont on pardonne l'ignorance en raison de son obéissance. Selon le diagnostic de Tocqueville, la France est en train de déshonorer les principes de 1789 en Algérie. Et il lance cet avertissement&amp;nbsp;: une politique saine à l'égard de l'islam devrait être double&amp;nbsp;; elle devrait rappeler, d'abord, aux musulmans ignorants et amnésiques la complexité et la sophistication de leur tradition théologique&amp;nbsp;; les initier ensuite à une sorte de dispositif juridique pour les acclimater à l'esprit du droit français, en leur démontrant que l'adhésion à ce droit est conciliable avec leur foi. Or, tout au long de l'histoire du colonialisme, c'est le contraire qui a été prôné. Cette politique contribue fortement à l'inadaptation des musulmans d'aujourd'hui. Lors des émeutes de novembre 2005, nous avons beaucoup parlé des départements du 92 et du 93. Il est piquant que ces deux chiffres-là, précisément, aient désigné également, jusqu'en 1962, les départements d'Oran et de Constantine...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Tocqueville terminait d'ailleurs son rapport en notant que, en privilégiant l'ignorance et l'obéissance, on faisait le lit du fanatisme, et que le fanatisme, on ne savait ni ne pourrait le gérer. En France, en 2011, il n'est pas malin de continuer à jouer identité contre identité. Les identités sont mêlées, on n'a pas à situer l'identité française en confrontation avec l'identité islamique&amp;nbsp;: c'est faire le jeu des lepénistes d'une part, des islamistes d'autre part, au moment où le printemps arabe n'a cessé de brouiller les frontières identitaires.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;À lire&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;La Maladie de l'islam &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;(Seuil)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma conclusion: les nationalistes européens et les islamistes wahabbistes partagent les mêmes convictions: l'islam est incompatible avec la modernité politique et sociale. Chaque partie crient à la guerre de conquête lancée par l'autre, et ils ne cessent de se donner mutuellement raison. Entre les deux, les musulmans modérés, en recherche identitaire, ne savent alors plus à quel saint se vouer. L'Europe a une responsabilité historique d'aider l'islam à évoluer, plutôt que de le contraindre à un repli identitaire qui finira par fracturer irrémédiablement ses sociétés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Il faut être &amp;nbsp;clair: ou l'on assume le fait que l'Europe est devenue un terre de brassage culturel et on fait ce qu'il faut pour ce que ça marche; ou on fait comme les israéliens: on vire tous les arabes (même si ils sont ici chez eux) pour recréer une société homogène. Moi, j'ai choisi le projet de société qui me fait rêver! et vous?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-3847697150879782754?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/3847697150879782754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/09/reading-amazing-literature-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/3847697150879782754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/3847697150879782754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/09/reading-amazing-literature-in-burundi.html' title='READING AMAZING LITERATURE IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-5690953244735494713</id><published>2011-08-17T06:38:00.000-07:00</published><updated>2011-08-17T06:38:56.254-07:00</updated><title type='text'>EVERYTHING IS SECRET IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;   	 	 	 	&lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;«&amp;nbsp;Ibanga&amp;nbsp;» (le secret – en kirundi) est un mot clé pour comprendre la culture de ce petit pays de montagnes enclavé au coeur de l'Afrique qu'est le Burundi. Quant à moi, avant d'attérir ici, j'avais imaginé une culture exhubérante et extravertie. Je me souvenais du son des tamtams décrits par tant d'écrivains, ces tamtams de l'Afrique qui permettaient de diffuser les nouvelles plus vite que le vent.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tout est très différent ici, tout du moins dans le principe. Le secret a ici un sens bien particulier. Il ne s'agit pas seulement de l'information, mais surtout des émotions. D'aucuns disent que les Barundis sont hypocrites et ne disent jamais ce qu'ils pensent vraiment, qu'ils approuvent tout en face et critiquent tout par derrière. La réalité est bien plus complexe.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un petit exemple&amp;nbsp;? C'est très simple. Voyez les surnoms d'un grand nombre de partis politiques au Burundi&amp;nbsp;: CNDD-FDD Abagumya-banga, UPD Zigami-banga, etc. Tous ces noms célèbrent «&amp;nbsp;ceux qui savent garder le secret&amp;nbsp;». Curieux pour des partis politiques dont l'objet est tout de même de conquérir le pouvoir pour gouverner et donc gérer la chose publique. Alors que je demandais plus d'explications sur ce qui me paraissait une aberration incompréhensible, on m'a expliqué qu'il s'agissait moins de la capacité à savoir garder des secrets – qui pourtant, il est vrai, est une qualité indispensable pour obtenir le pouvoir et surtout le conserver – que de la qualité de savoir contenir et contrôler ses émotions et ne pas se laisser aller à des coups d'éclats. Voilà un principe de la pratique politique qu'un certain président de la République française en 2011 ferait bien d'étudier de plus près, n'est-ce pas&amp;nbsp;?!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;De fait, la culture du secret, à l'inverse de ce qui s'observe aujourd'hui dans les sociétés occidentales, a une connotation très positive chez les Barundis. On raconte que le roi Mwezi Gisabo (fin XIXe siècle – début XXe siècle), alors qu'il était pourchassé par le colonisateur allemand, s'était réfugié sur une colline à quelques kilomètres de la capitale royale Muramvya. Les habitants de la colline cachèrent si habilement leur souverain que les Allemands y passèrent sans le trouver. En signe de reconnaissance pour avoir su «&amp;nbsp;garder le secret&amp;nbsp;» de sa présence parmi eux, Mwezi Gisabo accorda aux habitants l'honneur de pouvoir nommer leur colline «&amp;nbsp;Banga&amp;nbsp;».&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Aujourd'hui encore, un homme cherche à épouser une femme «&amp;nbsp;discrète&amp;nbsp;», qui n'ira pas crier sur tous les toits les problèmes du ménage&amp;nbsp;! Autre exemple&amp;nbsp;: devant des invités, les enfants bien éduqués ne parlent de choses ménagères à leurs parents qu'à l'oreille. Une chose qui nous semblerait à nous d'une impolitesse inqualifiable&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;À ce trait de caractère tout à fait typique des Barundis, on trouve bien certains avantages. Dans la rue, il est très facile de reprérer quelqu'un qui a trop bu à plusieurs mètres de distance&amp;nbsp;: c'est le seul qui crie en se tordant de rire et en faisant de grands gestes&amp;nbsp;! Mais surtout, l'obsession de fuir les conflits limite considérablement les crises personnelles dans le travail, l'ambiance y est presque toujours assez bon enfant grâce à l'incroyable faculté (dont nous avions déjà parlé) des Barundis à rire de tout.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cependant, la liste des inconvénients reste à mon avis plus longue que la précédente. De fait, dans les relations de travail comme dans la vie privée, il est très difficile d'obtenir des critiques franches, ce qui rend parfois la progression professionnelle et/ ou personnelle assez difficile. On se sent souvent livré à soi-même&amp;nbsp;! De plus, le sceau du secret qui s'appose peu ou prou sur toutes les conversations a tendance à créer d'insurmontables obstacles à la circulation de l'information. D'où de terribles pertes de temps à chercher une information, des doublons, des projets qui restent en suspens plusieurs semaines parce qu'on ignore que certaines décisions ont été prises, etc. Bref, une culture du secret qui ne facilite pas la communication et me semble être un frein culturel d'importance pour le développement du pays.  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-5690953244735494713?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/5690953244735494713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/08/everything-is-secret-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5690953244735494713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5690953244735494713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/08/everything-is-secret-in-burundi.html' title='EVERYTHING IS SECRET IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-2270018584934816561</id><published>2011-08-03T06:56:00.001-07:00</published><updated>2011-08-03T06:56:09.678-07:00</updated><title type='text'>TRADITION AND MODERNITY IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;          &lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La tension latente que l'on sent entre tradition et modernité au Burundi semble refléter une tension commune à la plupart des cultures africaines. En effet, avec la décolonisation, la tradition est devenue ce rempart infranchissable contre l'acculturation par la culture dominante de l'ancien colonisateur. Elle a été défendue en bloc, sans distinction, au nom du relativisme culturel, nouvel excès idéologique qui a succédé à la hiérarchie des civilisations et au drawinisme culturel.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mon boulot de professeur d'université a cela de passionant qu'il me met en permanence au contact des individus les plus concernés par cette tension&amp;nbsp;: les jeunes&amp;nbsp;! De fait, à chaque débat avec mes étudiants sur des questions de société tel que «&amp;nbsp;faut-il légaliser la prostitution?&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;faut-il dépénaliser l'homosexualité&amp;nbsp;? (pénalisée au Burundi depuis la réforme du code pénal de 2009), l'argument du respect de la coutume burundaise surgit immanquablement.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ces jeunes, contrairement à ceux de chez nous, ne trouvent rien de «&amp;nbsp;cool&amp;nbsp;» à se rebeller contre la tradition et les coutumes de leurs parents. Au contraire, plus vous vous conformez à ces règles sociales, plus vous attirerez l'admiration et la sympathie de vos camarades et de la société toute entière. Drôle de schéma par rapport à la jeunesse occidentale&amp;nbsp;! Ici, les jeunes aiment à entretenir la tradition. J'en veux pour preuve l'engouement de nombre d'entre eux pour l'art des tambourinaires ou pour les danses traditionnelles. Chaque université a sa troupe de joueurs de tambours et son club de danse.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La société dans son ensemble valorise davantage la sagesse de l'âge que l'innovation portée par la jeunesse. Être jeune, c'est être immature, voleur, menteur. Il faut entendre mes collègues parler des étudiants, à qui on ne peut rien confier, ou encore ma propriétaire vanter les mérites d'avoir un gardien d'un certain âge, les plus jeunes ayant une fâcheuse tendance à vider vos tiroirs. Voilà qui en dit long sur le conservatisme social et culturel de la société burundaise&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est un aspect de la culture de ce pays qui ne m'était pas apparu à priori de façon cohérente, mais au fur à mesure, je ne peux m'empêcher de voir toutes les pièces du puzzle s'assembler. En me penchant plus sérieusement sur la question, une évidence m'est apparue&amp;nbsp;: l'Afrique n'a pas connu sa révolution «&amp;nbsp;libertaire&amp;nbsp;», son «&amp;nbsp;mai 68&amp;nbsp;», son printemps de la jeunesse. Ici, les changements viennent d'en haut. Rares sont les jeunes qui se sentent la capacité ou même la légitimité pour prendre des initatives révolutionnaires. À mon avis, cette défiance vis-à-vis de la jeunesse – alors même qu'elle représente plus de 40% de la population – et des nouveautés qu'elle pourrait porter explique en partie l'inertie sociale de la société burundaise en particulier, et des sociétés africaines en général. Ça et le poids prépondérant d'une religion de la vieille école – catholique et protestante au Burundi, islamique ailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pourtant, l'aspiration à la modernité est bien présente, il n'y a aucun doute là-dessus. D'abord parce que, même si la plupart des jeunes agissent en accord avec les coutumes, certains ne se privent pourtant pas de commentaires pour dénoncer des pratiques d'un autre temps – comme celle de chasser une fille-mère de la maison avec son enfant. Ensuite parce que la généralisation progressive de l'accès aux Nouvelles technologies de l'information et de la communication fait l'unanimité chez les burundais&amp;nbsp;: vive les portables, les ordinateurs, l'internet et la télévision&amp;nbsp;! Enfin, parce qu'entre rejet et fascination, la culuture dominante – désormais américaine – a largement pénétré les pratiques culturelles de la jeunesse urbaine, notamment au travers du cinéma, de la musique et de la danse.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La tension qui résulte de cette double aspiration – au respect des coutumes et à l'entrée dans la modernité – n'est pas toujours source de conflit et produit parfois des effets aussi originauxque plaisants&amp;nbsp;! L'exemple que j'ai en tête est celui qui m'a poussé à écrire ce billet&amp;nbsp;: une soirée dans une boîte en plein air à Bujumbura – le Kibira Bar pour ceux qui connaissent – où des démonstrations de danses traditionnelles sur des airs tout ce qu'il y a de contemporains alternaient avec des performances de hip hop et de salsa acrobatique&amp;nbsp;! Il reste à souhaiter qu'à l'image des discothèques de la capitale, la société burundaise, dans cette lutte silencieuse entre tradition et modernité, saura garder le meilleur des deux!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-2270018584934816561?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/2270018584934816561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/08/tradition-and-modernity-in-burundi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/2270018584934816561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/2270018584934816561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/08/tradition-and-modernity-in-burundi.html' title='TRADITION AND MODERNITY IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-7037417559606517071</id><published>2011-08-01T09:20:00.000-07:00</published><updated>2011-08-03T07:27:54.575-07:00</updated><title type='text'>BEING A YOUNG FRENCH LIBERAL IN 2011 IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div&gt;          &lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link {  }&lt;/style&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="en-US"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;«&amp;nbsp;Il n’est que 11 heures et j’ai déjà mal au cœur&amp;nbsp;».  C’est la pensée qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai découvert, horrifiée et avec un peu de retard, ce qui s’était passé à Oslo le 25 juillet 2011. Les attentats de Norvège et leur origine m’ont noué l’estomac. J’avais la gorge serrée comme en relisant l’histoire de l’Allemagne, en arrivant au chapitre de l’accession d’Hitler au pouvoir, et en y voyant déjà se profiler les chambres à gaz de 1943. Comment ne pas trouver terrifiantes les allures d’antisémitisme du début du XXème siècle que revêt l’anti-islamisme de ce jeune fasciste de la vieille école, qui s’est vraisemblablement trompé de siècle&amp;nbsp;? Comment ne pas voir dans le génocide des musulmans qu’il  planifie pour 2083 des allures de «&amp;nbsp;solution finale&amp;nbsp;»&amp;nbsp;qui font froid dans le dos? Comment ne pas avoir l’impression désagréable que l’histoire se répète dans ses aspects les plus sombres?  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pour ma part, j’ai ressenti cette même angoisse anticipatrice, ce même effroi face à l’oracle de Cassandre, face à ce qu’on ne voit pas encore et qui, pourtant, va inéluctablement arriver. Cet acte fou – et pourtant inspiré par le plus grand pragmatisme, au regard du manifeste particulièrement structuré qui l’annonce et l’explique – laisse entrevoir les conséquences à moyen terme des politiques de plus en plus paranoïaques dont nous abreuvent quotidiennement nos politiciens. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Cet acte, qui relève encore – Dieu merci – de l’exception, n’a pourtant pas produit, en particulier chez les élites politiques de la droite européenne, un véritable effet de surprise et d’incompréhension. Je dirais même plus que c’était comme si ce meurtre de masse avait suscité franchement plus de rejet de par ses conséquences que de par ses motivations.  Si tant est que je doive prouver cette impression, il suffirait d’écouter le commentaire de M. Jacques Coutela, candidat du Front National aux cantonales de mars dans l'Yonne, ou même celle de Jean-Marie le Pen lui-même, sur le sujet. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: navy;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/31/aubry-condamne-les-propos-de-jean-marie-le-pen-sur-oslo_1554642_823448.html"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/31/aubry-condamne-les-propos-de-jean-marie-le-pen-sur-oslo_1554642_823448.html#ens_id=1554589&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Or, si l’on se doit de condamner sans hésitation ce massacre sadique qui reflète un mépris intolérable pour la vie humaine, il convient de se pencher de toute urgence sur les motifs de tant de cruauté, motifs qui ont toute l’apparence de la plus grande rationalité. Pardonnez mon impudence, de parler d’un manifeste de plus de 1500 pages dont je n’ai lu qu’un bref résumé, mais si j’ai bien compris le principe, ce double attentat avait pour objectif d’éveiller les consciences et de lancer un grand plan de lutte contre «&amp;nbsp;le génocide culturel européen&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;l’émasculation du mâle européen&amp;nbsp;», en combattant par TOUS les moyens «&amp;nbsp;l’islamisation et la féminisation de l’Europe&amp;nbsp;» . Force est de constater que ces objectifs résonnent à mes oreilles d’historienne comme d’effrayants rappels de l’idéologie fasciste dont on sait ce qu’elle a conduit certains hommes à faire à d’autres hommes au siècle dernier, portant un sérieux coup à l’idée qu’on se faisait de la notion d’humanité. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;D’aucuns diront que cette idéologie néo-fasciste n’est que le fait d’une très petite minorité, certes bruyante, mais qui ne reflète nullement l’opinion du plus grand nombre. Moi, je constate seulement que depuis 10 ans, les citoyens européens usent de leur droit de vote pour donner de plus en plus de poids politique aux extrêmes droites nationalistes, protectionnistes, corporatistes, et franchement un peu racistes. Je constate aussi que les droites libérales et démocrates européennes, derrière des sermons pro-européen et pro-mondialisation qu’elles vont dispenser de par le monde, adhèrent de plus en plus à ces idées de fermeture et d’isolationnisme et sont par exemple prêtes aujourd’hui à revenir sur les conditions de libre circulation des personnes au sein de l’espace Schengen. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je constate enfin l’atmosphère de défiance et de pessimisme qui ne cesse de s’aggraver depuis quelques années dans de nombreux pays européens, et les mesures stériles mais très symboliques que les gouvernements prennent pour apaiser les peurs qu’ils alimentent eux-mêmes chez leurs concitoyens.  J’en veux pour preuve l’attitude du gouvernement français, d'abord avec le discours de Genroble en 2010&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: navy;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/30/ce-que-nicolas-sarkozy-a-fait-du-discours-de-grenoble_1553877_823448.html"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/30/ce-que-nicolas-sarkozy-a-fait-du-discours-de-grenoble_1553877_823448.html&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; . Aujourd'hui, alors que l'UMP était arrivé au pouvoir avec un discours de lutte contre l’immigration illégale, le gourvernement annonce son intention de lutter contre l’immigration légale – conduisant par là-même – volontairement&amp;nbsp;? – à un amalgame extrêmement dangereux entre immigration et illégalité – par des mesures de limitation des emplois accessibles aux immigrés, au nom de la lutte contre le chômage. Or les visas de travail en France ne concernent que 20.000 personnes par an, le nombre d’emplois libérés par ses mesures chaque année sur l’ensemble du territoire français ne serait que de 10 à 12&amp;nbsp;000, tandis que le nombre de demandeurs d’emplois déclarés a depuis longtemps dépassé les 3 millions &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: navy;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201525732942-gueant-reduit-de-moitie-la-liste-des-metiers-ouverts-aux-etrangers-197734.php"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201525732942-gueant-reduit-de-moitie-la-liste-des-metiers-ouverts-aux-etrangers-197734.php&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt; Autant dire ce que ces mesures ont autant d’effet que de pisser dans un violon. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Alors pourquoi le gouvernement se donne-t-il la peine de les prendre et surtout de les médiatiser à ce point&amp;nbsp;? Vraisemblablement pour le symbole, pour le message qu’elles renvoient aux concitoyens et aux candidats à l’immigration: «&amp;nbsp;on ne veut plus d’immigrés chez nous&amp;nbsp;». Pourquoi&amp;nbsp;? Officiellement, pour donner de l’emploi aux français. Or vous avez constaté, comme moi, la profondeur de l’impact de ces mesures sur la lutte contre le chômage. Par ailleurs, permettez-moi de souligner ici l’incohérence idéologique de ces mesures, et par extension, du positionnement des deux grandes tendances politiques françaises en matière d’immigration. Explications&amp;nbsp;: alors que la théorie socialiste de la lutte contre le chômage passe par le partage de l’emploi disponible (voir les principes qui ont prévalu à la mise en place des 35 heures et qui justifient aujourd’hui une lutte acharnée contre les heures supplémentaires), la gauche française a bien du mal à se positionner sur une politique migratoire cohérente, autrement dit qui devrait limiter l’immigration par le travail pour éviter de voir plus de candidats à l’emploi se partager le même gâteau. De l’autre côté, la théorie libérale de la relance économique s’appuie sur le fait que le travail des uns génère du travail pour les autres et que la création d’emplois est exponentielle. C’est bien pour cela que la droite française devrait être aux avant-postes pour défendre l’immigration par le travail, puisque le travail des immigrés génère théoriquement  du travail pour les autres, y compris les français. Et pourtant …&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Alors encore une fois&amp;nbsp;: pourquoi ces mesures inutiles mais si chargées de sens&amp;nbsp;? Il semble qu’il s’agisse bien plus d’une tentative de préserver notre culture d’attaques imaginaires lancées par des ennemis extérieurs qui tenteraient par tous les moyens de nous atteindre de l’intérieur&amp;nbsp;– ce genre d’exercices ne vous rappelle rien&amp;nbsp;? Il suffit de se pencher sur le débat – aux relents de nationalisme du plus bas étage – sur la suppression de la bi-nationalité. Après avoir dit en passant que cette mesure irait à l’encontre totale de la tendance mondiale d’acceptation de la bi-nationalité, et ramènerait la France au niveau de pays en développement comme la Tanzanie en matière de politique de naturalisation, je veux aussi souligner l’aberration  du principe qui motive cette mesure&amp;nbsp;: on serait moins patriote en ayant deux nationalités&amp;nbsp;? M. Sarkozy aurait-il oublié d’où vient son père&amp;nbsp;? Et si moi, je veux prendre la nationalité burundaise pour pouvoir y travailler plus facilement et pour témoigner de mon attachement et de mon engagement au service de ce pays, devrais-je donc renoncer à ma nationalité française&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Vous voulez que je vous dise&amp;nbsp;? Je me suis toujours sentie très fière d’être française, fière de ma culture, de ma langue, de l’histoire de mon pays, de sa richesse politique et intellectuelle, de sa tradition d’accueil et de promotion des droits humains, etc. Pour moi, être française, c’est témoigner en paroles et en actes de ce que la France a de meilleur.  Ces derniers temps, je dois avouer que ça devient de plus en plus difficile d’en tirer une quelconque fierté … Vous croyez que je mérite qu’on me retire ma nationalité&amp;nbsp;pour cela, ou parce que je songe à prendre celle de mon pays d’adoption&amp;nbsp;?  Vous croyez que je suis victime de la dilution de ma culture&amp;nbsp;? De l’immigration, de l’islamisation, de la féminisation et du multiculturalisme&amp;nbsp;européens qui m’obscurcissent l’esprit? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Je finirai ce manifeste antifasciste et cet appel à l’humanisme et à l’apaisement social par une prière, que j’adresse à ceux qui nous dirigent&amp;nbsp;: rendez-moi à nouveau fière d’être française, d’être européenne&amp;nbsp;!! Cessez donc de prendre des mesures à la con qui nous coûtent cher, qui ne nous rapportent rien, qui créent un climat délétère de méfiance vis-à-vis de l’étranger – qui par ailleurs n’en est pas toujours un, même s’il en a l’air, hein – et sur lesquelles il faudra de toute façon revenir d’ici 10 ans pour rétablir l’équilibre démographique entre les non-actifs et les actifs qui vont payer pour leur retraite ou leur assurance chômage. Redonnez-donc à l’Europe en général et à la France en particulier, un vrai projet de société, cohérent avec les discours d’ouverture et d’intégration – humaines et économiques – qui ont animé la construction européenne et certains aspects de la mondialisation, cohérent de manière interne et surtout, qui laisse augurer un avenir paisible, rassurant et enthousiasmant&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;En vous remerciant, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Cordialement, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Liberation Serif,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Une citoyenne du monde en colère &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-7037417559606517071?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/7037417559606517071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/08/being-young-french-liberal-in-2011-in.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/7037417559606517071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/7037417559606517071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/08/being-young-french-liberal-in-2011-in.html' title='BEING A YOUNG FRENCH LIBERAL IN 2011 IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-6038142656481718290</id><published>2011-03-20T10:49:00.003-07:00</published><updated>2011-10-29T08:15:20.339-07:00</updated><title type='text'>TRAVELLING IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;          &lt;style type="text/css"&gt;p { margin-bottom: 0.21cm; }&lt;/style&gt;&lt;div align="CENTER" style="margin-bottom: 0cm;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Après avoir reçu plusieurs visites et surtout avoir assisté à une conférence passionnante sur les perspectives du tourisme au Burundi, me voilà devenue une vraie petite tour operator!! C'est pourquoi j'ai décidé de proposer ici un petit circuit d'une quinzaine de jour à des backpackers plus curieux que d'autres qui auraient envie de découvrir le Burundi à petits prix. Bien entendu, le circuit peut être inversé, et peut aussi inclure plus ou moins d'étapes. A vous de vous l'approprier&amp;nbsp;! PS&amp;nbsp;: l'auteur de ces lignes n'a évidemment aucune action dans les restaurants et hôtels qu'elle recommande!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 1&amp;nbsp;: BUJUMBURA &lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;AÉROPORT&amp;nbsp;: A l'heure où ce post est publié, un trajet aéroport-centre-ville coûte entre 15.000 et 20.000 BIF. Vous pouvez faire du change à l'aéroport, à condition de ne pas arriver à 2h du matin. Mais attention, le taux de change n'est pas toujours très intéressant. Si vous pouvez vous le permettre, autant aller faire du change en ville. A proximité du marché central, rue de l'Amitié, de nombreux bureaux de change sont à votre disposition. Le plus avantageux&amp;nbsp;: le Peace Exchange. ATTENTION&amp;nbsp;: n'acceptez jamais de changer votre argent auprès des changeurs à la sauvette qui pullulent aux abords du marché.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Penser à apporter un téléphone débloqué pour acheter une carte sim locale sur place. Il vous en coûtera 1.000 BIF et un séjour nettement simplifié. On vous conseille la compagnie Léo, dont le siège se situe place de l'indépendance, car elle dispose du réseau le plus étendu du pays.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;LOUER UNE VOITURE&amp;nbsp;: pour voyager au Burundi, 2 solutions, en fonction de vos moyens, de la durée de votre séjour et de votre seuil de tolérance à la promiscuité et aux attentes interminables. Vous pouvez choisir de voyager par les transports collectifs, très longs, qui ne vont pas partout – vous le verrez dans la suite – mais qui vous font immanquablement plonger dans l'atmosphère du pays et sont incontestablement moins cher. Si vous avez peu de temps, un peu d'argent et peu de patience, préférez la location d'un 4x4 avec chauffeur (indispensable), qui vous facilitera grandement le séjour. En revanche, il faut prévoir de doubler votre budget. Nous, on conseille l'agence LOVECO, qui loue une jeep 60.000 BIF par jour (chauffeur et ses frais inclus)+ l'essence (qui est actuellement à 2.000 BIF/le litre – soit un plein de la jeep à environ 180.000 BIF). Pour réserver, contactez Christian, le patron, au 79 921 283. Demandez Girafe comme chauffeur, il est extra et parfaitement francophone! &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour circuler dans Bujumbura, vous trouverez assez facilement des taxis en journée. Le soir, mieux vaut commander. Vous pouvez demander à votre chauffeur du jour son numéro, ou appeler Maurice au 78 57 03 85.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: La liste est longue, nous la raccourcissons donc&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;le  Saga Résidence, juste à côté du marché. Un hôtel très  central, donc forcément un peu bruyant, propre et abordable pour  les standards de Bujumbura (à partir de 30 USD la chambre double).  Le petit déjeuner n'est pas compris mais peut être pris sur place,  sur une petite terrasse couverte assez agréable. Réservation&amp;nbsp;:  (00257) 22 24 22 25 – (00257) 79 922 514&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  Pour les petits budgets, le Centre communautaire Guest House, avenue  de France, est aussi une solution&amp;nbsp;: 7.500 à 15.000 BIF la  chambre.   &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;La  solution médiane&amp;nbsp;: l'Hôtel Christmas Club, à côté de la  cathédrale et en face de la Documentation (les Renseignements). Les  chambres à 15.000 et 20.000 BIF sont simples mais confortables, le  cadre très agréable et la restauration fort appréciable et peu  coûteuse&amp;nbsp;! Pour réserver&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Times new roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;:  (00257) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;22  21 47 19&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;LAC - PLAGE&amp;nbsp;: Après sans doute une quinzaine d'heure d'avion, un petit repos s'impose. Vous pouvez prendre un taxi (2.500 BIF pour une course en ville, 4 à 5.000 BIF pour aller à la plage) pour vous rendre dans l'un des hôtels qui bordent le lac. Nous, on aime&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  le Safari Gate pour son charme romantique&amp;nbsp;: un hôtel sans  plage mais avec de petites tables intimistes qui bordent le lac.  Attention, à la tombée de la nuit, la vue imprenable sur le soleil  couchant vous vaudra sans aucun doute de terribles piqûres de  moustiques. Le week-end, le brunch à 4.500 BIF est une merveille&amp;nbsp;!!&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  Le Saga Plage pour ses concerts le WE&amp;nbsp;: tambourinaires  l'après-midi, souvent reggae à partir de 19h.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;L'Hôtel  Club du Lac Tanganyika: pour l'Histoire et pour les paillotes au  bord de la piscine. Une très bonne carte relativement abordable.  Attention, baignade dans la piscine payante!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  Le Bora Bora le dimanche&amp;nbsp;: pour son brunch à volonté à  10.000 BIF de 10h à 12h et son buffet-déjeuner à 15.000 BIF de  12h à 14h. Ici, la baignade dans la piscine est gratuite.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;PANORAMA&amp;nbsp;: si vous avez choisi le Burundi pour fuir le farniente de la Costa Brava, vous pouvez aussi commencer votre découverte de Bujumbura par une prise de vue exceptionnelle en allant savourer une Amstel fraîche (toujours le préciser, on a souvent de mauvaises surprises en la matière, les Burundais préférant la bière tiède) au Belvédère, un restaurant chic perché sur les hauteurs de la ville (Kiriri). Les prix à  la carte sont un peu prohibitifs, mais les plats et les vins font rêver (on peut bien se permettre un petit excès de temps en temps, au début ou à la fin du voyage!) et la bière reste abordable. Attention, les entrées sont très copieuses et le maître d'hôtel est un brin agressif dans sa manière de vendre, sachez dire non&amp;nbsp;! Autre lieu au panorama exceptionnel, pour aller prendre une bière seulement&amp;nbsp;: l'hôtel Sun Safari, en plein cœur de Rohero. Pour regarder les matchs de football, c'est aussi un endroit à recommander.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 2&amp;nbsp;: SAGA REICHA – RUMONGE&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour quitter Bujumbura en direction du Sud, il faut se rendre à la Gare du Sud, dans le quartier Kanyosha (3000 BIF depuis le centre-ville). Pour Reicha, en bus, comptez 2500 BIF&amp;nbsp;; pour Rumonge 3000 BIF&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;PLAGE&amp;nbsp;: la plage de Reicha est l'une des plus belles du pays. Préférez le Blue Bay Resort pour vous étendre lascivement sur les chaises longues en bambou et piquer une tête dans le lac. La restauration sur place est abordable (12-15.000 BIF pour un plat), les pizzas absolument délicieuses,  mais les chambres sont hors de prix (100 USD minimum!). En revanche, il existe une solution un peu plus économique&amp;nbsp;: les tentes sur la plage, tout équipées et plutôt confortables à 30.000 Bif par personne (et non par tente!). Cela étant, il est nettement plus intéressant financièrement de quitter la plage vers 17h30 pour aller passer la nuit à Rumonge. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: à Rumonge, l'Hôtel Tanganyika Lodge, situé aux abords du lac, offre des chambres de 10.000 à 30.000 BIF, et une restauration simple et pas chère à savourer dans une petit patio couvert fort agréable. Réservation&amp;nbsp;: 00257 77 017 766.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;RESTAURANT&amp;nbsp;: si vous ne le dégustez pas ici, autant ne le déguster nulle part&amp;nbsp;! Le Mukeke grillé est une spécialité du coin que vous pourrez goûter sans vous ruiner Chez David pour 5000 BIF. ATTENTION&amp;nbsp;: comme presque partout à l'intérieur du pays, le service est assez long. Après le dîner, n'oubliez pas d'aller faire un tour le long de la berge, vous aurez peut-être la chance d'observer un alignement de flammèches s'agitant sur le lac&amp;nbsp;: ce sont les pêcheurs s'attelant à leur tâche nocturne.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;MARCHÉ DE PÊCHEURS&amp;nbsp;: Rumonge ne ressemble à aucune autre ville du Burundi. Son marché de pêcheurs lui insuffle une animation unique, qu'il fait bon aller observer tôt le matin, au retour de la nuit de pêche&amp;nbsp;! Nez sensibles aux odeurs de poissons et oreilles facilement endolories par les cris des poissonnières, s'abstenir&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;VISITE DE FORÊT DE LA KIGWENA&amp;nbsp;: Une très jolie promenade de 2h dans un forêt pleine de charme, à la diversité végétale surprenante. ATTENTION&amp;nbsp;: les moustiques y sont particulièrement voraces, couvrez-vous les jambes. Il vous en coûtera 5.000 BIF par personne l'entrée + 5.000 par groupe pour le guide. Pour réserver, contactez Melchior au 79 90 80 35. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;VISITE DE LA FORÊT ET DES SOURCES THERMALES DE VYANDA&amp;nbsp;: Une promenade exceptionnelle mais sportive, à la recherche des rares chimpanzés qui demeurent au Burundi. Gervais, le garde-chasse, prétend en avoir dénombré 130&amp;nbsp;! Mais s'il est vrai qu'on observe aisément leurs nids, eux-même ne se laissent pas facilement approchés. Il est impératif de téléphoner deux jours avant pour que les pisteurs puissent repérer les familles. Des babouins sont aussi présents dans la réserve. Vous pourrez aussi profiter d'un panorama exceptionnel sur la côté du lac Tanganyika. Malheureusement, compte tenu de la faiblesse des moyens matériels et humains, il est très difficile d'empêcher les très nombreux trafiquants de bois de couper sauvagement les arbres, détruisant ainsi l'environnement. Après la forêt, Gervais vous guidera vers des sources d'eau chaude pleines de charme, dans lesquelles vous pourrez paisiblement vous délasser, à condition de ne pas trop craindre la chaleur&amp;nbsp;! Pour réserver, contacter Gervais au 79 830 870. Prix&amp;nbsp;: 5.000 Bif, 10.000 Bif si vous voyez les chimpanzés. N'oubliez pas le guide&amp;nbsp;!  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 3&amp;nbsp;: NYANZA LAC&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Après un petit tour dans Rumonge, un hiace (petit bus 18 places, dans lesquels on monte souvent à 24!) vous emmènera pour 2 à 3.000 BIF à la pointe sud du pays, à Nyanza Lac (Si vous venez directement de Buja, le trajet coûte 4.500 BIF). La route qui se déroule entre d'immenses palmeraies et le lac à l'horizon duquel les montagnes du Congo se dressent, colossales, est sublime. Vous pouvez aller jusqu'au village pour faire un petit tour, mais il vous en coûtera 1.000 BIF pour retourner sur vos pas, à quelques 8 km du centre-ville, afin d'atteindre le Saga Nyanza, un havre de paix et de tranquillité pour le voyageur épuisé par les incessants «&amp;nbsp;muzungu&amp;nbsp;» qui n'auront pas manqué d'accompagner son périple. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: les chambres, de 50 à 70.000 BIF (petit déjeuner non compris) sont un peu chères, c'est vrai, mais très agréables et le cadre, paradisiaque, calme et d'une charmante simplicité, vaut vraiment ce petit excès budgétaire. Vous pouvez aussi opter, lorsqu'elle est disponible, pour une tente plantée sur la plage dans laquelle on vous installe matelas et couvertures, pour 20.00 BIF la tente. Le menu est peu varié et cher mais très bon (Mukeke à 10.000 BIF&amp;nbsp;; Amstel à 2.200 BIF). De toute façon, pas d'autre possibilité de restauration à moins d'aller jusqu'à Nyanza Lac. Pour joindre le gérant, Rashid&amp;nbsp;: 00257 79 95 80 02&amp;nbsp;; et le maître d'hôtel, Tharcisse&amp;nbsp;: 00257 79 535 683. Il existe aussi un nouvel hôtel à Nyanza Lac même, au bord du lac, aux tarifs plus abordables (chambre à 20 .000 Bif). Vous pourrez vous renseigner en ville.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;GOMBE STREAM PARK&amp;nbsp;: Il est possible, à partir de l'hôtel, de louer un bâteau à moteur pour 300.000 BIF (dont 120.000 BIF pour le carburant), pour vous rendre, en 3h environ (mais je n'ai pas pu vérifier) en Tanzanie, au Gombe Stream Park, le célèbre lieu d'observation de chimpanzés dont Jane Goodall a fait la célébrité. Possibilité de faire faire un visa de transit (20 USD) à la frontière lacustre (ne pas oublier que pour quitter le Burundi et y revenir, il vous faut absolument un visa multiples entrées!). L'entrée du parc coûte 100 USD. Impossible de joindre les autorités du parc, mais il semblerait que des guides sont toujours à disposition des visiteurs. Partir très tôt le matin (6h), prévoir un pique-nique pour éviter de payer un prix exorbitant au restaurant du parc (et mieux vaut acheter ce pique-nique au village plutôt qu'à l'hôtel), et penser à rentrer avant la nuit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 3&amp;nbsp;: BURURI&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Attention, la route entre Nyanza Lac et Bururi n'est pas directe. Il faut prendre un bus pour remonter jusqu'à Rumonge (2.500 BIF), puis prendre un autre véhicule pour atteindre Bururi (2 à 3.000 BIF). Vous pouvez aussi descendre au croisement de la route pour Bururi (un peu avant Rumonge), mais vous risquez d'attendre un peu plus longtemps pour trouver un véhicule vide se rendant à Bururi.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;ROUTE&amp;nbsp;: à mon avis, l'une des plus belles du Burundi, au milieu de la réserve de Rumonge, avec une montée abrupte vers les collines de l'intérieur&amp;nbsp;! Gardez les yeux grands ouverts et n'hésitez pas à vous retourner dès que possible pour saisir la vue plongeante que les hauteurs offrent sur le lac. Au bout du chemin, la ville de Bururi apparaît, petit bourg dans un écrin de hautes collines boisées.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: l'Hôtel Phoenicia, situé tout près du marché et du parking, donc un peu bruyant, offre un hébergement bon marché (de 7.000 BIF la chambre simple à 12.000 la double) et une très bonne cuisine, copieuse, pas chère et vite servie (brochette à 2.500, ragoût à 4.000). Le petit truc&amp;nbsp;: préférez les chambres les plus éloignées de la rue pour fuir le bruit, et les chambres du rez-de-chaussée pour bénéficier d'une meilleure pression de l'eau dans la douche. Réservation&amp;nbsp;: 00257 79 943 216&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;RÉSERVE NATURELLE&amp;nbsp;: une marche sportive (ça monte sec!) s'impose pour parcourir cette réserve originale dans laquelle se succèdent des paysages de forêts diverses et variées, et où circulent entre les cimes quelques familles de cercopithèques (singes) que vous aurez peut-être la chance d'observer de près. L'entrée de la réserve coûte 5.000 BIF par personne. Ajoutez 5.000 BIF par groupe pour le guide. Contactez le directeur de la réserve Léonidas pour être sûr d'être attendu&amp;nbsp;: 00257 79 45 20 78. Ne vous attendez pas à une découverte de la forêt vierge, les habitants des villages environnants sillonnent la réserve pour aller et venir au marché, et aiment à se joindre aux groupes de marcheurs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Après une promenade d'environ 4h, une petite bière sur la terrasse de l'hôtel Moonlight est bien méritée.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 4&amp;nbsp;: BUTA – SOURCES THERMALES DE MUHWEZA&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;A partir de Bururi, à condition de trouver une voiture privée ou de privatiser un taxi à partir de Bururi (et ça risque de vous coûter un peu chère, l'offre étant assez restreinte), vous pouvez vous rendre jusqu'à Buta (sur la route de Makamba) pour 2.000 BIF. Le cadre est là-aussi magnifique, d'un calme presque divin!  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: La maison de passage du Monastère Sainte-Marie reine de paix vous accueillera pour 10 à 15.000 BIF la chambre (eau chaude au baquet). Le service est extraordinaire, la nourriture délicieuse et pas chère (4.500 BIF le repas – 2.500 BIF le petit déjeuner). Pour réserver, contactez le responsable: 00257 77 744 466.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;SANCTUAIRE DES MARTYRS DE LA FRATERNITÉ&amp;nbsp;: le site abrite un sanctuaire élevé à la mémoire de 50 séminaristes massacrés pendant la guerre pour ne pas avoir voulu se séparer selon leur appartenance ethnique. Le mémorial est simple et invite au recueillement. Juste à côté, vous pourrez vous promenez dans les bâtiments du séminaire. Vous pouvez éventuellement prévenir de votre arrivée&amp;nbsp;: 00237 77 758 602.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;SOURCES THERMALES DE MUHWEZA&amp;nbsp;: A quelques kilomètres de Buta par la piste, et à condition d'avoir un véhicule tout terrain, vous pourrez atteindre un bassin d'eau chaude dans lequel il fait bon se baigner, et faire une somptueuse promenade sur les collines qui vous mènera jusqu'à une charmante petite cascade à l'ombre de laquelle vous pourrez déguster votre pique-nique (vous pourrez le commander au monastère la veille). Le site est superbe, peu peuplé (ce qui est une vraie rareté dans ce pays!) sauf par les hommes qui se prélassent dans le bassin. Avant de piquer une tête, demandez à votre guide de s'assurer que votre baignade ne dérange pas. Pour vous guider et vous servir d'interprète, vous pouvez recourir aux services de Silidi, que se sera occupé de vous au Monastère&amp;nbsp;: 00257 79 412 108 &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 5&amp;nbsp;: RUTANA&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;A partir de Buta, cherchez un véhicule pour Makamba (3.000 BIF). A Makamba, prendre un autre véhicule pour Rutana (3.000 – 4.000 BIF).&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: Le Peace Lodge est un hôtel tout neuf, plein de charme, qui offre une vue imprenable sur les collines environnantes, qui dispose de l'eau chaude (une rareté qui mérite d'être précisée!) et d'une carte inhabituellement variée pour l'intérieur du pays (les pâtes aux champignons sont exquises!). Un salon avec télévision vous remettra aussi pour quelques minutes en contact avec le monde extérieur&amp;nbsp;! Comptez 13.000 BIF pour un chambre sans salle-de-bain, 17.000 BIF avec. Réservation&amp;nbsp;: 00257 79 575 025 ou 79 454 031&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;CHUTES DE LA KARERA – FAILLES DES ALLEMANDS&amp;nbsp;: Ne comptez pas vous rendre sur ses sites exceptionnels autrement qu'en voiture (la moto, on a essayé, et c'est vraiment épuisant. - mais si vous y tenez, comptez 20.000 BIF par moto). Étienne vous y conduira pour 50.000 BIF + le prix du carburant (environ 8 litres, soit 15.000 BIF). Vous pouvez le contacter au 00257 79 95 89 57. Chaque site vous coûtera 5.000 BIF par personne (frais d'entrée sur le site payable à l'INECN) + 2.000 BIF de taxe communale par voiture pour aller jusqu'aux chutes. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Nous, on conseille d'embarquer un pique-nique (aucune restauration sur place - attention, pas de marché tous les jours à Rutana, mais des boulangeries), de faire les deux heures de route qui vous séparent de la faille des allemands d'abord, et d'y rester déjeuner. Avant ou après le repas, rendez-vous à la 3ème faille, à 3 km de l'entrée du site, pour profiter d'un panorama unique sur la frontière burundo-tanzanienne. On se sent tout petit&amp;nbsp;! &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Puis en revenant vers Rutana, après une heure de route, vous bifurquerez vers les chutes de la Karera (à 1km du croisement). Une ballade tonique (escaliers escarpés à descendre, mais surtout à monter!) d'une trentaine de minutes vous permettra de voir l'essentiel des chutes du site. Prévoyez encore une heure pour retourner à Rutana.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 6 et 7&amp;nbsp;: GITEGA&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;De Rutana, prenez une voiture pour 3.000 BIF par personne. En 1h, vous atteindrez Gitega, l'ancienne capitale royale et le cœur historique du pays. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: Un peu à l'écart du centre-même de Gitega, vers la route de Karuzi, le motel Accolade offre des chambres à partir de 10.000 BIF et un service de restauration agréable. Réservation&amp;nbsp;: 00257 79 948 080. Si vous souhaitez un hôtel plus chic et plus près du centre, l'Hôtel Helena est fait pour vous. La restauration est de très bonne qualité mais les chambres sont chères. Vous l'aurez compris, l'offre hôtelière à Gitega reste mince.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;RESTAURANT&amp;nbsp;: Sur la route de Mushasha, le Pit-Fit offre une vue splendide sur la ville, surtout à la tombée de la nuit. Le menu y est varié et la cuisine délicieuse. Steaks et poissons pour 6.000 BIF. Le Cercle des évolués, au pied de l'arbre du centre du Burundi et désormais rattaché à l'Alliance française, offre aussi, dans un cadre culturel exceptionnel, une carte digne d'intérêt. Enfin, pour déguster des poissons délicieux et bon marché, rendez-vous à la Poissonnerie, à côté du marché, vous ne le regretterez pas&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;CENTRE-VILLE&amp;nbsp;: un petit tour dans le centre de Gitega vous en mettra plein la vue&amp;nbsp;! A partir de l'ancienne place des halles, devenue aujourd'hui un charmant petit jardin public, la rue principale qui part sur la gauche (si vous venez de la route de Bujumbura) vous conduira, entre quelques boutiques d'artisanat et les dernières vieilles maisons coloniales allemandes encore debout, vers l'arbre du centre du Burundi. A quelques mètres, vous pourrez aller jeter un œil aux manifestations culturelles de l'Alliance française et du Cercle. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;MARCHÉ&amp;nbsp;: le grand marché de Gitega, d'une formidable authenticité, et cependant bien organisé, vaut vraiment le détour. Le dimanche, vous y trouverez les célèbres paniers burundais (igiteke) fabriqués dans la région, que vous pourrez acheter à un prix défiant toute concurrence (3.000 à 6.000 BIF). Les familles Batwa des environs viennent aussi y vendre leurs pots.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;MUSHASHA&amp;nbsp;: c'est la colline religieuse. Vous y trouverez un couvent de sœurs visitandines qui fabriquent des biscuits tous plus délicieux les uns que les autres (1.500 à 2.500 BIF le paquet), un immense internat datant de l'époque colonial, et surtout la cathédrale de Gitega, un monument original, aux allures de maison en pain d'épices, aux superbes portes en bois sculpté et au Christ gigantesque dont les mains sont abritées par deux petites cages de verre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;LE MUSÉE NATIONAL&amp;nbsp;: c'est le seul véritable musée du Burundi. Ouvert jusqu'à 15h (en théorie, car le guide n'est en réalité jamais loin&amp;nbsp;! souvent dans le bar qui se trouve derrière le musée, hihi!). Vraiment, ce tout petit musée aux prétentions ethnographiques est un petit bijou. Il vous en coûtera un heure de visite, 2.000 BIF pour l'entrée et sans doute 1.000 BIF de plus pour offrir une petite bière au guide, qui fait tout autant partie du folklore que les objets exposés&amp;nbsp;! Même les muséophobes seront séduits&amp;nbsp;! Réservation (pour une visite hors des horaires d'ouverture)&amp;nbsp;: 00257 78 830 606.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;GISHORA – LES TAMBOURINAIRES DU BURUNDI&amp;nbsp;: devenus célèbres après leurs tournées en Europe, les tambourinaires de Gishora sont installés sur l'ancien site royal qui abrita quelques années durant le Mwezi Gisabo. Leur troupe est encore menée par un vieillard à l'énergie inépuisable (le père du guide du Musée!) qui répond au nom d'Anthime et que vous devrez avertir de votre visite au 00257 77 770 750. Comptez 50.000 BIF minimum par groupe pour la visite du site et une représentation (d'une qualité extraordinaire, ne la manquez pas!). Pour vous rendre sur le site, on vous recommande de faire appel à Godefroid qui, pour 15.000 BIF, vous servira de chauffeur et d'interprète&amp;nbsp;: 00257 79 96 76 61. Prévoir une demi-journée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 8 -9&amp;nbsp;: MUYINGA – PARC DE LA RUVUBU&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;A partir de Gitega, prendre la nouvelle route qui passe par Karusi jusqu'à Muyinga (6.000 BIF).Une fois n'est pas coutume, le voyage est de toute beauté&amp;nbsp;! &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;RÉSERVE NATURELLE&amp;nbsp;: C'est la réserve la plus fournie en animaux de tout le pays. On peut y observer des babouins, des hippopotames et même des buffles lors de la migration (en novembre). Mais pour voir ces animaux, il faut vous armer de patience et venir à la bonne saison. Sans quoi, vous vous contenterez des paysages exceptionnellement préservés de la forêt qui borde la rivière de la Ruvubu (qui tire son nom de son habitant le plus célèbre, l'hippopotame - «&amp;nbsp;umuvubu&amp;nbsp;» en kirundi). A Muyinga, il vous faudra à nouveau trouver une voiture tout terrain (information à venir) pour parcourir les 32 kilomètres qui séparent la ville de l'entrée du parc. Attention, la route est particulièrement mauvaise, et presque impraticable pendant la saison des pluies. Prévoyez 5.000 BIF par personne pour entrer dans la réserve, et 5.000 BIF par groupe pour le guide (par demi-journée). Pour prévenir de votre arrivée, contactez soit Sabiki au 00257 79 91 52 90, soit Sylvestre au 79 716 742, soit enfin Evariste au 77 748 919.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: Vous pouvez éventuellement loger à Muyinga, mais on vous le déconseille, la route pour se rendre à la réserve étant de très mauvaise qualité, vous multipliez les risques d'incidents (notamment les roues crevées). Il est possible de loger dans le parc à condition de prévoir toute la logistique (du sel pour le repas à la bougie pour la lumière le soir). En effet, les gardiens du parc tiennent un petit gîte dans lequel il y a de l'eau courante, mais pas d'électricité ni de cuisine (donc ni couverts ni fond de cuisine). C'est comme du camping sauf que vous n'avez pas besoin d'apporter votre tente! Cette absence de logistique est un peu contraignante, mais l'endroit vous laissera des souvenirs inoubliables. Comptez 7.000 BIF par personne (entrée de la réserve comprise). Pour réserver, adressez-vous aux gardiens de la réserve. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 10&amp;nbsp;: KIRUNDO&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;A Muyinga, prendre une voiture pour Kirundo (3.500 BIF). Vous emprunterez une des meilleures routes du Burundi par laquelle est longtemps passé la quasi-totalité du trafic en provenance de la Tanzanie vers Bujumbura. En arrivant à Kirundo, nous suggérons de prendre une moto pour vous rendre jusqu'à Kigozi, à une petite dizaine de kilomètres de la ville, dans la maison de passage tenue par les sœurs Bene Tereziya. Contactez Abdul&amp;nbsp;: 00257 79 97 21 02. On a négocié 12.000 BIF pour l'aller-retour Kirundo-Kigozi puis Kirundo-Rwihinda le lendemain.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;HÔTEL – LAC COHOHA&amp;nbsp;:  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Le cadre  de Kigozi est absolument magique, avec une vue imprenable sur le lac et une terrasse sur pilotis où boire un verre au-dessus des eaux&amp;nbsp;! Les frangipaniers qui bordent la terrasse de l'hôtel abritent une incroyable variété d'oiseaux multicolores, bref, un autre petit coin de paradis. Comptez 12.000 Bif pour la chambre double dans le bâtiment principal. Les chambres en bungalows, toute neuve, vous coûteront de 20.000 à 30.000 Bif. Attention, pas d'eau courante, douche au baquet donc, et aucune prise électrique dans les chambres. Mieux vaut avertir les sœurs de votre venue pour qu'elles préparent la nourriture au 76 430 383. Un plat vous coûtera environ 6.000 BIF et le petit déjeuner 2.500 BIF. Avec un peu de chance, vous pourrez vous payez le luxe (14.000 BIF la bouteille quand même!) de déguster de la Folle du Monastère, un vin mousseux d'ananas fabriqué dans la province, un délice&amp;nbsp;! Mais il n'y en pas toujours&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;N'hésitez pas à faire une petite promenade autour du lac pour découvrir la campagne environnante. Attention tout de même aux âmes sensibles, vous êtes dans la province la plus pauvre du pays, et ça se voit. La promenade en barque n'est vraiment pas indispensable.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;LAC AUX OISEAUX – RWIHINDA&amp;nbsp;: Réservez plutôt cette ballade en barque pour le lac aux oiseaux. Comptez 30 à 45 min à partir de Kigozi en moto. L'heure -heure et demi de ballade vous reviendra à entre 1.500 à 3.000 BIF en fonction du pêcheur que vous trouverez pour vous emmener. Le lac regorge d'oiseaux de toutes sortes et aux abords de la grande île qui flotte sur l'eau, on a un peu l'impression d'arriver dans la forêt amazonienne (toute proportion gardée bien sûr!). Martin-pêcheurs, pélicans, aigles pêcheurs, hérons et autres réjouirons les ornithologues amateurs, tandis que les pêcheurs à l'œuvre sur le lac enchanterons les photographes de tout poil. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;RESTAURANT&amp;nbsp;: à Kirundo, avant de reprendre la route, faites un petit détour par le grand hôtel Rama, à côté du marché – qui vaut aussi le détour – où vous adorerez le poisson aux légumes au four (pour 2 personnes) à un prix défiant toute concurrence!  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 11&amp;nbsp;: NGOZI&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;A partir de Kirundo, comptez 3.500 BIF pour un taxi (ou un bus, mais plus rare). Attention, les taxis sur ce trajet sont souvent surchargés, de marchandises comme d'hommes&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: l'offre hôtelière est la seconde la plus diversifiée après Bujumbura. Vous trouverez moult petits et grands hôtels pour vous loger et vous nourrir. Le Safari propose des chambres récemment rénovées pour 10.000 BIF, à deux pas du centre-ville, dans une rue riche en restaurants et cabarets. Si vous avez un budget un peu plus large, on vous conseille le Kigobe, un peu plus loin du centre, vers le quartier de la Ferme. L'hôtel propose des chambres très bien agencées avec télévision et eau chaude à partir de 20.000 BIF. Il offre aussi un accès gratuit à internet grâce au wifi. Enfin, le Belvédère dispose aussi de chambres à 20.000 BIF avec une vue exceptionnelle et d'une piscine&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;RESTAURANTS&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  le Kigobe offre aussi une très bonne carte, avec des sangalas à  partir de 10.000 BIF et des croques monsieurs pour 2.500 BIF, que  vous dégusterez dans un somptueux jardin fleuri.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Vous  pouvez aussi vous offrir une bière au bord de la piscine, à  l'hôtel Belvédère – qui propose des lasagnes, de la mousse au  chocolat et la meilleure brochette de poulet que vous dégusterez  ici&amp;nbsp;! pour seulement 8.000 BIF&amp;nbsp;! Le cadre est vraiment  très agréable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;juste  à côté, le Safari – sans doute le bar-restaurant le plus  populaire de Ngozi, qui appartient au gouverneur – est doté d'un  billard &lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;sur  la terrasse du Camugani (prononcez [Tchamugani]), en descendant sur  la route de Gitega, vous découvrirez une vue exceptionnelle sur la  vallée&amp;nbsp;! Évitez le restaurant, sauf pour le petit-déjeuner  qui est fort agréable, la vue ne vaut tout de même pas  l'interminable attente et la cuisine somme toute assez banale. &lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  Le Kazias, en ville, offre un adorable petit jardin dans  l'arrière-cour, des prix imbattables et une cuisine assez bonne.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  Le Grillon, qui dispose d'une terrasse à l'arrière du restaurant,  propose probablement le meilleur rapport qualité-prix de la ville&amp;nbsp;:  la brochette de saucisson, le râgout et le poulet y sont vraiment  exquis!&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  Enfin, pour le soir, la Moda, seule discothèque de la ville, offre  un restaurant en extérieur très agréable, une très bonne carte  (similaire à celle du Kigobe, mais avec de délicieuses pizzas au  four à bois en plus) et à 23h, la boîte de nuit ouvre ses portes.  Attendez plutôt vers 12h-1h du matin pour voir l'endroit se peupler  d'étudiants avides de se déhancher. Si vous n'avez pas dîné au  restaurant, comptez 2.000 BIF pour vous acquitter des droits  d'entrée de la discothèque.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;CENTRE-VILLE&amp;nbsp;: Ngozi est la 3ème ville du pays et l'un de ses gros pôles commerciaux. Le marché est actuellement en cours de réhabilitation, et la fin des travaux est prévue pour juillet 2011, mais le résultat promet déjà d'être impressionnant. Ngozi est une ville nouvelle, qui a émergé grâce à l'installation de l'université, c'est pourquoi on n'y trouve aucun vestige d'une installation urbaine coloniale comme à Gitega. Cependant, l'endroit est très vivant et donne un excellent aperçu de l'intensité de la vie commerciale dans un centre à la lisère entre urbanité et ruralité.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;UNIVERSITÉ&amp;nbsp;: Créée en 1999, l'Université de Ngozi fut la première université construite à l'intérieur du pays, et reste encore aujourd'hui le seul établissement de cette envergure hors de Bujumbura. Les bâtiments sont modestes mais la vie estudiantine bat son plein, animée par des étudiants de tout le pays ainsi que des pays voisins. La vue de l'université est pleine charme.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;VYERWA - BUYE&amp;nbsp;: A quelques kilomètres de Ngozi, sur la route de Buye, allez donc faire un tour dans ce petit village devenue la capitale du fromage au Burundi, avec ses deux fromageries que vous pourrez visiter très facilement en semaine entre 8h et 17h. Vous pouvez contacter Ferdinand pour le prévenir de votre visite&amp;nbsp;: 00257 77 709 108. Vous pouvez pousser jusqu'à BUYE, le village où est né le Président, et ça se voit&amp;nbsp;: on y trouve des installations sportives d'un faste inattendu dans une zone si reculée!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;MIVO&amp;nbsp;: De l'autre côté de la ville, vers le sud, vous pouvez vous rendre au petit village de Mivo, par une superbe mais sportive ballade entre monts et vallées. L'endroit est réputé pour ses exquises brochettes, ses beignets non moins délicieux et surtout son hôpital exceptionnellement bien entretenu pour le pays. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;BURASIRA&amp;nbsp;: à 1h de Ngozi sur la route de Gitega, le grand séminaire de Burasira, perdu au milieu des collines, est devenu célèbre grâce à sa production de Bourasine, un eau de vie à l'ananas qui décape comme la vieille prune de ma grand-mère&amp;nbsp;! Buvez-là fraîche, ça passe mieux&amp;nbsp;! Vous pouvez dormir sur place (demandez la grande chambre) pour moins de 10.000 BIF. Pas de restauration spécifique, les repas sont pris en commun avec les séminaristes, mais un peu à l'écart! De très belles ballades à faire!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;LES PLANTATIONS DE CAFÉ&amp;nbsp;: vous ne pouvez pas les rater, elles sont partout, autour et dans la ville. Une promenade aux environs de la ville à flanc de collines vous en donnera un excellent aperçu. Vous pourrez aussi les admirer le long de la route qui va de Ngozi à Kayanza.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 12&amp;nbsp;: RWEGURA&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;A partir de Ngozi, vous trouverez une voiture directe qui vous amènera au complexe théicole de Rwegura pour 7.000 BIF par personne. Vous pouvez aussi contacter directement David au 00257 79 750 309. Si vous souhaitez payer un peu moins cher, vous pouvez aussi prendre un bus pour Kayanza (1.500 à 2.000 BIF) puis sur place, prendre une voiture ou une moto en direction de Rwegura (2.500 à 4.000 BIF). La route jusqu'au village est goudronnée, puis pour atteindre le complexe de l'Office du thé du Burundi, vous devrez emprunter une petite piste  qui monte sur la droite sur environ 2 km. Attention, à partir de l'OTB, aucun transport collectif&amp;nbsp;: soit vous prenez le numéro de votre chauffeur à l'aller (et vérifiez que c'est bien le bon!), soit vous descendez jusqu'à la route goudronnée et vous attendez un lift (= grand concept du déplacement au Burundi, qui correspond à faire du stop!)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: Il existe un petit gîte à proximité de l'usine, duquel on peut admirer un panorama exceptionnel sur les plantations de thé et le lac de rétention de la première centrale électrique du pays. Pour réserver, adressez-vous au gérant de l'OTB. Attention&amp;nbsp;: toute la nourriture (jusqu'à l'huile et au sel) est à prévoir, ainsi que l'eau potable. La cuisine est entièrement équipée (cuisinière, casseroles et vaisselle) et il est possible d'aller acheter quelques bières au mess de l'OTB à partir de 18h30. N'hésitez pas à demander au gardien de vous allumer un feu dans la cheminée (par ce qu'il fait vraiment très froid là-haut, surtout la nuit!). Une baignoire mais pas d'eau chaude. 3 chambres disponibles, pour 10.000 Bif chacune.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Pour plus de confort et de sécurité, vous pouvez aussi loger à Kayanza, à l'Auberge de Kayanza, qui offre des chambres confortables entre 8.000 et 15.000 BIF, ainsi qu'une restauration de qualité sur une agréable terrasse avec une superbe vue sur la ville, autour de 9.000 BIF le repas. Réservation&amp;nbsp;: (00257) &lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;22 30 55 79&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;PLANTATIONS DE THÉ&amp;nbsp;: elles cernent le gîte de toutes parts et forment un paysage exquis dont l'horizon plonge dans la forêt de la Kibira. Allez donc vous y promener, jusqu'aux abords du lac de rétention, vous ne le regretterez pas&amp;nbsp;!  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;LAC DE RÉTENTION ET CENTRALE ÉLECTRIQUE DE RWEGURA&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;span style="text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman,serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;La plus importante du Burundi, elle alimente une grande partie de Bujumbura. La visite vaut le déplacement, mais il vous faut une autorisation préalable de la REGIDESO&amp;nbsp;! Contactez Côme&amp;nbsp;: (00257) 78 150 063&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;JOUR 13&amp;nbsp;: BANGA&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Sur la route qui vous ramènera de Kayanza à Bujumbura, on vous conseille une pause nature à Banga, un vrai petit coin de paradis où vous pourrez vous promenez sur les collines dans un paysage aux vues toutes plus exceptionnelles les unes que les autres – une promenade d'une heure et demi – deux heures autour du site entre autres. Comptez 1.500 à 2.000 BIF en minibus à partir de Kayanza.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;HÔTEL-RESTAURANT&amp;nbsp;: une seule option mais vous ne le regretterez pas&amp;nbsp;: la maison d'accueil tenue par les Bene Tereziya. La chambres doubles à 7.000 BIF et simples à 5.000 sont bien tenues et agréables. Vous avez le choix entre les petites maisons en haut de la colline ou l'hôtel tout neuf à côté du restaurant. Le menu est basique mais la cuisine est absolument exquise&amp;nbsp;! Le ragoût de chèvre et le poulet sont d'une rare tendresse, le pain est fabriqué sur place et la terrasse non couverte au petit déjeuner vous laissera une délicieuse saveur de restaurant d'altitude, sans l'addition salée&amp;nbsp;! Pour réserver, appelez soit Salvator au&amp;nbsp;: 00257 77 878 529, soit Deus au 00257 77 762 330.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;14-15- 16&amp;nbsp;: BUJUMBURA&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Vous pourrez terminer votre tour du pays par Bujumbura, que vous atteindrez pour 2.500 À 3.000 BIF à partir de Banga. Sur la route, jetez un œil à Bugarama sur tous ces vendeurs de légumes qui exhibent des produits d'une variété inédite, des fraises aux cèpes, cultivés dans la région pour approvisionner les fines bouches de la capitale&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;HÔTEL&amp;nbsp;: voire le premier jour.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;RESTAURANTS&amp;nbsp;: une diversité de table incroyable, qui régalera les plus difficiles. La prudence n'est pas de mise en ce qui concerne les salades, l'eau du robinet est potable à Bujumbura. En revanche, presque partout (sauf à la Pétanque), soyez vigilant sur la cuisson de la viande.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Nous, on aime&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;le  Cercle Universitaire pour ses délicieuses brochettes accompagnées  à 3.500 BIF dans une ambiance authentiquement burundaise.  Attention, vérifiez l'addition avant de payer&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  le Botanika pour sa position centrale non loin du marché, sa  cuisine exquise et abordable, et son charmant petit jardin;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  le Pasta Comedia pour une cuisine italienne exceptionnelle, même si  un peu chère. Le patron est extrêmement accueillant.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;le  Tandoor pour sa sublime cuisine indienne (à l'indienne, avec une  carte à rallonge, et chose rare ici, ils ont tout!), dans un décor  ultra kitch mais infiniment agréable et reposant&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  le Fantasia, aussi en centre-ville, à côté de la place de  l''Indépendance, pour son patio plein de charme et ses pizzas 3  fromages à 12.000 BIF à couper le souffle&amp;nbsp;! Attention, ferme  tôt le soir.   &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;  la Grande Muraille, pour sa cuisine chinoise, avec mention spéciale  pour son porc flambé à tomber à par terre&amp;nbsp;! Un cadre très  agréable, le mérite de servir à toute heure, et des prix plus  qu'abordables pour la capitale.   &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;le  Péché Mignon, pour sa situation en plein centre en face du Cercle  universitaire, son exquise cuisine dans un cadre plein de charme et  pour un prix raisonnable. Parfait pour un dîner intime (&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Chez  Michel, pour sa cuisine française et internationale exceptionnelle,  notamment un tartare de bœuf digne des meilleures brasseries  parisiennes, excessivement bien servi et que vous pouvez déguster  sans crainte&amp;nbsp;! Le cadre est  agréable même si un peu crispé.  On n'y rencontre presque que des expatriés et les prix sont  relativement élevés. &lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;une  mention spéciale pour La Reine, un cabaret situé en face de la  RTNB (Radio Télévision Nationales du Burundi)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;LE MUSÉE VIVANT&amp;nbsp;: Il n'a de musée que le nom, il s'agit plutôt d'un micro-zoo dédié aux reptiles (serpents et crocos), avec quand même un chimpanzé et un léopard. Vaut le détour juste pour voir le guide entrer dans l'enclos d'un crocodile gigantesque et le provoquer avec un bâton pour lui faire ouvrir la gueule. Même en restant hors de danger, on est beaucoup plus paniqué que le guide&amp;nbsp;! A côté du musée, s'est développé un parc culturel, avec un amphithéâtre pour les spectacles et des boutiques d'artisanat qui méritent un coup d'œil. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;L'institut français du Burundi&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;: des expositions temporaires, des concerts, des spectacles et des conférences, qui s'achèveront dans un charmant restaurant en plein air. L'ancien Centre culturel français offre un panel d'activités de qualité, n'hésitez pas à aller y faire un tour un soir. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;L'UNIVERSITÉ ET SON CAMPUS&amp;nbsp;: Jusqu'à la fin des années 1990 et la création de l'Université de Ngozi, l'Université du Burundi était l'unique établissement du genre dans le pays. Pendant la crise, le campus n'a pas été épargné par les massacres inter-ethniques. Depuis la fin de la guerre, si l'Université n'a pas encore retrouvé son prestige d'antan, en particulier en raison des grèves incessantes qui en paralysent le fonctionnement, elle reste malgré tout la plus aboutie du Burundi et son campus, doté d'une piscine et juché sur les hauteurs de la ville, vaut le détour. Une belle promenade pour y monter. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;LE MARCHÉ CENTRAL&amp;nbsp;: incontournable&amp;nbsp;! On y trouve tout ou presque&amp;nbsp;! Les frippeuses, à vos portes-monnaies, c'est l'endroit idéal pour trouver chaussures et vêtements de seconde main à des prix défiant toute concurrence. Attention à vos objets de valeur, surtout dans les poches, les enfants ont les mains baladeuses. Âmes sensibles, évitez l'allée centrale, c'est un peu le Cour des miracles et la première fois qu'un petit enfant sans bras ni jambe vous agrippe le genou, ça fait un drôle d'effet. Côté fruits et légumes, l'ambiance est surchauffée, parfois un peu oppressante. Dernier conseil&amp;nbsp;: abandonnez l'idée de prendre des photos, les derniers qui s'y sont frottés se sont fait vertement insulter. &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;LE MARCHÉ CONGOLAIS ET LE MARCHÉ DE LA MAISON FLEURIE&amp;nbsp;: le premier regorge de petits trésors pillés au Congo voisin et d'autres merveilles (dont des jeux d'échec en malachite!), c'est un paradis pour les chineurs. Faites un tour d'abord pour évaluer l'offre, négociez ensuite, et n'hésitez pas à commencer toujours (ou presque) à un tiers du prix proposé pour finalement payer la moitié (et même là, vous vous serez fait un peu avoir, mais c'est le jeu!). Le second propose une grande variété de paniers, bijoux, calebasses, etc. Il est plus difficile d'y négocier mais le choix de petites bricoles est plus varié.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;LA COOPÉRATIVE MUTOYI&amp;nbsp;(boutique Kamenge): on y trouve de tout&amp;nbsp;! Du poulet grillé aux paniers typiques du Burundi, vous pourrez y faire vos derniers achats, avec des prix affichés, moins élevés qu'à l'Office du tourisme, en dégustant leurs sublimes glaces, qu'on vous recommande de goûter sans aucune restriction sanitaire&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;LA COOPÉRATIVE DE FEMMES DE MUSAGA + LA BOUTIQUE AMAHORO&amp;nbsp;: deux hauts lieux de la mode burundaise&amp;nbsp;! Plus sérieusement, deux structures qui valorisent le travail de femmes vulnérables en leur apprenant la peinture sur tissu et la couture. On y trouve des choses vraiment supberbes et originales&amp;nbsp;! C'est plus cher qu'ailleurs mais en même temps, on ne trouve rien de tel ailleurs, et c'est pour la bonne cause&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;LA BOUTIQUE D'IVOIRE NATUREL&amp;nbsp;: incroyable cette petite boutique improbable qui se cache tout au fond d'une maison sur la parcelle de l'Association germano-burundaise, en face de l'INSS. La rwandaise qui dessine ces bijoux est infiniment chaleureuse&amp;nbsp;! Elle vous accueille littéralement chez elle, puisque que pour atteindre la salle d'exposition, vous traversez la cuisine et le salon. Au-delà du cadre folklorique, la marchandise est exceptionnelle&amp;nbsp;! Ici, on fabrique des bijoux à partir du noyau du fruit d'un palmier endémique du Burundi, qui a le blancheur et la texture de l'ivoire. Malheureusement, alors qu'autrefois les éléphants assuraient la dissémination de ce palmier, leur disparition entraînera peut-être celle de l'arbre. Alors dépêchez-vous de venir acheter&amp;nbsp;! Là aussi, c'est un peu cher, mais c'est bon pour l'environnement et c'est beau!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;CONSEILS AUX VOYAGEURS&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Certaines qualités sont indispensables pour voyager dans ce pays au développement touristique encore embryonnaire, au premier chef desquelles la PATIENCE&amp;nbsp;! L'obstacle de la langue et la naturel «&amp;nbsp;peu stressé&amp;nbsp;» des Burundais créent parfois des situations grotesques qu'il vaut mieux prendre du bon côté&amp;nbsp;! L'attente au restaurant est souvent interminable, les minibus prennent parfois une heure pour se remplir avant de quitter le parking, les coupures d'eau et d'électricité sont  monnaie courante, les Burundais ignorent le concept de queue et c'est alors la loi du plus fort qui s'impose, vos arrêts sur la route provoqueront sans nul doute des attroupements de gens éberlués, de toutes les générations, qui vous fixeront sans gêne, etc. Dans ces cas-là, inutile de rager, ça ne vous avancera à rien, et ça risque même de choquer vous interlocuteurs qui ne sont nullement habitués aux démonstrations d'émotions fortes.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Faites comme les Burundais eux-même&amp;nbsp;: oser&amp;nbsp;!! C'est ici le mot d'ordre: «&amp;nbsp;sur un malentendu, ça peut toujours marcher&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Ne vous étonnez donc pas que certains commerçants vous proposent 10 fois le prix réel pour un beignet, ou que les enfants de la rue vous mendient directement 1.000 BIF, eux ne s'offusqueront pas si vous leur répondez «&amp;nbsp;oya&amp;nbsp;» (non) ou mieux encore «&amp;nbsp;ejo&amp;nbsp;» (prononcez [edjo]) (on verra demain!). &lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;A votre tour, n'hésitez pas à demander: un lift s'il pleut ou s'il fait nuit, votre chemin si vous êtes perdus (il le faudra de toute façon, en raison de l'absence presque totale de panneaux de signalisation et de noms de rue), à faire réchauffer votre brochette ou rafraîchir votre bière, etc. Les Burundais sont des gens infiniment accueillants, et heureusement pas toujours intéressés&amp;nbsp;! Laissez-vous approcher, vous ne le regretterez pas&amp;nbsp;! Et à lancer un «&amp;nbsp;Amahoro&amp;nbsp;» («&amp;nbsp;bonjour&amp;nbsp;», littéralement «&amp;nbsp;la paix&amp;nbsp;»), l'effet est garanti: vos interlocuteurs ne manqueront pas d'éclater de rire en vous entendant parler kirundi&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Enfin, niveau hygiène et santé, nous le répétons, l'eau n'est pas un problème au Burundi, même si on recommande de ne boire l'eau du robinet qu'à Bujumbura. Ne vous privez donc pas des délicieux légumes crus que le Burundi fait si facilement pousser. En parlant d'eau, ne comptez pas sur l'eau chaude dans les hôtels: même si elle est annoncée: elle est souvent indisponible en raison de la mauvaise pression. A Bujumbura, ça ne fait rien, mais dans les collines où il fait parfois franchement froid, c'est dur! Quant au paludisme, il n'est vraiment à craindre qu'aux abords des lacs (notamment à Bujumbura) mais les moustiques sont peu nombreux en altitude (c'est-à-dire dans presque tout l'intérieur du pays).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-weight: normal;"&gt;Dernier conseil&amp;nbsp;: la saison des pluies au Burundi, celle où il ne faut PAS venir parce que vous risquez de vous ennuyer ferme, va de mi-février à fin mai environ. Il pleut pas mal aussi entre septembre et fin novembre. Le reste de l'année, le climat est très plaisant!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-6038142656481718290?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/6038142656481718290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/03/travelling-in-burundi.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6038142656481718290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6038142656481718290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/03/travelling-in-burundi.html' title='TRAVELLING IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-5400865439426296300</id><published>2011-03-08T06:38:00.001-08:00</published><updated>2011-03-20T10:40:23.521-07:00</updated><title type='text'>WHAT IS FREE IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	 	&lt;style type="text/css"&gt;	&lt;!--		@page { margin: 2cm }		P { margin-bottom: 0.21cm }	--&gt;	&lt;/style&gt;   &lt;br /&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Le gouvernement burundais a lancé en 2005 une grande initative dans le domaine de la santé maternelle et infantile ainsi que dans l'éducation primaire&amp;nbsp;: la gratuité. Une riche idée à première vue, dans un pays gravement appauvri, tant économiquement qu'humainement, par la crise de 1993. Ainsi donc, depuis 2005 au Burundi, les femmes enceintes accouchent gratuitement et leur progéniture bénéficie de soins gratuits jusqu'à l'âge de 5 ans. De même, après quelques années, ces adorables petits pourront aller à l'école primaire gratuitement.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Oui, une riche idée à première vue... mais seulement à première vue. La noble intention du gouvernement burundais, qui rentrait parfaitement dans le cadre des Objectifs du millénaire fixés par les Nations unies (dont l'éducation pour tous et la réduction de la mortalité infantile), s'est vite transformée en course contre la montre pour adapter les infrastuctures d'enseignement et de santé dévastées par la guerre à cette vague immense de nouveaux bénéficiaires, une course perdue d'avance dans les faits.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Si l'on commence par l'éducation, il faut rappeler que jusqu'en 1993, le taux net de scolarisation au Burundi dépassait à peine les 50% d'une classe d'âge et n'a sans doute pas augmenté durant la crise. Aujourd'hui, le même indicateur atteint presque les 100% (94,1% en 2010), mais à quel prix&amp;nbsp;? Un enseignant qualifié pour en moyenne 60 élèves (et jusqu'à 80 dans le Nord du pays), une salle de classe pour 80, un manuel pour 3 en moeynne, un recrutement massif d'enseignants, toujours moins bien rémunérés. Du coup, des grèves continuelles&amp;nbsp;: pour l'année scolaire 2009-2010, plus de 3 mois de grève ont été enregistrés, au détriment des élèves bien sûr, qui ont dû terminer l'année et passer leurs examens lors des vacances d'été. L'impact du malaise des plus grands sur les plus petits s'est pleinement révélé le jour où des élèves d'une école publique se sont postés devant une école privée pour empêcher les élèves d'y aller étudier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;si nous ne pouvons pas étudier, pourquoi eux le pourrait-il?&amp;nbsp;». Au final, si 95% d'une classe d'âge est aujourd'hui scolarisé, moins de 50% des élèves terminent le cycle primaire...&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Il est donc clair que la politique du chiffre dans l'enseignement primaire a de fait relégué la question de la qualité au second plan&amp;nbsp;; et il est à craindre que les réformes pour changer cela ne sont pas pour demain. Pourtant, ce ne sont pas les défis qui manquent, et au premier chef, celui des langues. Les enfants qui commencent l'école primaire en kirundi sont vite amenés (lors de la 4ème année de primaire) à suivre leurs cours en français. En attendant, ils apprennent le&amp;nbsp; français en seconde langue dès la première année de primaire, en même temps&amp;nbsp; que l'anglais et le swahili!! Une telle surcharge linguistique explique qu'on rencontre souvent des élèves qui, jusqu'au seuil de l'université, parlent très mal tant l'anglais que le français (qui est pourtant la langue privilégiée de l'enseignement!)  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Quant à la santé maternelle et infantile, elle n'est pas en reste. Le très faible nombre de médecin par habitants au Burundi ( 0,28 pour 1000 habitants) rend très difficile la mise en oeuvre de la gratuité de l'accouchement dans un pays où le taux de fécondité frôle encore les 5 enfants par femme. Les services de maternité voient défiler des dizaines de femmes par jour qui, après de longues heures d'attente dans les couloirs bondés de l'hôpital, atteignent enfin la salle de travail où elles sont vite accouchées et d'où elles sont aussi vite sorties. Une femme qui accouche reste en moyenne 3 à 4 heures à l'hôpital, et est renvoyée chez elle presqu'immédiatement, sans aucun assistance maternelle ni conseils sur la prise en charge sanitaire du nouveau-né. De ce fait, si la gratuité de l'accouchement a sans conteste fait drastiquement baisser la mortalité des mères en couche, elle a par ailleurs contribué à accroître considérablement le taux de mortalité infantile, les mères étant bien moins bien accompagnées dans les premières heures de la vie de leur enfant. De plus, la précipitation du personnel soignant donne souvent lieu à des accidents plus ou moins graves, allant d'une mauvaise suture à l'oubli d'un scalpel dans l'utérus d'une maman fraîchement accouchée. Certains disent même que ces accidents ne sont pas le fait du hasard mais la conséquence du refus des parents de graisser la patte du médecin pour qu'il fasse correctement son travail. Rumeur...&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Enfin, en matière de soins pédiatriques, peu d'informations me sont parvenues, sinon celle que l'accès géographique à l'hôpital n'est pas toujours aisé pour les ruraux. Une anecdote cependant, qui montre que si un enfant peut être soigné&amp;nbsp; aux frais du contribuable à l'hôpital, il ne peut y mourir gratuitement&amp;nbsp;: le petit-fils de mon gardien est décédé au bout de quatre jours, à l'hôpital, qui a demandé à la mère  la coquette somme de 12.000 BIF (pour vous donner un ordre d'idée, mon gardien qui travaille jour et nuit sans congé à la maison gagne 55.000 BIF), finalement ramenée à 3.000, pour récupérer le corps de l'enfant. Sachant que l'hôpital de Ngozi ne dispose pas de morgue, le corps aurait fini «&amp;nbsp;à la poubelle&amp;nbsp;» si sa famille n'avait pas finalement réussi à le récupérer pour lui donner une sépulture descente. Les limites du système tombent parfois dans le sordide ...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-5400865439426296300?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/5400865439426296300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/03/what-is-free-in-burundi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5400865439426296300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5400865439426296300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2011/03/what-is-free-in-burundi.html' title='WHAT IS FREE IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-9163061707680304216</id><published>2010-10-29T03:01:00.001-07:00</published><updated>2010-10-29T03:01:42.675-07:00</updated><title type='text'>BEING TWA, HUTU OR TUTSI IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="CONTENT-TYPE"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta content="OpenOffice.org 3.2  (Linux)" name="GENERATOR"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt;	&lt;!--		@page { margin: 2cm }		P { margin-bottom: 0.21cm }	--&gt;&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;En vertu des accords d'Arusha et depuis la fin de la crise, toute référence à l'éthnie est interdite en politique au Burundi. Bien sûr, les grands partis historiques (UPRONA – ancien parti unique tutsi, FRODEBU – parti hutu du premier président démocratiquement élu en 1993 et dont l'assassinat a déclenché la guerre civile) n'ont pas balayé leurs fondements éthniques et claniques du jour au lendemain. Les partis issus de la crise burundaise, autrement dit les anciennes milices hutues rebelles (CNDD-FDD – parti actuellement au pouvoir, FLN – anciennement PALIPEHUTU et dernier groupe rebel à déposer les armes en 2009), devenues partis politiques avec la fin de la guerre, non plus. Seuls les deux grands partis politiques nés après 2005 (UPD – né d'une scission avec le CNDD-FDD et qui réunit l'essentiel des musulmans burundais, MSD – parti de l'intelligenstia urbaine) échappent un peu à ce schéma éthnique.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Cela étant, les discours officiels ont progressivement réussi à gommer ces fondements éthniques, et à recentrer le découpage des partis sur d'autres intérêts fédérateurs (la religion, urbain-rural, commerçants-paysans, sud-nord, ect.). Aujourd'hui, je crois que l'on peut dire sans se tromper que l'éthnie n'est plus un thème politique mobilisateur. De fait, l'existence de quotas éthniques au parlement (40% tutsi, 60% hutu, 3 sièges pour les twas), au gouvernement, à la présidence (le vice-président doit être d'une autre éthnie que celle du président), et surtout dans l'armée, sont les seules marques encore visibles de la distinction éthnique en politique. Ces quotas font que les hommes de pouvoir continuent discrètement à se chamailler pour des raisons prétendument éthniques qui ont cessé d'intéresser le reste de la population. C'est pourquoi il est à croire que le Burundi, contrairement à son voisin rwandais, échappera désormais aux conflits internes de nature éthnique. L'éclatement de conflits ouverts entre certains partis politiques, issus de la même majorité éthnique, sont bien plus à craindre.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Peut-on pour autant, comme je l'ai cru au début, penser que l'éthnie n'a plus de sens aujourd'hui au Burundi&amp;nbsp;? Je crois pouvoir dire que non. Si la distinction traditionnelle entre bahutus (agriculteurs), batutsis (éleveurs – familles royales) et batwas (cueilleurs et chasseurs), qu'a dangeureusement perverti la colonisation belge, n'a plus cours aujourd'hui, certaines caractéristiques attribuées à l'éthnie continuent à faire l'objet de remarques et de blagues qui dissimulent mal une différenciation sociale persistante.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Les batwas (cousins des pygmées) sont l'illustration la plus évidente dans la société burundaise contemporaine d'une inégalité sociale fondée sur l'éthnie. Représentant environ 1% de la population, cette minorité éthnique reste durement marginalisée, bien qu'elle compte depuis peu quelques représentants au parlement. Vivant essentiellement de la fabrication de poterie, cette éthnie continue à être stigmatisée et vit souvent dans des conditions d'extrême pauvreté.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;La différencition sociale entre hutus et tustis est, il est vrai, beaucoup plus difficile à saisir. En effet, aujourd'hui, les deux éthnies se partagent le pouvoir politique et économique, même s'il semble que ce partage ne soit pas tout à fait équitable. De fait, on trouve proportionnellement plus de tutsis que de hutus à des postes à responsabilité (rappelons que les tusis représentent environ 20% de la population, contre 80% pour les hutus), tant dans le secteur privé que dans le public. Mais la véritable  inégalité se situe beaucoup plus bas dans l'échelle sociale. C'est une question anodine à des amis qui m'en a fait prendre conscience&amp;nbsp;: très rares sont les domestiques tutsis, et un hutu, aussi riche et respectable soit-il, ne pourra jamais faire travailler un domestique tusti chez lui. La déférence des hutus vis-à-vis des tutsis reste une réalité dans le Burundi contemporain.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Un autre exemple en est cette plaisanterie entre deux amis, entendue il y a quelques semaines&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;vous les tustis, vous avez le don de voler discrètement&amp;nbsp;! Vous faites évaluer les biens publics en dissimulant ce que vous voulez vous appropriez, et vous vous remplissez ainsi les poches ni vu ni connu&amp;nbsp;! Tandis que nous, les hutus, nous volons franchement, aux vues et aux sues de tout le monde. Dès qu'il y a quelque chose à voler, on saute dessus, sans réfléchir&amp;nbsp;». Je sais que cette blague a l'air anodin, qu'elle renvoie à l'histoire politique du pays. Mais son ironie ne doit pas faire oublier qu'elle reflète aussi le sentiment ambigü de rejet-admiration des hutus vis-à-vis de l'ancienne éthnie dominante. En parallèle, le sentiment de cette supériorité et autorité naturelle perdure souvent dans la conscience des tutsis, aussi ouverts et humbles soient-ils. Ce qui m'amène à conclure que la distinction éthnique, non créée mais viciée par le colonisateur, non totalement gommée mais rapportée à la seule sphère sociale par les autorités élues depuis 2005, est amenée à rester une donnée indispendable pour comprendre la structuration de la société burundaise.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-9163061707680304216?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/9163061707680304216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/10/being-twa-hutu-or-tutsi-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/9163061707680304216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/9163061707680304216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/10/being-twa-hutu-or-tutsi-in-burundi.html' title='BEING TWA, HUTU OR TUTSI IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-7971871672791132965</id><published>2010-10-12T01:06:00.001-07:00</published><updated>2010-12-09T08:44:45.622-08:00</updated><title type='text'>EATING AND DRINKING IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il faut bien avouer que, si la qualité des produits est incontestable, la gastronomie burundaise reste pourtant limitée. Votre premier contact avec la nourriture burundaise commence avec les petits encas vendus dans la rue par de jeunes garçons en gueunilles, qui portent élégamment leur plateau ou leur bassine sur la tête. Vous pourrez ainsi caler les petites faims avec des arachides (cacahuètes grillées, mais non salées, un délice!), des samboussas de pommes de terre ou de viande(qui sont des samosas en fait&amp;nbsp;; attention&amp;nbsp;: ceux de pommes de terre sont souvent très chargés en pili pili!), ou des oeufs durs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour une cuisine un peu plus consistante, tournons-nous vers les haricots (ibiharage) et la banane verte (ibitoke) parfois mélangée à des spaghettis. Il faut y ajouter du riz, souvent importé de Tanzanie. On prépare aussi de la verdure&amp;nbsp;: de l'isombe (feuilles de manioc pilées, bon courage pour piler ça chez soi!) et un de mes plats préférés, qui me coûte 4 heures de cuisine à chaque fois, les ilengalenga. Cette sorte d'amarantes (cousines des épinards) se dégustent avec une sauce tomates-oignons-farine d'arachide qui en révèle toute la saveur. Certains d'entre vous ont eu l'insigne privilège de goûter à ce plat cet été, à mon retour en France, et ont semblé apprécié&amp;nbsp;! Tous ces plats très «&amp;nbsp;typiques&amp;nbsp;» de la cuisine paysanne burundaise se savourent aisément dans les petits restaurants que l'on trouve presqu'à tous les coins de rue, qui fonctionnement comme des cantines, et qui vous remplissent le ventre en 10 min pour la modique somme de 800 Fbu (0,50€). Attention&amp;nbsp;: ces restaurants servent rarement de l'alcool.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces petites cantines servent aussi de la viande en sauce. De fait, il faut dire qu'ici, le steak n'est pas tout à fait une spécialité, la viande étant souvent totalement saignée. On mange donc du boeuf ou de la chèvre bouilli(e) puis frit(e) puis recuit(e) dans sa sauce. Autant vous dire qu'avec cette complexe préparation, ce n'est pas ce que je me cuisine tous les jours&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On peut aussi déguster ces viandes en brochettes, nomales ou mixtes (avec viande et foie ou rogons), simples ou accompagnées de frites de pommes de terre ou de bananes, le tout arrosé d'une bonne primus ou d'une amstel tiède. Ce rendez-vous incontournable de la sociabilité burundaise se déroule dans les fameux cabarets (vous vous rappeler sans doute de Chez Priscille!), qui se résument souvent à quelques tabourets installés devant un contener face au cadavre pendu de la chèvre que vous êtes en train de déguster, miam&amp;nbsp;! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En zone rurale, ces cabarets sont plus rustiques et ne vous servent souvent que quelques primus chaudes mais surtout de la bière de banane (urwawa) ou de sorgho (sorte de bouillie, plus ancienne que celle de banane, mais un peu indigeste). Il faut bien dire que la bière au Burundi, sous toutes ses formes, est sans conteste l'équivalent du vin en France&amp;nbsp;: un véritable emblème national! En effet, vous remarquerez sans doute que toutes les maisons de la campagne burundaise sont signalées par une ceinture de bananiers. Si l'usage de ces bananes pour la nourriture est fort probable, leur contribution à la fabrication de la bière de banane est, elle, incontestable. L'impact de la consommation d'alcool sur l'alcoolisme chronique, la paupérisation des ménages et les violences domestiques aussi, malheureusement. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour une cuisine un «&amp;nbsp;peu&amp;nbsp;» plus élaborée, surtout musulmane en fait, il faut chercher vers le pilau, cette préparation à base de riz aux épices et de viande. Enfin si vous avez un peu de patience et que vous êtes prêts à attendre entre 45 min. et 1h30, n'hésitez pas à vous diriger vers des restaurants un peu plus standings, où l'on prépare du ragout de chèvre, des demi-poulets aux sauces variées, des omelettes (qu'il n'est pas rare de voir écrit «&amp;nbsp;omerettes&amp;nbsp;» en raison de la confusion systématique en kirundi entre le [l] et le [r]; essayez donc avec «&amp;nbsp;élections&amp;nbsp;»!), et surtout les poissons du lac Tanganyika&amp;nbsp;! Au menu, mukeke grillé ou sangala en sauce (poivre vert ou noir, champigons-crème, poireaux-crème, etc.)&amp;nbsp;: un délice&amp;nbsp;! Vous arroserez le tout de bière (seulement si le restaurant n'est pas musulman), de sodas et de fruito (jus de passion ou d'ananas) mais ne comptez pas trop sur le vin! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si ces délices de la gastronomie burundaise ne vous satisfont pas, vous trouverez quelques restaurants chinois, italiens, indiens, français, ethiopiens, etc. mais seulement à Bujumbura.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-7971871672791132965?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/7971871672791132965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/10/eating-and-drinking-in-burundi.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/7971871672791132965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/7971871672791132965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/10/eating-and-drinking-in-burundi.html' title='EATING AND DRINKING IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-6350796426490484387</id><published>2010-07-27T08:29:00.001-07:00</published><updated>2010-07-27T08:29:47.380-07:00</updated><title type='text'>BEING RELIGIOUS IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="CONTENT-TYPE"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta content="OpenOffice.org 3.2  (Linux)" name="GENERATOR"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt;	&lt;!--		@page { margin: 2cm }		P { margin-bottom: 0.21cm }	--&gt;&lt;/style&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="CENTER" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;J'étais prévenue avant de partir: l'Église en Afrique, c'est … différent. On a du mal à imaginer le pouvoir et la richesse extravagante de l'institution catholique dans le 5ème pays le plus pauvre du monde.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Ici, rien ou presque ne se fait sans l'accord de l'évêque du diocèse. Les prêtres, toujours de costumes vétus, se promènent en 4x4 dans les rues poussièreuses des villages, et délivrent des serments sur l'ascèse et l'abstinence au bras de leur(s) maîtresse(s), à qui il n'est pas rare qu'ils aient fait quelques enfants. Les religieuses étudient en proportion 10 ou 12 fois plus que les filles burundaises laïques. Si la caricature est un peu excessive, elle n'est pas si éloignée de la réalite. Le sacerdoce ici est vécu comme une véritable ascension sociale, dont il est difficile de ne pas profiter.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Comment l'Église fait-elle pour être si aisée&amp;nbsp;? Et bien figurez-vous qu'en plus des indemnités versées à chaque service rendu par l'Église (messe de neuvaine, mariage, etc.), les burudais paient encore la dîme, cet impôt annuel à l'Église. Son montant n'est pas très élevé – quelques milliers de francs par an – et proportionnel à l'âge. Cela dit, si vous n'êtes pas à jour dans vos versements, impossible de demander quoi que ce soit à l'Église&amp;nbsp;: vous ne pourrez ni faire votre communion solennelle ni vous marrier religieusement. De quoi s'assurer que les mauvais payeurs ne profitent pas gratuitement des bons offices de l'institution&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A cette recette de taille, s'ajoute aussi celle de la quête, apportée individuellement à l'autel lors de la messe. Enfin, il faut souligner que l'Église catholique, commes toutes les autres institutions religieuses d'ailleurs, ne paie pas d'impôts, alors même qu'elle dispose d'un patrimoine foncier et immobilier colossal.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Même si les burundais restent encore majoritairement catholiques, la concurrence des protestants «&amp;nbsp;born again&amp;nbsp;» s'est faite très rude, surtout depuis la crise de 1993. Les églises pullulent et réveillent tout le village le dimanche à partir de 6h du matin au son des chants religieux. Une amie de Gitega a eu le malheur d'atterrir dans une maison contigüe à une église protestante, et le dimanche matin, on a vraiment l'impression que le pasteur prêche dans son salon! Cette propagation du protestantisme charismatique en provenance des États-unis s'accompagne aussi d'un regain de ferveur religieuse, surtout chez les jeunes, tous très pieux, peut-être trop..., occupant leur week-end en prière et en gospel. Cette vigueur omniprésente de la religion a parfois des conséquences que personnellement, je juge graves, telles la diffusion d'idées créationnistes qui font dire à certains de mes étudiants, à l'occasion d'un débat sur l'émancipation de la femme, que cette dernière est forcément la subalterne de l'homme puisqu'Eve est sortie de la côte d'Adam! Ne riez pas, ce débat nous a occupé une bonne demi-heure&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Quant aux musulmans, dont les hurlements du muezzin 5 fois par jour n'ont pas l'air de déranger les passants de toutes les autres confessions, ils pratiquent une religion que l'on pourrait qualifier d'&amp;nbsp;«&amp;nbsp;adaptée&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: en effet, ici, beaucoup de cabarets se vident au moment du ramadan et certains préfèrent même fermer en attendant que la clientèle revienne après l'Eïd-Fitri. Le plus insolite, c'est la cohabitation entre les commerçantes du marché disparaissant sous leur niqab et les musulmanes voilées au bras nus!&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Je dois terminer ce post en vous expliquant que parler de religion au Burundi, c'est comme parler de haricots: c'est quelques chose que tout le monde partage. Pas de place pour les athées dans ce pays, la ferveur religieuse y est&amp;nbsp; presque un élément de "l'identité nationale", si on me permet cet emprunt à notre cher Nicolas! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-6350796426490484387?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/6350796426490484387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/07/being-religious-in-burundi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6350796426490484387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6350796426490484387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/07/being-religious-in-burundi.html' title='BEING RELIGIOUS IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-810367464376279617</id><published>2010-07-08T09:20:00.000-07:00</published><updated>2010-07-27T07:54:40.976-07:00</updated><title type='text'>BEING MURUNDI IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Barundis (pluriel de (u)murundi), ce sont les Burundais&amp;nbsp;! Un peuple dont je vous ai encore peu parlé finalement. Laissez-moi commencer par les burudaises, qui ont totalement dissipé mes clichés sur les africaines, toujours apprêtées, aux mille coiffures et aux bijoux rutilants. En effet, la majorité des burundaises – qui sont des paysannes, il ne faut pas l'oublier – sont très peu soignées. Souvent vêtues d'un pagne aux couleurs vives (pas en feuilles de bananes, hein&amp;nbsp;! en tissu quand même!) et d'un polo ou t-shirt déformé par les têtées, sans soutien-gorge (pour le reste, je me suis posé la question, mais je vous rassure, je n'ai pas été voir!), pieds nus ou avec des tongs en plastique (ici appelées des babouches, allez comprendre!) qui ne protègent nullement leurs pieds de la boue pendant la saison des pluies ou de la poussière pendant la saison sèche, portant les cheveux courts sans rajouts ni tresses, les burundaises auraient presque l'air de garçons manqués! Cela est particulièrement vrai lorsqu'elles sont jeunes, et alors presque filiformes. Les femmes de la ville font bien plus attention à elles, même si celles qui se maquillent peuvent se compter sur les doigts d'une seule main. Elles deviennent surtout visiblement plus grosses lorsqu'elles se marient et deviennent mères.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais ce que toutes ces femmes burundaises ont en commun, c'est le sens de la déférence à l'égard des hommes. La culture burundaise intime à ses filles de ne jamais soutenir le regard de personne, et surtout pas d'un homme, et à se faire la plus discrète possible. Imaginez comme il m'est difficile d'enseigner l'interprétation dans ces conditions! Les hommes disent aussi d'elles qu'elles sont vénales, et qu'un garçon sans le sou n'a aucune chance de pouvoir approcher une fille. J'avoue que de ce côté-là, je n'ai pas encore pu me faire mon opinion, même si je fais toujours naturellement plus confiance à la bonté des femmes qu'aux critiques des hommes ;-).  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Les burundais quant à eux pourraient se classer en deux grandes catégories&amp;nbsp;: les hommes en chaussures de ville – toujours impeccables, même si un peu trop pointues à mon goût, avec le costume qui va avec, souvent 3 pièces, même pour les tout petits garçons les jours de fête&amp;nbsp;!, - et les hommes en babouches – j'aurais pu dire les «&amp;nbsp;vas-nus-pieds&amp;nbsp;», mais en écrivant, je me rends compte que les hommes sont beaucoup moins souvent pieds nus que les femmes. Ces derniers – les hommes en babouches – sont souvent vêtus de guenilles sans âge et sans forme. Cela dit, je trouve que les burundais ont souvent de beaux visages, avec des traits assez fins, en tout cas plus harmonieux que ceux des femmes.  &lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Ces hommes, qui tiennent les rênes de la société burundaise, n'en demeurent pas moins d'un tempérament assez calme et tranquille, en tout cas jamais provocant. Les burundais détestent le conflit et le fuient autant que possible, quite à faire preuve d'une hyprocrisie flagrante. Seuls les gens sans éducation ou ivres font des scandales, pas les burundais dignes de ce nom.&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="JUSTIFY" style="font-weight: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;Voilà, j'espère avoir pu vous donner une petite idée de ce que peut être ce peuple divers, discret et pourtant si accueillant! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-810367464376279617?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/810367464376279617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/07/being-murundi-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/810367464376279617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/810367464376279617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/07/being-murundi-in-burundi.html' title='BEING MURUNDI IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-3212843751248944997</id><published>2010-06-01T08:26:00.000-07:00</published><updated>2010-06-01T08:26:27.268-07:00</updated><title type='text'>NGOZI'S ANATOMY E06S01: UN JOLI MOIS DE MAI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La maison des Bazungu a encore été bien animée ce mois-ci. Après le retour de Laura et Maxi de Zanzibar, en compagnie de José, un ami espagnol de Maxi venu travaillé à l'université pendant un mois, deux amis de Laura sont venus rendre visite aux collocs pendant deux semaines, hispanicisant encore un peu plus la maison! Laura et Maxi profitent largement de cette visite pour se ballader encore un peu au Burundi, tandis que Maria s'adonne à son travail avec ferveur.   &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En effet, avec le début des cours de traductologie et d'interprétation consécutive, la tâche a été rude! La pauvre historienne a dû se frotter à des disciplines presque totalement inconnues et bâtir des cours qui tenaient la route. Le résultat n'est pas si mal, aux dires de ses étudiants, et Maria en est autant satisfaite que soulagée! En plus des cours, un petit projet de quizz de culture générale pour les étudiants a pas mal occupé Maria ces dernières semaines. L'initative, organisée avec ses amis de l'université – Amidou, Jean-Pierre, Trésor et Pascal – a été un petit succès, avec 12 participants, une dizaine de lots distribués et un public peu nombreux mais totalement conquis. Le club nouvellement formé Ubumenyi («&amp;nbsp;connaissance&amp;nbsp;» en kirundi) espère que le prochaine édition des «&amp;nbsp;Génies en herbe&amp;nbsp;», prévue fin juillet, surpassera la 1ère!&lt;/div&gt;&lt;!--  @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }  P { margin-bottom: 0.21cm } --&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Malgré son travail, la petite française trouve quand même le temps d'aller faire quelques excursions dans le pays avec ces amis de Bujumbura et de Gitega. Une bonne petite équipe, qui s'est offert un séjour de 4 jours dans le sud à l'occasion de l'Ascension et de quelques anniversaires à fêter! Prochaine destination: Mwanza, en Tanzanie, au bord du Lac Victoria, du 9 au 13 juin, histoire de prendre quelques jours de vacances entre filles avec Clémence et Valentine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pendant ce temps-là, «&amp;nbsp;la maison des animaux à l'agonie&amp;nbsp;» s'était momentanément transformée en havre de paix pour ce bon Frederico&amp;nbsp; (le canard, vous vous souvenez) qui en a profité pour prendre quelques kilos! Mais ce moment d'accalmie a été de courte durée. En effet, la visite éclair d'une Viernes 2, une belle chèvre noire tachetée de blanc, a ranimé l'instinct carnivore de la maisonnée. La pauvre bête a ainsi été goulûment dévorée en brochettes à l'occasion d'un vendredi de fête durant lequel Amidou a célébré l'obtention d'une bourse du gouvernement espagnol pour aller étudier un mois à Valence cet été. Puis, à l'approche du départ de Maxi (le 7 juin) et de Laura (le 22 juin), la pression sur ce pauvre Frederico, dont la destinée était de finir en magret pour le bonheur des collocs, s'est faite telle que la végétarienne de la bande a finalement décidé de kidnapper l'animal pour lui éviter la casserole! Voilà donc la maison à nouveau vide de toute vie animale, exception faite d'une nouvelle petite souris qui a montré le bout de son nez il y a quelques semaines et qui a jusqu'à présent réussi à échapper à la tapette gracieusement installée à son intention.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Frederico refera-t-il une apparition avant le départ de Maxi, José et Laura? La Tanzanie sera-t-elle une nouvelle révélation paysagère pour Maria? Comment vivra-t-elle le prochain départ de ses collocs et le vide qu'ils laisseront à la maison? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de Ngozi's Anatomy!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-3212843751248944997?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/3212843751248944997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/06/ngozis-anatomy-e06s01-un-joli-mois-de.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/3212843751248944997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/3212843751248944997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/06/ngozis-anatomy-e06s01-un-joli-mois-de.html' title='NGOZI&apos;S ANATOMY E06S01: UN JOLI MOIS DE MAI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-5772388013269402457</id><published>2010-05-16T23:40:00.001-07:00</published><updated>2010-05-16T23:40:48.723-07:00</updated><title type='text'>BEING A VOLUNTEER IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon cas est un peu particulier. J'ai passé 25 ans de ma vie dans la même ville (ou presque): j'y ai établi une immense partie de mon réseau socio-affectif, j'y ai réglé mon rythme de vie, j'y ai construit mon identité socio-intellectuelle, bref j'y avais fait mon trou. Et voilà qu'un beau matin, je décide de partir en coopé, pour 2 ans, loin de tout ça. A posteriori, je ne sais pas si je me rendais bien compte de tout ce à quoi cela m'engageait.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Voilà le 1er bilan que je peux tirer après 7 mois à Ngozi. On peut faire son trou partout, il suffit de faire preuve d'un peu de bonne volonté et de beaucoup de culot, on trouve forcément au moins une personne, souvent plus, qui se porte inconsciemment volontaire pour nous servir de nouveau repère affectif. Je n'échappe pas à la règle: au-delà de la relation plutôt chaleureuse que j'entretiens avec mes collègues, je crois pouvoir dire que je me suis fait quelques amis ici, de vrais amis. Ce petit monde me plaît, je me suis laissée intégrer à l'équilibre des forces qui le régissent et je m'y sens enfin non indispensable mais irremplaçable. J'y ai reconstruit un réseau, un rythme de vie, une identité, bref un petit trou.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Comme dans le trou pécédent, il y a ici des choses que me font vibrer, des gens, des évènements, des sentiments dont je sens qu'ils sont fondamentaux dans ma vie. Qui me connait un peu sait que c'est le genre de choses que j'ai du mal à garder pour moi et que j'ai plutôt une envie débordante de partager avec ceux que j'aime.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;C'est alors que le Burundi me paraît si loin, ou la France, je ne sais pas trop. Ce n'est pas l'impression d'avoir radicalement changé ou de mener une double vie. Non, c'est plutôt le sentiment de vivre deux vies distinctes, presque complètement imperméables l'une à l'autre. Cette sensation, dont je m'accommode la plupart du temps, devient parfois infiniment frustrante quand je réalise que cette étanchéité est partie pour durer.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Enfin il existe bien une sorte de solution qui, à défaut d'effacer durablement la distance, pourrait la réduire temporairement. Je sais que ce n'est pas facile de trouver le bon moment, que la saison climatique et politique n'est pas très favorable en ce moment, que c'est coûteux et peu accessible, que ce n'est pas forcément aussi excitant que la Chine ou la Réunion au premier abord,  etc., mais je rêve de vous faire découvrir ce pays, ces gens, ces émotions qui constituent une partie de ma vie que les mots, les mails et les billets sur ce blog ne vous font qu'apercevoir. J'aimerais tant que mes amis d'ici vous connaissent aussi et mettent des visages et des sourires sur les noms que je ne cesse de leur rabacher. En un mot, je souhaiterais que ces deux rives d'un même fleuve se rapprochent un peu...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-5772388013269402457?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/5772388013269402457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/05/being-volunteer-in-burundi.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5772388013269402457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5772388013269402457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/05/being-volunteer-in-burundi.html' title='BEING A VOLUNTEER IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-3224488338868805390</id><published>2010-04-08T00:37:00.001-07:00</published><updated>2010-04-08T00:37:20.605-07:00</updated><title type='text'>NGOZI'S ANATOMY E05S01 – KARIBOU</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La collocation est tout en émoi après ces dernières semaines. Après le départ de Saïdi, c'est Elena qui a quitté le Burundi pour la RDC, en laissant la pauvre Laura sans sa compagne catalane préférée. Heureusement, la tristesse de ces départs a finalement été apaisée par plusieurs arrivées. D'abord celle de Federico, le nouveau canard domestique de la maison! Mais tandis que Laura s'était démené pour trouver ce petit cadeau pour Maxi, l'adorable canneton a fait fausse compagnie à ses nouveaux propriétaires trois jours après son arrivée. Par bonheur, une voisine a permis la réapparition miraculeuse de l'animal, venu se réfugier chez elle. Depuis, Federico a fait son trou à la maison, où il est traité comme un coq-en-pâte!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La maisonnée a aussi accueilli pendant quelques jours le chargé de mission de la DCC, Marc, venu observer l'intégration personnelle et professionnelle de Maria et Carolina dans dans leur nouvel environnement. Doué d'un grand sens de l'écoute et d'un encore plus grand sens de l'humour, Marc a su aider chacune à faire le point, après ces déjà presque 6 mois de volontariat!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trois semaines plus tard, une seconde visite a bouleversé pendant une semaine les habitudes de la collocation: celle de la famille de Laura, chargés de 10kg de jambon, chorizo, chocolat et autres gourmandises qui ont fait le bonheur des collocs! Les parents semblent avoir  beaucoup apprécié leur séjour et se sont réjouis de voir leur petite fille entre les bonnes mains de Maxi, qui a rapidement été invité à leur rendre visite cet été! Pas si sûr que la parfait amour que Laura et Maxi filent au Burundi ne soit que de circonstance!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, une autre arrivée tant attendue a mis Maria dans tous ces états: celle du petit Michelange, 2,5kg, premier neveu de Jean-Pierre. Elle qui s'attristait de ne pas pouvoir garder les bébés des copains et cousins récemment nés en France, la voilà toute excitée à l'idée des heures de baby-sitting que cette naissance lui promet. Cet heureux évènement, auquel se sont ajoutés l'anniversaire d'Amidou (24 ans) – l'occasion pour Amidou d'officialiser son amour pour la belle Jeanne (surnommée la préférée) – et le premier séjour à Bujumbura d'Amidou et Jean-Pierre avec le trio bazungu – l'occasion pour Jean-Pierre de montrer à ses amis la maison où il a grandi – ont permis à Maria de traverser sans trop de difficultés son premier petit coup de déprime depuis son arrivée. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet, l'accumulation de fatigue, du cours d'anglais peu satisfaisant qu'elle donne en ce moment, de petites tensions au sein de la colloc, et du manque des amis et de la famille, ont fait que les deux dernières semaines n'ont pas été simples pour la petite française. Mais grâce au coup de pouce de Jean-Pierre et des copains de Bujumbura et Gitega qui l'ont emmenée en WE au milieu des collines de thé du Nord pour lui changer les idées, le coup de blues de Maria est vite passé! Ouf! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Federico survivra-t-il plus longtemps que ses prédécesseurs dans la «&amp;nbsp;maison des animaux à l'agonie&amp;nbsp;»? Maria deviendra-t-elle la baby-sitter la plus convoitée de Ngozi? Le prochain voyage de Maxi et Laura à Zanzibar renforcera-t-il encore leurs sentiments? Les visites attendues de José, ami de Maxi, et de Marina, amie de Laura, bouleverseront-elles la vie de la colloc? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de Ngozi's Anatomy.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-3224488338868805390?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/3224488338868805390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/04/ngozis-anatomy-e05s01-karibou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/3224488338868805390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/3224488338868805390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/04/ngozis-anatomy-e05s01-karibou.html' title='NGOZI&apos;S ANATOMY E05S01 – KARIBOU'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-4480964733393810818</id><published>2010-03-24T00:29:00.000-07:00</published><updated>2011-08-17T07:30:18.003-07:00</updated><title type='text'>TEACHING IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Être enseignant est loin d'être un métier de tout repos, surtout quand on débute, et avec pour seule formation une journée express pendant le stage de la DCC. Sans compter que depuis le début de l'année académique, les cours se dispensent un peu à la chaîne ici. J'ai échappé de justesse à 8h de cours par jour. Quand bien même, 4h quotidiennes, cela reste épuisant, surtout lorsqu'il faut les donner en anglais. Je revis ici la même source de fatigue qu'à l'UNESCO, en baignant à égalité dans trois langues différentes (espagnol à la maison, anglais et français au travail).     &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Néanmoins j'adore enseigner! Je crois que le rapport avec les élèves est ce qui me motive le plus. C'est d'abord un défi de chaque instant, car la responsabilité est grande de «&amp;nbsp;transmettre&amp;nbsp;», non seulement des connaissances mais aussi des méthodes d'analyse. Après des débuts hésitants, j'ai finalement décidé que le plus important, ce n'était pas de leur tout leur dire, mais qu'ils comprennent et retiennent le peu que je tente de leur enseigner (l'avantage de travailler sans programme académique!). Voilà qui n'est pas une mince affaire, surtout lorsque l'on n'est pas professeur de langues de formation. Comme ceux qui me connaissent le savent déjà, j'ai parfois du mal à accepter mes erreurs et mes lacunes (j'entends d'ici vos rires moqueurs «&amp;nbsp;c'est un doux euphémisme!&amp;nbsp;»;-))! Mais devant une classe de 30 élèves pendus à vos lèvres, c'est une véritable épreuve du feu! Heureusement, les élèves sont plutôt tolérants à mon égard. Lorsqu'il me reprennent, j'essaie d'en tirer le positif, car dans une certaine mesure, cela prouve aussi qu'ils suivent le cours et s'intéressent.  &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cette relation avec les élèves m'offre aussi d'autres sources de satisfaction. Le surnom (et oui, déjà!) dont ils m'affublent est « kanyeshamba&amp;nbsp;» (qui veut dire «&amp;nbsp;forestier&amp;nbsp;» en kirundi). J'aime ce surnom parce qu'il me donne l'impression de faire un peu partie de leur monde (kirundophone). Ils apprécient beaucoup que je dise quelques mots en kirundi pendant les cours, même si je suis la seule autorisée à le faire, car pour eux, les cours sont exclusivement soit en français soit en anglais! En fait, j'essaie de faire de mon mieux pour les mettre en confiance. Je n'aspire pas à être un de ces professeurs que les élèves craignent. Je mise plutôt sur des cours participatifs, où l'on rigole au moins un peu, parfois sur des thèmes un peu «&amp;nbsp;hors-sujet&amp;nbsp;». Je me suis retrouvée, alors que j'expliquais pourquoi la phrase «&amp;nbsp;The lion hunted the man and killed it&amp;nbsp;» n'avait pas de sens, à chanter «&amp;nbsp;ce matin, un lapin a tué un chasseur&amp;nbsp;»! Et oui, vous en auriez bien voulu d'une prof comme moi, qui n'a pas peur du ridicule! La difficulté reste de savoir jouer à la fois sur la confiance et le respect, ce qui n'est pas non plus une tâche facile. Il faut parfois se rappeler à l'ordre et montrer aux étudiants qu'un professeur, ce n'est pas un copain!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Par ailleurs, d'un point de vue plus pédagogique, je tâche de faire preuve de patience et de souplesse, en particulier sur les horaires (il n'est pas rare qu'une bonne moitié de la classe arrive avec plus d'une demi-heure de retard, surtout quand il pleut!). Evidemment, j'en profite également car, comme les mêmes que tout à l'heure le savent aussi, la ponctualité ne fait pas vraiment partie de mes principales qualités! Même chose pour les délais de rendu de devoirs, notamment parce que les étudiants de l'université n'ont pas du tout l'habitude de compter sur le contrôle continu. La politique pédagogique en vigueur ici, comme je l'avais déjà évoquée, est un cours intensif d'une semaine presque immédiatement suivi de l'examen de première session. Les seuls cas où les élèves sont amenés à faire de vrais devoirs à la maison, c'est lorsque le professeur, pour gagner deux ou trois heures de cours, les compense en donnant un travail «&amp;nbsp;complémentaire&amp;nbsp;» qu'il mettra théoriquement deux ou trois heures à corriger...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Bien sûr, parfois, la désinvolture de certains me tape sur les nerfs. Dans ces cas-là, je choisis un élève qui a bavardé ou qui est arrivé encore plus en retard que moi (!), et qui subira une gentille moquerie «&amp;nbsp;filée&amp;nbsp;» tout au long du cours! Mais la chose qui me met vraiment hors de moi, et sur laquelle je suis absolument intransigeante, c'est la tricherie, qui leur vaut immanquablement une mauvaise note et une bonne remontée de bretelles! A côté de cela, je n'oublie pas que le secret de la réussite, ce sont aussi les encouragements. C'est pourquoi je m'attache à les féliciter quand ils travaillent bien, à leur montrer que faire des erreurs «&amp;nbsp;à haute voix&amp;nbsp;» , c'est non seulement normal (la première fois bien sûr!) mais aussi profitable à toute la classe, à leur offrir des opportunités de se rattraper quand ils se sont trompés, à leur démontrer qu'on peut apprendre plein de choses à condition de travailler!  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-4480964733393810818?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/4480964733393810818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/03/etre-enseignant-est-loin-detre-un.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/4480964733393810818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/4480964733393810818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/03/etre-enseignant-est-loin-detre-un.html' title='TEACHING IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-8138173569866278353</id><published>2010-03-03T08:55:00.001-08:00</published><updated>2010-05-31T10:30:26.430-07:00</updated><title type='text'>NGOZI'S ANATOMY E04S01: LA VUELTA DE MAXI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La colloc est à nouveau au complet: Maxi est de retour! Après des premiers jours plutôt tendus à Bujumbura, le retour à Ngozi a marqué le retour aux bonnes vieilles habitudes! Il a quand même bien fallu faire rattraper le temps perdu à l'homme de la maison! Car il s'en est passé des choses au mois de janvier! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Carolina s'était en effet trouvé un «&amp;nbsp;amante tinieblo&amp;nbsp;», un jeune français fan de rugby et de scoutisme, mais malheureusement, la romance n'aura duré qu'un temps! A nouveau célibataire, elle se lance à corps perdu dans la gym tonique, ce qui semble lui réussir. La chance veut qu'en plus, elle y rencontre un bel omanien qui répond au doux nom de Yousuf. Peut-être le début d'une grande aventure?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps-là, en l'absence de son cher et tendre, la douce Laura s'était laissée émoustiller par un visiteur étranger, venu se lancer dans le commerce de café à Ngozi, et qui loge dans l'hôtel chic de Ngozi, le Sckojet, à quelques pas de la maison. L'homme, un dénomé Loay, au physique athlétique et à la crinière féline, est libanais d'origine portugaise et vit depuis 15 ans au Mozambique. Mais la déroute hormonale a tourné court car en plus de ses lubies astrologiques, le ténébreux «&amp;nbsp;salvaje&amp;nbsp;» est marié et sa femme attend un bébé. Heureusement que Maxi est de retour!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maria, quant à elle, a enfin commencé les cours dans sa faculté. Elle est déjà qualifiée par ses étudiants de «prof&amp;nbsp;trop cool&amp;nbsp;»! Mais il faut quand même bien admettre qu'elle a un petit faible pour les étudiants de 3e et 4e année avec qui les cours tournent souvent à la franche partie de rigolade! Après une semaine «&amp;nbsp;noire&amp;nbsp;», où sa légendaire maladresse lui a vallu de se prendre tour à tour une barre d'échaffaudage dans l'oeil, le coffre de la voiture sur la tête, une table basse dans le tibia et un retard de deux heures en cours, la chance est de retour! La seule ombre au tableau a été le départ de son ami Saïdi qui, fraîchement diplômé et avec distintion, est parti à Bujumbura pour chercher du travail. Heureusement, comme Maria descend régulièrement à Buja, ils se sont promis de rester en contact!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu'adviendra-t-il de la relation entre Yousuf et Carolina? Maxi et Laura laisseront-ils finalement s'épanouir l'amour qui bouillonne entre eux? Maria conservera-t-elle sa réputation de «&amp;nbsp;prof trop cool&amp;nbsp;»? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de Ngozi's Anatomy!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-8138173569866278353?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/8138173569866278353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/03/ngozis-anatomy-e04s01-la-vuelta-de-maxi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/8138173569866278353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/8138173569866278353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/03/ngozis-anatomy-e04s01-la-vuelta-de-maxi.html' title='NGOZI&apos;S ANATOMY E04S01: LA VUELTA DE MAXI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-84611766613965812</id><published>2010-03-03T08:53:00.001-08:00</published><updated>2010-03-03T08:53:54.482-08:00</updated><title type='text'>LIFTING IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="CONTENT-TYPE"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta content="OpenOffice.org 2.4  (Linux)" name="GENERATOR"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt;	&lt;!--		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }		P { margin-bottom: 0.21cm }	--&gt;	&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les transports sont l'un des éléments les plus marquants du Burundi. Pour vous présenter le panel le plus complet possible de ce trait remarquable, laissez-moi vous guider du plus gros au plus petit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;LES ÉLÉPHANTS&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'essentiel des biens de consommation entre et sort du Burundi à bord de camions tanzaniens bigarés, et il faut bien l'admettre, un peu kitch, à l'image des camions indiens. Souvent surchargés, tant par les marchandises en tout genre qu'ils transportent que par les gamins qui sautent à l'arrière pour aider à décharger et gagner ainsi leur pitance quotidienne, ces camions ont une fâcheuse tendance à traverser les villes et villages à 150 km/h, manquant chaque fois d'écraser sauvagement vélos et piétons qui ont le malheur de se trouver sur leur passage! A cette vitesse, dans les virages en épingle à cheveux qui parsèment les routes burundaises, de nombreux camions se renversent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les accidents de camions, notamment ceux qui transportent de la bière (Primus et Amstel), sont un véritable événement dans les villages. Quelques secondes après s'être retourné, le camion est assailli par des dizaines de paysans qui improvisent sur place une sorte de cabaret informel et épuisent le stock de boissons en quelques heures, le temps que la police arrive sur les lieux!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;LES CHARETTES&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les autobus burundais sont en général des camionettes 18 places, en réalité raremement occupés par ce nombre exact de personnes! On les appelle des «&amp;nbsp;yas&amp;nbsp;». C'est le mode de déplacement le plus commun et le plus abordable pour aller d'une ville à l'autre, mais ce n'est clairement pas le plus rapide ni le plus confortable.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En effet, ici, on optimise le déplacement et l'espace du véhicule, ce qui signifie que le bus ne démarre pas tant qu'il n'est pas plein comme un oeuf. Le yas fait donc plusieurs fois le tour de la ville à la recherche de passagers, avant de se décider à prendre la route. A l'intérieur, les biens les plus inattendus s'amoncèlent: valises, sacs de riz, de haricots et d'oigons, poulets vivants, etc. Et sur le parechoc avant, il n'est pas rare de voire se balancer quelques mukekes et sangalas (poissons du lac Tanganyika), ce qui leur confère ce petit goût unique au monde! Sur la route, même principe: on s'arrête tous les 20 mètres pour prendre un nouveau passager ou pour que l'un des passagers à bord achète un régime de bananes ou un sac de pommes de terre.   &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Tout cela vous semble bien folklorique, je n'en doute pas, mais c'est sans compter sur le mal qui frappe nombre de burundais: celui des transports. En effet, il arive souvent que votre voisin rende son déjeuner dès les 20 premières minutes de voyage et ce jusqu'à l'arrivée. Mais rassurez-vous, les burundais savent se tenir, ils vomissent souvent dans leur sac pour ne pas vous incommoder!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;LES BOEUFS&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le parc automobile burundais ressemble à celui de presque tous les pays d'Afrique: de vieilles voitures décharnées en provenance d'Europe, au kilométrage titanesque et aux intérieurs improbables, et de gros 4x4 pick up, parfois propriétés des quelques rares burundais millionnaires (en Francs Bu, bien sûr!) ou de l'administration, mais plus généralement outil de travail de la coopération internationale. Entre les deux, on trouve les Corolla japonaises des taxis, souvent ornées sur leur pare-brise avant et arrière d'autocollants géants glorifiant le nom de Dieu. Là encore, même principe que pour le yas, pas de gaspillage: lors que vous prenez un taxi pour aller d'une ville à l'autre, c'est souvent avec 3 ou 4 inconnus et le coffre plein de marchandises diverses et variées.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'autostop est aussi une pratique très répandue au Burundi. On appelle cela «&amp;nbsp;trouver un lift&amp;nbsp;». Et contrairement aux idées reçues, les burundais se prêtent volontiers à cette pratique. Nous même, comptant parmi les professeurs privilégiés de l'université qui disposent d'un véhicule, nous sommes souvent sollicités pour déposer un collègue sur le chemin.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;LES BROUETTES&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Comme en Chine, le moyen de transport emblématique du Burundi, c'est le vélo! D'abord avec les taxi-vélos, que l'on trouve en bande à presque tous les coins de rue, réunis autour de bornes informelles, et qui, moyennant quelques centaines de francs, suent sang et eau pour vous amener n'importe où en ville. Ils sont réputés pour conduire très dangereuseument et être à l'origine de nombreux accidents. Une de mes étudiantes a d'ailleurs failli y laisser un orteil! A Bujumbura, comme la ville est plus étendue, les taxi-motos leur font concurrence.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A la campagne et sur les routes, le vélo sert surtout à transporter toutes sortes de marchandises: des bottes de foins aux sacs de charbon, vous n'imaginez pas tout ce qui tient sur un deux-roues. Et les pauvres bougres qui poussent leur vélo surchargé comme ils pousseraient un âne mort font sans conteste partie du paysage. Cela n'est pas très étonnant quand on sait qu'en dehors des 3 ou 4 routes principales du pays et des 2 ou 3 rues principales de chaque ville, toutes les autres voies du Burundi sont en terre battue, diablement pentues et donc difficilement accessibles aux véhicules.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;... ET MARCHER AVEC SES PIEDS! &lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais ici, compte tenu du relief montagneux, des difficultés d'aménagement du territoire et de l'enclavement des villages, la meilleure façon de se déplacer, c'est encore avec ses pieds. Malgré l'absence de trottoir en ville et de bas-côté sur les routes, les Burundais, surtout les paysans, font des kilomètres tous les jours pour aller aux champs, chercher de l'eau, faire des courses, se faire soigner, etc. Hommes, femmes, enfants, souvent chargés de panier dignement portés sur la tête à l'aide d'une sorte de turban en feuilles de bananes, grimpent avec agilité les collines escarpées qui couvrent le pays.  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-84611766613965812?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/84611766613965812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/03/lifting-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/84611766613965812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/84611766613965812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/03/lifting-in-burundi.html' title='LIFTING IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-355850590633753350</id><published>2010-02-16T05:38:00.000-08:00</published><updated>2010-02-16T05:38:49.186-08:00</updated><title type='text'>BUILD A FAMILY IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Voici un petit post pour compléter le précédent sur le mariage au Burundi, et parce que je suis sûre que la question que vous vous posez tous maintenant est de savoir si ici aussi, la femme prend le nom de son mari. Et bien la réponse est non, car la notion de nom de famille n'existe pas au Burundi. En effet, si les Burundais ont bien deux noms qui ressemblent fort à nos noms et prénoms, il n'en est rien. L'équivalent de leur nom n'est nullement un héritage familial, il n'est donc pas transmis à l'épouse lors du mariage, ni aux enfants. L'épouse garde l'équivalent de son nom de jeune fille, et les enfants du couple recevront tous un «nom» et un «prénom» différents selon le bon vouloir de leurs parents. Ce qui fait la particularité du «nom» par rapport au «prénom», c'est qu'il fait toujours référence à Dieu (= Imana, en kirundi). Petits exemples: Ngendakumana = celui qui va vers Dieu; Nshimirimana = celui qui remercie Dieu, etc.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;L'absence de transmission du nom a deux conséquences majeures. D'abord, ce phénomène pose de véritables problèmes de transmission patrimoniale, et rend impossible l'établissement du moindre arbre généalogique (sauf pour les lignées royales). Je crois bien que personne ne sait même ce que c'est! Par ailleurs, le choix des noms limite fortement leur diversité: il n'est pas rare d'avoir dans une même classe de 30 élèves trois au quatre Nshimirimana qui n'ont aucun lien de parenté, et moins surprenant encore de rencontrer deux élèves ayant les mêmes nom et prénom dans un amphithéâtre de 200 étudiants! Pour éviter les problèmes d'identification liés à cette faible variété, la carte d'identité burundaise (et tous les documents officiels) précise donc le nom du père et le nom de la mère.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A propos de carte d'identité, je fais un petit apparté hilarant sur les deux avant-dernières lignes, qui  concernent l'état civil du détenteur:&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  avant- avant - dernière ligne: êtes-vous marié?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  avant - dernière ligne: êtes-vous célibataire?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;(je vous jure, ce n'est pas une blague!!)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pour en revenir aux enfants, je me dois de confirmer un cliché bien ancré sur l'Afrique: oui, les Burundais ont beaucoup d'enfants. Une famille a en moyenne entre 7 et 9 enfants. Mais cette réalité est en train de changer: les nouvelles générations, surtout en ville, ne souhaitent plus avoir que 2 ou 3 enfants, afin de leur assurer un avenir décent. La transition démographique a bel et bien commencé au Burundi.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La diffusion progessive de la contraception, aujourd'hui encore très limitée, accélèrera sans doute le phénomène. En attendant, faute de contraception artificelle, les Burundais ont recours à des méthodes plutôt ... originales pour limiter les naissances. En effet, après l'accouchement, les époux peuvent rester jusqu'à plusieurs mois sans se voir, pour éviter une autre conception trop rapprochée de la précédente!! Une autre méthode consiste à allaiter son bébé pendant ... tenez-vous bien ... 2 ans minimum, et jusqu'à 5-6 ans dans certains cas! Oui, oui, c'est même recommandé par les médecins ... d'ici! Plus longtemps on allaite l'enfant, plus fort et intelligent il sera!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-355850590633753350?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/355850590633753350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/02/build-family-in-burundi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/355850590633753350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/355850590633753350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/02/build-family-in-burundi.html' title='BUILD A FAMILY IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-140849734050278403</id><published>2010-02-16T05:36:00.000-08:00</published><updated>2010-02-16T05:36:24.933-08:00</updated><title type='text'>GETTING MARRIED IN BURUNDI</title><content type='html'>La dot de la petite soeur de Jean-Pierre a été l'occasion pour les dilettantes que nous sommes de découvrir quelques uns des petits secrets du mariage à la burundaise.   &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;ETAPE 1: LA PRÉ-DOT.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Avant les cérémonies officielles, les deux familles se rencontrent informellement dans la maison de la future mariée. Auparavant, ce premier contact avait pour but de fixer le montant de la dot: la famille du gendre apportait une enveloppe contenant une certaine somme d'argent qui correspondait à 1/10 du montant total de la dot. Aujourd'hui, les fiancés se mettent souvent d'accord entre eux pour fixer ce montant, autrement dit le prix de la jeune fille.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Car, contrairement à notre tradition européenne, ici, comme dans la plupart des pays d'Afrique, c'est la famille du gendre qui verse de l'argent à la famille de la fille, pour compenser la perte. Plus une fille est belle et éduquée, plus elle vaut cher. Une dot, notamment à Bujumbura, peut s'élever jusqu'à 2-3000 dollars, voire plus! Imaginez pour le niveau de vie du Burundi! Pour vous donner une idée, nos gardiens sont touchent l'équivalent de 300 dollars par an. Auparavant, ce montant était acquitté en chèvres et en cadeaux plus au moins symboliques (des tissus, une houe, des machettes, un costume, etc.), mais aujourd'hui, les familles préfèrent souvent verser l'essentiel de la somme en liquide (la maison n'accepte plus les chèques, en raison des nombreuses fraudes!). Pour les Burundais, une occidentale est donc un don du ciel: c'est gratuit!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;ÉTAPE 2: LA DOT&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La cérémonie de la dot correspond peu ou proue aux fiançailles de chez nous: il s'agit basiquement de la première rencontre officielle entre les familles. Plantons d'abord le décor: une maison dont la cour a été transformée, l'espace d'une journée, en salle de spectacle, avec un parterre dans lequel prennent place les invités, et une scène qui acceuille les familles, les invités importants puis les fiancés. En matière de décoration, comme nous le savions déjà tous, le bon goût est une notion largement culturelle et qui fait rarement l'unanimité...: fleurs en plastiques, tableaux floraux et religieux fluorescents, guirelandes clignotantes, etc., aucun cliché n'a été épargné! Maman Forestier en aurait fait une attaque! En même temps, les fleurs en plastiques ont aussi des vertus pratiques dans ce pays chaud, où les fleurs naturelles attirent des insectes de toutes sortes et de toutes tailles!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Quant au cérémonial, c'est la famille de la bru qui accueille la famille du gendre, cette dernière ayant le devoir de se présenter les bras chargés de présents: des vivres stockés dans des paniers  traditionnels en forme de quille, et évidemment les incontournables caisses de bière! C'est confirmé, le champagne burundais, c'est l'AMSTEL!  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Après cette arrivée en grande pompe, commence le cérémonial proprement dit, qui consiste en une joute verbale entre pères et représentants des deux familles – pour que vous ne soyez pas trop surpris, je me dois de souligner que les discours ont une importance fondamentale dans les fêtes burundaises, même les plus informelles! Il s'agit en fait d'une sorte de jeu de rôle dans lequel le père de la fiancée prétend ne pas savoir pourquoi la famille du jeune homme est là et demande des explications. Le représentant de la famille du gendre explique alors qu'ils viennent pour la paix,  l'union de deux familles, et surtout – admirez le sens burundais de la métaphore – pour venir chercher «&amp;nbsp;une vache sans corne&amp;nbsp;»! Toute une symbolique, car la vache a un rôle très particulier dans la société burundaise, elle fournit lait, viande et peau, elle est le présent du serviteur à son maître, la mère nourricière des orphelins. Le jeu continue et le père de la future mariée feint d'ignorer de quelle «&amp;nbsp;fille-vache&amp;nbsp;» il s'agit, il évoque ses autres «&amp;nbsp;vaches&amp;nbsp;» mais jamais la bonne. Le représentant de la famille du fiancé doit donc préciser le nom de la promise. Le père de la jeune fille rétorque alors qu'il lui est impossible de se séparer d'une «&amp;nbsp;vache&amp;nbsp;» si précieuse pour sa maison sans compensation. Il faut donc que le réprésentant de la famille du garçon s'engage à compenser cette perte pour que le père de la fille finisse par accepter de la donner en mariage et la fasse monter sur scène.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Puis, lorsque le fiancé est présent, après une embrassade très pudique, les fiancés s'échangent des cadeaux. Si le cadeau destiné au jeune homme n'obéit à aucune règle particulière, ce dernier offre souvent à sa douce une bague symbolique, qu'elle portera au majeur de la main gauche. Enfin les fiancés s'assoient face à l'assemblée, pour partager aux vues et aux sues de tout le monde leur «&amp;nbsp;premier repas&amp;nbsp;». J'ai bien dit «&amp;nbsp;si le fiancé est là&amp;nbsp;», car avant, sa présence n'était pas requise. Ainsi, il arrivait souvent que les fiancés se rencontrent pour la première fois au moment du mariage, ce qui faisait dire aux gens d'ici que le mariage burundais, c'est un travail de mathématicien: on passe la nuit sur une inconnue!   &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;ETAPE 3: LE MARIAGE&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;De cette étape, je ne connais que les prémisses, je vous en dirai après le 20 mars (mariage civil de la soeur de JP). Ce que je peux déjà vous dire, c'est que comme le Burundi est une république laïque, il existe comme chez nous un mariage civil – la polygamie est illégale, même si on peut toujours s'arranger! – et un mariage religieux. Le mariage civil a souvent lieu avant le religieux, notamment parce que le premier est soumis à moins de règles que le second. En effet, il est formellement interdit par l'Eglise burundaise de se marier enceinte – on ne sait jamais, il pourrait être d'un autre géniteur que le futur ami, ce qui conduirait à l'annulation du mariage, chose absolument inadmissible et pour l'Eglise catholique et pour la coutume burundaise.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Or il est très courant que les femmes tombent enceintes avant le mariage – phénomène que les Burundais, pourtant très pratiquants, justifient par la nécessité de vérifier la fertilité de leur future épouse avant de faire le grand saut! Il n'est donc pas rare qu'on s'arrange pour organiser le mariage civil avant la naissance – ainsi la future mère peut accoucher chez son mari, comme le veut la coutume, sans «&amp;nbsp;vivre dans le péché&amp;nbsp;» – puis qu'on célèbre le mariage religieux quelques mois après.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;ETAPE 4: LA LEVÉE DU VOILE&lt;/b&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cette cérémonie, qui a généralement lieu le lendemain du mariage, a tendance à devenir de plus plus symbolique, en raison de ce que nous venons d'évoquer plus haut. Il s'agit en fait du moment où les tantes de la désormais jeune femme viennent récupérer le drap qui a accueilli les premiers ébats des jeunes mariés, afin de constater s'il a ou non été tâché de sang, autrement dit pour vérifier à posteriori que la bru était bien vierge et que le gendre a bien fait son boulot!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-140849734050278403?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/140849734050278403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/02/getting-married-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/140849734050278403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/140849734050278403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/02/getting-married-in-burundi.html' title='GETTING MARRIED IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-5667936497875545884</id><published>2010-02-08T00:59:00.000-08:00</published><updated>2010-02-08T00:59:11.034-08:00</updated><title type='text'>STUDYING IN BURUNDI</title><content type='html'>   	&lt;meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="CONTENT-TYPE"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta content="OpenOffice.org 2.4  (Linux)" name="GENERATOR"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt;	&lt;!--		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }		P { margin-bottom: 0.21cm }	--&gt;	&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Si je ne peux pas prendre l'Université de Ngozi comme exemple paradigmatique du système d'éducation supérieure au Burundi, je peux néanmoins en tirer quelques traits caractéristiques. Vous n'êtes pas sans savoir – et si vous l'ignoriez, maintenant vous le savez! – que l'Université de Ngozi (UNG) est la première université privée créée au Burundi et aussi la seule qui se trouve hors de la capitale. En effet, le pays compte aujourd'hui une quinzaine d'établissements d'éducation supérieure, tous situés à Bujumbura. Bonjour l'aménagement du territoire!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La jeunesse de ce réseau, à laquelle s'ajoute la faiblesse des salaires – notamment par rapport à ce qu'un diplômé de licence peut toucher en travaillant dans une Organisation ou une ONG internationale, explique en grande partie la carrence de professeurs qui touche le pays, surtout dans les campagnes (autrement dit, tout autre lieu que Bujumbura!). Les quelques profs qui exercent ici sont donc amenés à enseigner dans plusieurs universités à la fois. Lorsque toutes ces universités se trouvent au même endroit, pas de problème, mais que se passe-t-il lorsqu'il faut monter jusqu'à Ngozi, à deux heures et demi de route de Bujumbura, pour aller enseigner dans une université qui n'a pas les moyens de s'offrir un personnel permanent suffisant pour être totalement autonome? Et bien on s'arrange comme on peut! Comme les professeurs visiteurs doivent prendre des congés pour venir ici et sont alors logés et nourris au frais de l'université, les activités des professeurs permanents sont suspendues afin que les premiers puissent donner leur cours de 45 ou 60, voire 90h en 10 à 20 jours, à raison de 8h par jour, les WE et jours fériés compris!  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A cause de ce rythme et de ces interruptions perpétuelles, même les professeurs permanents en sont réduit à donner leurs cours dans ces conditions. Heureusement, parce que nous avons un doyen compréhensif, nous avons négocié de n'avoir que quatre heures de cours par jour, pour étaler un peu la période d'apprentissage.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Un rythme effréné pour les étudiants qui, au terme du cours, passeront un premier examen (session partielle ou 1ère session) puis, s'ils ont échoué (note inférieure à 12, rares sont donc les élèves qui valident leur matière du premier coup), un second (session spéciale ou 2e session – qui consiste souvent à refaire le premier examen!), et n'entendront plus parler de ce cours jusqu'à la fin de l'année académique.  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En parlant d'année académique, ici elle n'est pas fixe, sauf pour les premières années qui commencent les cours entre les mois de novembre et de décembre, après l'examen d'Etat (l'équivalent du bac) qui a lieu en septembre. Pour les autres, la nouvelle année commence lorsque la précédente prend fin, souvent après deux semaines de coupure pour laisser le temps aux commissions de passage de délibérer. Autrement dit, une année académique au Burundi ne dure pas nécessairement 12 mois: la licence, qui s'effectue normalement en 4 ans – du moins jusqu'à l'année prochaine où la réforme LMD devrait être lancée, peut parfois durer 5 à 6 ans!  Cela signifie aussi qu'ici, pas de vacances, en tout cas planifiées: les étudiants ont connaissance de leur emploi du temps d'une semaine sur l'autre, en fonction des professeurs visiteurs disponibles, des professeurs permanents en congés ou non, et des périodes calmes, où ils peuvent s'octroyer quelques jours de vacances improvisées, souvent dédiées à un petit boulot pour financer leur minerval (leurs frais de scolarité). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Quant au niveau des étudiants, il est extrêmement hétérogène, il dépend essentiellement de la qualité du lycée dans lequel ils ont étudié, et cette qualité varie énormément entre les lycées communaux, les lycées privés catholiques et les lycées islamiques (comibu), etc. – ces derniers bénéficient en effet d'une meilleure qualité d'enseignement que la moyenne des établissements secondaires burundais grâce au soutien financier et logistique des pays du Golfe. Il me semble que la difficulté principale réside en fait dans la maîtrise du français qui, bien qu'il soit imposé comme langue d'apprentissage, n'est pas leur langue maternelle. Il est déjà compliqué de suivre un cours de biochimie, alors quand c'est dans une autre langue que la sienne... Pour le cas du département de traduction et d'interprétation dans lequel je travaille, le problème est bien plus grave: entre version et thème anglais-français, rien n'a de sens, puisque le français comme l'anglais sont des langues étrangères («&amp;nbsp;venues par avion&amp;nbsp;») pour les élèves. Mes cours de traduction consistent donc autant à leur apprendre à comprendre l'anglais qu'à bien s'exprimer en français! Et ce n'est pas une mince affaire!&lt;/div&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-5667936497875545884?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/5667936497875545884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/02/studying-in-burundi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5667936497875545884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5667936497875545884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/02/studying-in-burundi.html' title='STUDYING IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-6278982903513350349</id><published>2010-01-28T06:07:00.001-08:00</published><updated>2010-01-28T06:07:10.309-08:00</updated><title type='text'>NGOZI'S ANATOMY S01E03: LE COQ EST MORT!</title><content type='html'>   	&lt;meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="CONTENT-TYPE"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;title&gt;&lt;/title&gt; 	&lt;meta content="OpenOffice.org 2.4  (Linux)" name="GENERATOR"&gt;&lt;/meta&gt; 	&lt;style type="text/css"&gt;	&lt;!--		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }		P { margin-bottom: 0.21cm }	--&gt;	&lt;/style&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Les fêtes de Noël amènent leur lot de nouvelles aventures. Il y a quelques semaines, une nouvelle collocataire est venue s'installer à la maison: elle s'appelle Carolina, elle est colombienne et travaille aussi à l'université. Le trio, devenu quatuor l'espace de quelques semaines, s'apprêtent donc à fêter dignement le passage à la nouvelle année. Les collocs ont organisé avec leurs collègues de l'université le jeu de l'ami invisible, qui a rencontré un franc succès et leur a vallu le titre de G.O. officiels de l'uni. Puis est venu l'incontournable repas de Noël, autour de la dépouille de Francesco le coq, qui s'est avéré être aussi revêche mort que vif! En effet, l'inoffensif animal de compagnie s'est révélé être une bestiole sociopathe totalement insomniaque, chantant à toute heure du jour et surtout de la nuit, se ruant dans le lit de Maria à la moindre occasion et prêt à dévorer jusqu'aux vitres de la maison!  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;A l'occasion de ce dîner, une amie espagnole de la colloc, Elena, est venue se joindre à la joyeuse petite troupe. La belle, qui venait d'éconduire son prétendant burundais d'un mois, avait grandement besoin de réconfort. Un réconfort qu'elle a inespéremment trouvé dans les bras de Saidi, un ami congolais de Maria, des plus charmants, même si un peu maladroit avec les filles! Les suites de ce début de romance se révèlent un peu cahotiques, mais Maria veille au grain et fait de son mieux pour réunir les deux tourtereaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Puis est venu le temps des départs - temporaires pour les vacances pour Laura et Maria, définitif (en tout cas, c'est ce que tout le monde croyait!) pour Maxi - sauf pour Carolina qui reste seule à Ngozi pour les fêtes. Les coeurs de Laura et Maxi débordent évidemment de chagrin, mais heureusement, ils ont prévu de se voir à Madrid début janvier, juste avant le retour de Laura à Ngozi. Leurs retrouvailles au coeur de la capitale espagnole ont sans doute contribué à les conforter dans leurs sentiments puisque Maxi, après moult tergiversations, s'est enfin décidé à revenir lui aussi à Ngozi, pour 4 mois de plus, arrivée prévue le 15 février! La maisonnée, devenue exclusivement féminine, se réjouit de cette nouvelle! Amidou en revanche, qui pensait pouvoir tenter à nouveau sa chance avec la belle Laura après le départ de Maxi, a encore dû se faire une raison, la muzungu kazi mwiza (la belle blanche) n'est décidemment pas pour lui.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En attendant l'arrivée de Maxi, les filles, de retour au bercaille, ont repris les cours. Cette rentrée a été ponctuée par une invitation à la dot de la soeur de Jean-Pierre, splendide fête, où nos 3 compères, une fois encore accompagnées de la douce Elena, ont fait sensation parées du traditionnel imvutano! La pauvre Laura, pour avoir couru pendant la réception avec son vêtement de fête, s'est vu répété 34 fois le lundi matin à l'université qu'on ne court pas avec un imvutano!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La relation d'amitié entre Laura et Amidou est-elle menacée par le retour de Maxi? Comment se passera le retour de ce dernier, désormais perdu au milieu de 3 collocataires au sacré caractère? L'histoire entre Saidi et Elena prendra-t-elle une nouvelle tournure? Carolina se lancera-t-elle a la conquête des «&amp;nbsp;merveilles culturelles&amp;nbsp;» du Burundi et se dégotera-t-elle «&amp;nbsp;un amante tinieblo&amp;nbsp;» comme le lui suggère insistamment Laura? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de Ngozi's Anatomy!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-6278982903513350349?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/6278982903513350349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/01/ngozis-anatomy-s01e03-le-coq-est-mort.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6278982903513350349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6278982903513350349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/01/ngozis-anatomy-s01e03-le-coq-est-mort.html' title='NGOZI&apos;S ANATOMY S01E03: LE COQ EST MORT!'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-6518133469212302709</id><published>2010-01-14T02:09:00.001-08:00</published><updated>2010-01-18T01:59:33.616-08:00</updated><title type='text'>STARWARS CHEZ LES BARUNDIS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La culture, «&amp;nbsp;c'est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber!&amp;nbsp;» Naïvement, au début, je pensais trouver au Burundi un mode de vie très différent de celui de la France. Et puis en arrivant, je me suis rendu compte que la mondialisation avait bien fait son boulot: tout le monde a un téléphone portable en ville, le «&amp;nbsp;vidéoclub&amp;nbsp;» de Ngozi a des cassettes de Prison Break et des DVD d'American Pie, et Céline Dion est une super star! Autant vous dire qu'il n'y a pas de quoi être fier de la culture mondiale qui s'exporte aujourd'hui!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, au fur et à mesure que j'ai commencé à mieux saisir la culture burundaise, je me suis rendue compte que beaucoup d'«évidences» étaient en fait très liées à la culture. Un petit exemple? C'est très simple: je rigolais avec un copain sur le fait qu'il avait une brosse à dent bleue et moi une rose, ce à quoi le copain en question a répondu «&amp;nbsp;et?&amp;nbsp;». Et...et... et oui, ici, l'association quasi-instinctive du rose avec les filles et du bleu avec les garçons ne veut rien dire...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, depuis que j'ai commencé à donner des cours (de français pour le moment), j'en découvre des vertes et des pas mûres, notamment en ce qui concerne le fameux «&amp;nbsp;patrimoine historique universel de l'humanité&amp;nbsp;». Ici, même les étudiants qui atteignent l'université n'ont aucune idée de qui est Léonard de Vinci, pensent que la Joconde est une espèce d'oiseaux et ignorent tout de l'Illiade et de l'Odyssée (c'est sûr, sans France Télévisions  et Ulysse 31, c'est moins évident!). Plus surprenant est l'épisode que je m'en vais vous conter maintenant: je faisais faire un exercice à mes étudiants sur le sujet: «&amp;nbsp;imaginez une application pour votre téléphone portable et défendez-la devant la classe&amp;nbsp;». Pour illustrer le sujet, je prends l'exemple, somme toute assez «&amp;nbsp;jeunes'cool&amp;nbsp;» vous en conviendrez, d'un téléphone qui fait aussi sabre laser (non, non, l'Iphone n'a rien à voir là-dedans ;-)). Un amphithéâtre entier me dévisage alors avec un regard éberlué. «&amp;nbsp;Vous voyez ce que c'est qu'un sabre laser?&amp;nbsp;». Et là, 200 étudiants me répondent en coeur «&amp;nbsp;Non madame!&amp;nbsp;». Pas un seul  n'avait même entendu parlé de Starwars! Raté!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les croyances populaires sont aussi un sujet de franche rigolade. Dans le cadre d'un cycle de conférences donné dans tout le Burundi, les étudiants ont assisté à une intervention sur les violences sexuelles faites aux femmes. Sur demande du recteur, j'en ai fait un sujet de débat pour le cours de français, qui en fait de débat a vite tourné au cours d'éducation sexuelle. Après une demi-heure de discussion sur ce que l'on peut et doit considérer comme violence sexuelle, un étudiant me pose la question qui tue: «&amp;nbsp;Pardon Madame, est-ce qu'on peut considérer que la masturbation est un acte de violence sexuelle perpétré envers soi-même?&amp;nbsp;» ... Je me suis donc retrouvée à expliquer à une classe soudainement toute ouïe que non, la masturbation n'est pas une maladie, qu'elle ne cause ni impuissance ni problèmes neurologiques graves, et qu'elle peut être considérée comme une manière de canaliser ses énergies sexuelles comme d'autres pratiquent beaucoup de sport ou s'adonnement à la méditation! Et tout ça avec beaucoup de précautions évidemment, car il fallait tenir compte du fait que les étudiants sont pour la plupart très pratiquants, catholiques, protestants et muslumans confondus! L'apothéose de cette saynette burlesque est venue lorsque, à la fin de mon effort de dédiabolisation de la masturbation, un élève m'interroge alors totalement paniqué «&amp;nbsp;Mais Madame, on n'est quand même pas obligé de faire la masturbation  pour être en bonne santé, dites?&amp;nbsp;» Un grand moment!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je crois que sur ce thème, je ne suis pas au bout de mes surprises!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-6518133469212302709?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/6518133469212302709/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/01/starwars-chez-les-barundis.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6518133469212302709'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6518133469212302709'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2010/01/starwars-chez-les-barundis.html' title='STARWARS CHEZ LES BARUNDIS'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-6538393711556696491</id><published>2009-11-23T06:51:00.000-08:00</published><updated>2009-11-23T07:22:09.480-08:00</updated><title type='text'>PRETTY LANDSCAPE IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A défaut de photos – qui sont décidemment impossibles à charger avec la connectivité internet de l'université! – laissez-moi faire montre de mes talents littéraires, dignes d'un Balzac, à n'en pas douter, pour vous décrire les charmants paysages du Burundi (j'en profite pour tester la présentation du futur guide touristique que je compte publier sur le pays d'ici quelques mois, car rappelez-vous que mon défi est de faire doubler le nombre de touristes au Burundi d'ici à deux ans! Et je compte évidemment sur vous pour m'y aider!).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Avant toutes choses, il me faut vous parler des couleurs. Je vous l'avez déjà écrit lors de mon premier billet, le Burundi est un pays en rouge et vert, à l'image de son drapeau. Plus précisemment, il faut s'imaginer une terre rouge lie-de-vin, que saupoudre le vert tendre des feuilles de bananiers et des plants de haricots.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Burundi, avec ses 360 habitants (ou à peu près) au kilomètre carré malgré un taux d'urbanisation d'environ 20%, est le pays le plus densément peuplé d'Afrique. Cette densité a évidemment des conséquences très visibles sur le paysage, au premier rang desquelles la très faible présence de forêt. Presque chaque centimètre carré du pays est exploité par l'homme: quelques centaines de kilomètres de routes et de pistes, quelques dizaines d'autres occupés par l'espace urbain en expansion, et le reste entièrement cultivé. Les cultures les plus caractéristiques ici sont sans aucun doute les plantations de café (50% du montant des exportations, mais une denrée rare ici, que très peu de Burundais consomment), les champs de bananiers et de haricots ( les 2 éléments de base de l'alimentation). S'y ajoutent par-ci par-là quelques plants d'eucalyptus, dont la couleur plus métallisée donne parfois au paysage des allures de science fiction. La nature «&amp;nbsp;sauvage&amp;nbsp;» qui a tant fait pour la réputation du tourisme en Afrique, n'a pas sa place dans un petit pays comme le Burundi, où la terre nourricière est un bien trop précieux. Dès lors la campagne burundaise prend parfois des airs de campagne aveyronnaise (vous allez dire que c'est obsessionnel chez moi!), avec son atmosphère tranquille, son relief valloné et sa surface partout maîtrisée. Mais la ressemblance s'arrête là, notamment en raison de l'habitat qui parsème les paysages ruraux burundais, avec ses maisons en terre rouge, aux toits de chaume ou de tôles, dont les façades sont souvent garnies de rangs de haricots séchant au soleil,  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par ailleurs, la disparition progressive de la forêt au Burundi a connu une accélération certaine avec la fin de la guerre civile. Les rebels ayant pris l'habitude de se réfugier dans les zones de forêt dense, l'effort de sécurisation du pays a conduit à une déforestation massive. Aujourd'hui encore, même si cela semble un détail, on déracine les haies qui cernaient autrefois les maisons coloniales, pour construire des murs de briques, couronnés de fils de fer barbelés ou de simples tessons de bouteilles coulés dans le ciment, et jugés plus fiables pour se protéger des intrus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette déforestation à grande échelle a elle-même eu pour conséquences l'aggravation de l'érosion des collines et la dégradation des routes et pistes, ravinées par les pluis battantes qui s'abattent sur le pays lors de la saison des pluies. Autant vous dire que notre vieux char soviétique (dont je tâcherai de mettre une photo en ligne, parce que ça vaut franchement le détour), avec ses chambres-à-air couvertes de 7 à 8 rustines en moyenne, souffre le martyr! Les types du garage nous aiment déjà!  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Une autre conséquence, notable dans les assiettes cette fois, est l'abandon presque total de la pratique de la chasse. En effet, avec la disparition de leur habitat naturel, ce sont des centaines d'espèces animales qui ont déserté le pays. Je sais qu'avec ce dernier détail, je compromets fortement les chances de visite de mes parents chéris, mais heureusement, la Tanzanie voisine recèle des merveilles en la matière!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;J'espère que ces quelques détails vous auront donné envie de venir découvrir les paysages pittoresques du Burundi!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-6538393711556696491?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/6538393711556696491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/11/pretty-landscape-in-burundi.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6538393711556696491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6538393711556696491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/11/pretty-landscape-in-burundi.html' title='PRETTY LANDSCAPE IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-2483406475457651743</id><published>2009-11-20T06:35:00.001-08:00</published><updated>2009-12-27T14:42:22.094-08:00</updated><title type='text'>INVITE ME IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Burundais ont une notion très particulière de l'invitation  Lorsque l'on « invite » quelqu'un, à boire une bière, à dîner, à partir en week-end, celui qui invite a le devoir absolu de tout prendre en charge, notamment au niveau financier. L'exemple le plus significatif: on ne partage jamais une addition ici, sauf très rarement au cabaret (= bar – rien à voir avec le Lido, ne vous faites pas d'illusion!) lorsque l'un se charge de payer les boissons et l'autre les brochettes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce sens très aigü de l'invitation donne évidemment lieu à quelques quiproquos – pas insupportables mais un peu lassants à la longue – lorsque la muzungu non initiée que je suis, habituée à proposer régulièrement à ses amis et collègues d'aller boire un coup après le travail, (je vois d'ici votre hochement de tête approbateur!) se retrouve à devoir payer systématiquement l'addition. Au début, avec la bière à 60 centimes d'euros (les 75 centilitres bien sûr! Ici, le demi n'existe pour ainsi dire pas: il y a bien l'Amstel Bock – sorte de bière d'abbaye – en 33 cl, mais la coutume veut qu'on en commande toujours 2!), on se laisse griser. Mais au fur et à mesure, lorsqu'on vient à être toujours celui qui règle la facture (ce quelqu'un inclut aussi Maxi et Laura), on commence à se poser des questions. La première qui nous vient à l'esprit a souvent trait à notre statut de bazungu (qui à l'origine veut dire « ceux qui ont de l'argent »). Nous prennent-ils donc pour des vaches à lait parce que nous sommes blancs?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est là que l'on se rend compte de nos mauvais réflexes! Car non, cela n'a en fait que peu à voir avec notre condition de bazungu, mais bien avec cette fameuse coutume de l'invitation. Ce que nous ne savions pas, c'est que celui qui propose est considéré comme celui qui invite! C'est aussi, à mon avis, ce qui explique pourquoi les Burundais prennent assez peu l'initiative de nous proposer de sortir. Il faut dire aussi que nous avons (ou avions, car avec le début des cours, il va falloir ralentir un peu la cadence!) un rythme de vie très différent du leur, en sortant presque tous les soirs.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela étant, ce constat doit être nuancé, car certains Burundais ont l'initiative facile quand il s'agit de nous demander de les inviter ;-). Même si je suis sûre qu'il s'agit d'une habitude bien d'ici, je crois aussi que ces demandes fusent plus facilement parce que nous sommes bazungus. Là, deux solutions: soit rire un bon coup et répondre « ejo » (plus tard/ un jour), soit accéder à la demande, juste pour cette fois, en espérant recevoir la pareille un de ces jours!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Notre prochain défi sera donc d'apprendre comment proposer sans avoir l'air d'inviter. Une tâche longue et complexe, qui sera certainement l'occasion de nombreux échecs, que la bière payée viendra heureusement apaiser ;-)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-2483406475457651743?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/2483406475457651743/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/11/invite-me-in-burundi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/2483406475457651743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/2483406475457651743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/11/invite-me-in-burundi.html' title='INVITE ME IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-8303665997775909884</id><published>2009-11-09T04:42:00.001-08:00</published><updated>2009-11-09T04:42:35.155-08:00</updated><title type='text'>Ngozi's Anatomy E02S01</title><content type='html'>D'abord très surpris l'un comme l'autre de la bonne tournure que prenaient les évènements, Laura et Maximo ont fini par admettre qu'ils se trouvaient très bien ensemble. Alors que Laura vient mettre un peu de piquant dans la vie sentimentale jusqu'ici plutôt raisonnable de Maxi, ce dernier ne cesse de surprendre Laura par ses délicates attentions. Pendant ce temps, Maria flirte toujours!   &lt;br /&gt;&lt;div align="left" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Evidemment, le bonheur des uns faisant le malheur des autres, Amidou, le soupirant de Laura, pourtant réputé pour avoir été un coureur de haut vol (Nunguka), s'est trouvé fort attristé lorsqu'il a découvert la relation que celle-ci entretenait avec Maximo. Jusqu'ici toujours près à faire les 400 coups avec Laura, il a préféré prendre ses distances quelques jours, le temps de se consoler avec une de ses amies, la charmante Jeanne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Heureusement, après ces quelques jours de tension et les précieux conseils dispensés par Maria (autour d'une Amstel, ça passe toujours mieux), la situation est rentrée dans l'odre. La désormais célébrissime équipe «&amp;nbsp;AmiNe (Ami de Amidou, Ne de Nena)&amp;nbsp;» a refait des siennes, notamment en introduisant une chèvre (vivante bien sûr) dans la collocation. L'animal,  qui répond au doux nom de Viernes, squatte le jardin de la maison, en attendant d'être dégustée en brochettes ce vendredi (d'où son nom), à l'occasion de la célébration de la soutenance de mémoire d'une amie de l'université. Mais la transformation de la maison en «&amp;nbsp;ferme des animaux à l'agonie&amp;nbsp;» ne faisait que commencer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;En effet, pour consoler Maria, très affectée par le sort réservé à Viernes, Laura a très gentiment décidé de compenser cette perte tragique en prenant un animal domestique. Elle a donc dégoté un adorable petit lapin au marché, qu'elle a nommé Gustavo, en l'honneur du célébère crocodile mangeur d'hommes qui sévissait au Burundi dans les années 80-90. Or, après un bon petit nettoyage de rigueur, Gustavo s'est presque littéralement décomposé, et après quelques heures, a finalement rendu l'âme. Qui a dit qu'un bain n'a jamais tué personne! Cette disparition foudroyante a rappelé avec émotion à Maria les heures de gloire de sa soeur Gersende, autrefois grande prêtresse des sacrifices animaliers (cochon d'inde tombé du piano ou grillé au soleil, poissons rouges congelés, canard éborgné, etc.). Les déboires de la méningerie ne s'arrête évidemment pas là: le lendemain du décès de Gustavo, Gabriel, le gardien de nuit, a apporté un coq à la maison, baptisé Francesco, qui finira sans doute en bouillon aux alentours de Noël. Enfin, la cerise sur le gâteau: un petit rat a fait son arrivée à la maison, grignottant allègrement nos repas. Il a donc bien fallu se débarrasser de cet indésirable visiteur, qui a tristement fini la tête dans une tapette.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Quel autre animal tombera sous le coup de la malédiction de la «maison des animaux à l'agonie»? Maria survivra-t-elle a une autre perte ou tentera-t-elle d'aider Francesco le coq à échapper à son terrible destin? La relation de Laura et Maximo sera-t-elle assez forte  pour endurer cette nouvelle épreuve? Qu'adviendra-t-il de l'amour naissant entre Jeanne et Amidou? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de Ngozi's Anatomy.  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-8303665997775909884?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/8303665997775909884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/11/ngozis-anatomy-e02s01.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/8303665997775909884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/8303665997775909884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/11/ngozis-anatomy-e02s01.html' title='Ngozi&apos;s Anatomy E02S01'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-9055283096994554754</id><published>2009-11-09T04:39:00.003-08:00</published><updated>2009-11-09T04:39:58.108-08:00</updated><title type='text'>BE A LADY IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis quelques semaines, je me pose souvent la question: fait-il bon ou non être une femme au Burundi? Cette question ne me concerne pas directement car avant d'être femme, je suis d'abord muzungu ici, ce qui me met naturellement à l'écart des contraintes sociales applicables aux femmes burundaises. C'est la loi de la double morale. On emmène les bazungu dans des endroits (notamment en boîte, où il y a 5 filles pour 60 garçons) où l'on emmènerait jamais sa soeur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien sûr, comme me le faisait remarquer le père d'un ami, ici une femme peut étudier, et retrouver ses amis, y compris hommes, dans un cabaret pour partager une bière, à l'inverse de ce qui se passe dans certains autres pays. De fait, les burundaises sont relativement libres de leurs mouvements (avant 20h), beaucoup tiennent des commerces, certaines des cabarets – notamment Persil (oui, oui, c'est bien son nom!), la tollière de notre bar péféré, qui fait les meilleurs brochettes de chèvre de Ngozi! Elles travaillent en réalité plus que les hommes, car en plus de leur activité lucrative quand elles en ont une, ce sont elles qui tiennent le foyer. En effet, dans la culture burundaise, comme dans beaucoup de cultures africaines, la maison est le domaine du féminin. L'homme y est comme un visiteur: autrement dit, il n'y fait rien, surtout pas la cuisine! Même si l'on croise souvent des hommes qui aident leur épouse à éplucher les pommes de terre ou écosser les haricots, cela se passe toujours en dehors des 4 murs de la maison.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'un point de vue social, les femmes n'ont en général pas de statut propre, elles héritent de celui de leur père puis de leur mari. Car ici la question ne se pose pas: une femme sans mari, c'est une femme dont personne ne veut. Donc toutes les femmes descentes doivent se marier, au risque de tomber dans la prostitution. Pour être juste, il faut quand même dire qu'un homme seul est aussi assez mal vu, même s'il est facilement admis qu'il se marie tard, surtout lorsqu'il est instruit. En revanche, l'égalité s'arrête lorsqu'il s'agit d'adultère: si l'infidélité de l'homme, très fréquente, est plus que tolérée, celle de la femme est évidemment inacceptable. Le simple fait, pour une femme , même  simplement en couple, de prendre un verre seule avec un autre homme que son conjoint, est  inimaginable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce statut socialement inférieur est confirmé par la législation: non seulement il est tout à fait normal que les filles n'héritent rien de leur père, puisqu'elles bénéficieront des biens hérités par leur mari, mais elles n'ont surtout pas d'autorité parentale sur leurs enfants, et n'ont pas non plus le droit à l'initiative pour demander le divorce. Enfin, le catholicisme faisant loi au Burundi, l'avortement est évidemment interdit (comme dans 95% des pays du monde en même temps) et passible d'une peine de prison. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais le plus déroutant dans tout cela, c'est que les femmes burundaises, exception faite de celles qui ont étudié, semblent se satisfaire de leur sort. Pour la non-féministe peu convaincue que je suis, cela pose évidemment un certain nombre de questions: ces femmes sont-elles bien conscientes de leurs droits? Si non, cherchent-elles à les connaître et à les faire valoir? Si oui, refusent-elles sciemment l'indépendance? Les hommes, en tout cas, défendent l'idée que leurs femmes sont libres dans la mesure de leurs capacités, et demandent souvent: «&amp;nbsp;plus de liberté pour les femmes, pour faire quoi?&amp;nbsp;». &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De fait, je crois que très peu de femmes burundaises souhaitent pouvoir vivre sans mari. Pour tous les Burundais, la famille est l'élément central de la vie social, même si les relations en son sein n'y sont pas toujours très affectueuses. Mais c'est surtout l'espace de reconnaissance sociale attitré de la femme. En effet, ici la valeur d'une femme se mesure souvent au nombre et à la qualité des enfants qu'elle aura mis au monde. C'est une des raisons, avec son coût exhorbitant et sa faible disponibilité, qui expliquent que la contraception peine à s'installer dans les moeurs. De fait, si une femme n'a pas donné un enfant à son mari dans la première année de son mariage, il est de coutume que la belle-mère s'en mêle et vienne abreuver sa bru de conseils avisés! De même, lorsque l'on recontre des familles de moins de 4 enfants ou moins, il est très probable que l'un des deux parents soit décédé très tôt. Cela étant, la natalité, même si toujours galopante, a tendance à diminuer, notamment du fait de la  récente législation qui interdit le travail des enfants, et fait donc drastiquement augmenté leur coût de prise en charge.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qu'il faut quand même accordé aux cultures africaines de la région des Grands Lacs en général, c'est que, contrairement à l'Afrique de l'Ouest et à ses tristement célèbres pratiques d'excision, le plaisir féminin n'est pas tabou (s'il reste confiné dans les limites du mariage, bien entendu!). Un petit exemple assez curieux: au Rwanda, pour augmenter le plaisir des jeunes filles, leur mère allonge manuellement leur clitoris, et ce dès leur petite enfance. Du coup, les rwandaises ont ici la réputation de pouvoir uriner debout, comme les hommes!   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-9055283096994554754?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/9055283096994554754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/11/be-lady-in-burundi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/9055283096994554754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/9055283096994554754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/11/be-lady-in-burundi.html' title='BE A LADY IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-1145314193717417312</id><published>2009-10-28T03:16:00.001-07:00</published><updated>2009-12-30T01:52:28.327-08:00</updated><title type='text'>BE AN EXPATRIATE IN BURUNDI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Très chers lecteurs, &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce WE, nous sommes descendu (Maman, ne grincez pas des dents, ici c'est comme ça que ça se dit) à Bujumbura. Vendredi soir, grosse soirée d'expatriés chez Julien, ça faisait très bizarre de voir autant de blancs, et surtout de français, d'un coup! Comme le monde est minuscule, j'ai une fois de plus retrouvé des gens que je connaissais de sciences-po: un type que je croisais de temps en temps à l'Abbaye, et un rouquin plutôt beau gosse qui était en cours d'espagnol avec Tatiana et moi. «El mundo es un panuelo!». Nous sommes allés dormir chez Clémence, une des filles qui étaient venues à Ngozi avec Pauline pour la fête de l'université, et qui nous a gentiment hébergés et délicieusement nourris: salade verte, jambon de parme, fromage de chèvre, et même une tarte aux fraises! Que du bonheur! &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour nous 3, Maxi, Laura et moi, venus de notre campagne profonde, ce WE a été l'occasion d'une brève plongée dans le «monde des expatriés», qui vivent décidemmentde façon très différente de nous. C'est assez difficile à expliquer: je crois que leurs revenus très élevés par rapport au niveau de vie ici et leur jeune âge pour assumer les responsabilités qui leur sont confiées par les ONG ou les Organisations internationales qui les emploient, leur confèrent un air de vieux décadents avant l'âge! Ce qui me faire dire cela? L'observation ethnographique des soirées «mondaines» du type de celle de vendredi soir. Les gens se retrouvent, artificiellement réunis par leurs origines nationales (même si j'y ai aussi fait la connaissance de quelques Burundais très sympas). On se croise entre gens passionnants, qui font tous des boulots hyper intéressants sur la réforme de l'éducation et de la justice, la protection de l'environnement et que sais-je encore (comme je l'ai déjà dit, ici il y a tout à faire). On se repère entre expatriés issus de bonne famille, parfois cathos, souvent jeunes diplômés d'une grande école, et expats un peu altermondialistes installés dans des zones reculées voire instables, souvent pour le compte d'une ONG (je caricature évidemment, mais il y a un peu de ça). Cependant l'affectif est très peu présent dans ces relations: on échange rarement les numéros de téléphone et, j'imagine pour faire face soi-même à la solitude et à la séparation d'avec ses proches, on s'épanche peu. Pour ma part, je crois qu'une fois de plus, j'ai eu de la chance! Avec Maxi et Laura,  on s'entend tous les 3 vraiment bien et nous partageons beaucoup (finalement l'espagnol m'est aussi utile ici qu'en Amérique Latine!). Et avec Clémence, Pauline et Hélène, je n'ai pas du tout ressenti cette distance, au contraire! Elles sont vraiment très chouettes et ça fait beaucoup de bien de pouvoir échanger sur nos sentiments respectifs, en français, avec les bons mots pour désigner les bonnes choses!  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, après les hots spots touristiques de rigueur – le «Musée vivant» de Bujumbura: littéralement 5 crocodiles, 2 chimpanzés, et une volière qui abrite une pintade et 2 oiseaux morts; et la plage, dont nous n'avons malheureusement profité que de nuit, mais qui promet de nous faire passer des week-ends dignes des Seychelles – nous sommes repartis dimanche midi, plutôt contents de «rentrer chez nous»! C'est que je commence à m'y faire à Ngozi, à me repérer, à savoir où aller acheter des bricoles sans se faire demander le triple du prix, à connaître les bars sympas, à croiser des gens que je connais dans la rue, etc. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il reste bien sûr beaucoup de chose à établir pour me sentir «installée». Je ressens notamment un manque assez curieux d'engagement au service des gens. Finalement, je travaille à l'université comme n'importe quel professeur, soit devant mon ordinateur soit devant mes élèves, mais je n'ai plus mes petits clochards pour me détendre le jeudi soir. Du coup, au programme des prochaines semaines, j'aimerais me trouver une activité associative en dehors de l'université, pourquoi pas avec le centre d'accueil des enfants des rues (qui sont décidemment très nombreux ici).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-1145314193717417312?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/1145314193717417312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/be-expatriate-in-burundi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/1145314193717417312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/1145314193717417312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/be-expatriate-in-burundi.html' title='BE AN EXPATRIATE IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-5733579176738285678</id><published>2009-10-27T08:14:00.000-07:00</published><updated>2009-10-27T08:14:25.019-07:00</updated><title type='text'>NGOZI'S ANATOMY E01S01</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En exclusivité, voici le 1er épisode d'une série que je vais intituler «Ngozi's Anatomy», le nouveau feuilleton qui égayera votre hiver! Desperate Housewives et Sex and the City n'ont qu'à bien se tenir! Papa, maman et autres lecteurs à la recherche de nouvelles de qualité, passez votre chemin, ce post, conçu pour les inlassables lecteurs de Closer et Paris Match, ne vous intéressera guère. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le décor&lt;/b&gt;: Ngozi, une petite ville de montagne située dans le Nord du Burundi. Quelques troquets, un ou deux hôtels-restaurants, une boîte de nuit et un marché central rudimentaire. Contre toute attente, on y trouve une université, qui vient de célébrer ses 10 ans d'existence.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le scénario&lt;/b&gt;: 3 bazungu (blancs), 2 espagnols, Maxi et Laura, et une française, Maria, débarquent à Ngozi, comme professeurs à l'université, où ils resteront entre 3 mois (pour Maximo) et 2 ans (pour les autres). Ils s'installent tous les 3 en colloc dans une grande et belle maison, qui devient célèbre dans tout Ngozi!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Les personnages&lt;/b&gt;: &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Laura est barcelonaise, du célèbre quartier populaire El Clot. C'est un pilier de bar invétéré et une personnalité assez extravertie. Tout l'enthousiasme, surtout la bière burundaise, les pains en forme de crocodile et les enfants, qu'elle embrasse à tour de bras dans la rue!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Maximo le madrilène est un peu plus calme. Informaticien, il est aussi un peu musicien et chante en permanence. Bon public, il rigole tout le temps, surtout aux blagues de Laura! C'est un globe-trotteur romantique. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Enfin Maria, vous la connaissez déjà! Elle a du abandonné son nom (Max) au profit de Maximo, sinon les confusions seraient devenues intenables, et s'est vu attribuer ce nom d'emprunt par assimilation à la colloc hispanophone de Ngozi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Episode 1er&lt;/b&gt;: Après plusieurs semaines à se tourner autour, Maxi et Laura ont enfin laissé libre cours à leur attirance mutuelle. Les premiers jours sont un peu cahotiques parce qu'il n'est jamais simple d'avoir une histoire avec son ou sa colloc, a fortiori quand en plus il/elle est aussi votre collègue et que par-dessus le marché, ni l'un ni l'autre ne veulent de «&amp;nbsp;relation&amp;nbsp;». Pour pimenter le tout, chacun d'eux a un «prétendant secret»: Amidou, un de leurs élèves, le «&amp;nbsp;senor satelite&amp;nbsp;» de Ngozi, bricoleur et magouilleur, vraiment adorable et qui est un peu l'ange gardien du trio, fait du gringue à Laura, pendant que la jolie Odette, étudiante à l'université, et une excellente danseuse par ailleurs, s'est laissée charmer par Maxi. En tout cas, Maria est ravie, ça faisait 2 semaines qu'elle avait vu le truc venir, et qu'elle n'en pouvait plus de jouer subtilement l'entremetteuse (la Dondon Matrimonial Agency a ouvert une succursale au Burundi!!). Pour le moment, la relation en est au stade «&amp;nbsp;sexfriend occasionnel&amp;nbsp;», mais qui sait ce qu'il adviendra dans les prochaines semaines! &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maria pour sa part, a passé le cap des 14 nationalités ;-) ... La suite au prochain épisode!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-5733579176738285678?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/5733579176738285678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/ngozis-anatomy-e01s01.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5733579176738285678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/5733579176738285678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/ngozis-anatomy-e01s01.html' title='NGOZI&apos;S ANATOMY E01S01'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-4707471994962470366</id><published>2009-10-19T06:21:00.001-07:00</published><updated>2009-10-20T01:09:45.455-07:00</updated><title type='text'>LOVE BABIES, BE IN BURUNDI</title><content type='html'>Ma première messe dominicale au Burundi fut une expérience assez hors du commun: deux heures de messe en Kirundi, dont je n'ai évidemment pas compris un traître mot, cernée de toute part par... des bébés. Ils étaient des milliers autour de moi, tous empaquetés dans le dos dans leur mère ou en train de têter le saint...euh le sein ;-). Ici, ça n'a rien de choquant, les femmes allaitent partout dans le rue, alors pourquoi pas sur les bancs d'une église! Du coup, j'ai occupé mes petites pauses entre deux prières par des gazouillis avec les petits, qui semblaient totalement fascinés par mon teint. L'autre jour, un petit garçon intrigué m'a même serré la main puis a regardé la sienne pour voir s'il restait du blanc dessus! &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Cette fascination ne se manifeste pas toujours de façon aussi rigolotte. La plupart du temps d'ailleurs, surtout en ville, les gens vous alpaguent à tout bout de chant à coup de «eh muzugu!», jamais méchamment, parfois pour obtenir de l'argent, souvent par curiosité. Dans ces conditions, il est tout aussi délicat de s'énerver que difficile de garder totalement son calme. Ce qui est le plus fatiguant, c'est de ne jamais pouvoir se déplacer incognito et se fondre dans la masse. On en vient à vouloir se raser la tête et se passer le visage au cirage tous les matins pour être tranquille! &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Maintenant, pour avoir la paix, le truc à éviter ABSOLUMENT, c'est la jupe au-dessus du genou. Vous vous doutez bien que j'ai fait cette découverte à mes dépens, et je suis sûre que vous mourrez d'envie de savoir comment. Alors voilà: un matin pas comme les autres – parce qu'ensoleillé, j'ai eu envie d'exposer mes petites gambettes en mettant une robe. Mais dès que j'ai mis le pied dehors, j'ai presque déclenché une mini-émeute! Je me suis faite siffler partout, à toutes les échoppes, par les hommes et les femmes confondus! Vous voyez ce cauchemar très cliché du type qui se retrouve à poil en chaussettes devant toute la classe? Et bien c'était pareil, sauf que c'était bien réel, que ça s'est passé devant tout le village, et que ça a duré les 20 minutes du trajet entre ma maison et l'université! Dans mon malheur, j'ai quand même eu de la chance semble-t-il, parce qu'en racontant ma mésaventure à mes collègues (qui se sont bien fichus de moi!), ils m'ont dit que si j'avais été burundaise, les femmes m'auraient certainement jeté des tomates pour me faire passer l'envie d'être vêtue de façon aussi indescente! On ne m'y prendra plus! Plus de jupe au Burundi!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt; Cela étant, même sans jupe, le simple fait d'être blanche me rend totalement irrésistible. Du coup, le rapport de séduction systématique que les hommes, y compris mariés, entretiennent avec nous est aussi un peu pesant. Mieux vaut en rire, surtout que la subtilité n'est pas tout à fait la qualité première de leur stratégie de séduction, hehe! Le «&amp;nbsp;tu as un mari?&amp;nbsp;» arrive généralement assez rapidement dans une conversation. Sans compter qu'ici, je suis un vrai canon de beauté! En plus de ma peau et de mes cheveux, les burundais apprécient beaucoup «&amp;nbsp;mes formes généreuses&amp;nbsp;», ce qu'ils ne se privent pas de me répéter à loisir, de façon plus ou moins délicate! L'autre jour, un taxi vélo qui croyait sans doute me flatter, m'a demandé «&amp;nbsp;100 francs de plus pour les kilos muzungu!&amp;nbsp;»! L'épisode le plus hilarant à ce propos s'est produit alors que nous étions de passage à Kirundo dans un petit village au bord du lac: une femme d'une quarantaine d'année s'est approché de moi avec un sourire hilare, m'a attrapé les hanches en me signifiant que j'avais de bonnes grosses fesses, et ce devant tout le village assemblé! Vous l'aurez compris, il ne fait pas bon être susceptible au Burundi!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-4707471994962470366?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/4707471994962470366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/love-babies-be-in-burundi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/4707471994962470366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/4707471994962470366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/love-babies-be-in-burundi.html' title='LOVE BABIES, BE IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-7909333270996504471</id><published>2009-10-19T06:10:00.001-07:00</published><updated>2009-10-19T06:10:23.903-07:00</updated><title type='text'>LES 10 ANS DE L'UNIVERSITÉ DE NGOZI</title><content type='html'>On ne se refait pas! Entre la semaine dernière et ce WE, notre activité principale en dehors du travail a essentiellement consisté à faire la tournée des bars de Ngozi: du bouge sordidos avec 4 chaises en bois sous un toit de tôle à la terrasse du «&amp;nbsp;bar de la piscine&amp;nbsp;», le QG des notables de la ville, nous avons ratissé large, au grand dam de notre cher recteur Appolianire! Vendredi dernier en particulier, nous avons été boire un verre avec des collègues (dont Ildéphonse qui est particluièrement bavard après une Amstel!), l'occasion de franches parties de rigolades (voir ci-dessous le post BE FUNNY, BE IN BURUNDI!). Puis, après 1h de cours de danse traditionnelle burundaise en «&amp;nbsp;pagne&amp;nbsp;» (c'est le vêtement traditionnel en deux parties, avec des imprimés très coorés) avec les soeurs, il a bien fallu aller prendre des forces pour la fête des 10 ans d'existence de l'Université.     &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Samedi 10 octobre donc, réveil à 6h30 par le coq hystérique, et complété par une bonne douche froide, je m'apprête, je me fais belle, je me mets une tenue de fête traditionnelle burundaise sur le dos (et il faut avouer que ça me va plutôt pas mal ;-)) et je mets même des talons s'il-vous-plait! La  dernière des bonnes idées quand il faut rester 3 heures debout pendant les discours et l'interminable remise des diplômes (qu'ils appellent «&amp;nbsp;collation des grades académiques&amp;nbsp;» ... pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!). Heureusement, pour se consoler, j'ai eu droit à un magnifique spectacle de tambourinaires (musiciens-danseurs traditionnels du Burundi), arrosé d'Amstel! Ces Burundais, ils savent faire la fête!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--  @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }  P { margin-bottom: 0.21cm } --&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Pauline (l'amie d'Antoine le Bûcheron) et deux de ses amies, Hélène et Clémence, sont arrivées en cours d'après-midi de Bujumbura, toutes très sympas, et ça fait vraiment un bien fou de parler  français de façon naturelle! Car maintenant que je vis avec Maxi et Laura, l'essentiel de mes conversations «&amp;nbsp;non-professionnelles&amp;nbsp;» se fait en espagnol. En fait, notre maison, c'est un peu l'auberge espagnole: des dialogues (parfois de sourds, c'est hilarant!) entre entre une française, un madrilène, une barcelonaise, un burundais (car Appolinaire parle couramment espagnol) et bientôt une colombienne. Moi qui était en quête de recontre interculturelle, je suis servie!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Le soir, première expérience d'une boîte burundaise à «&amp;nbsp;la Moda&amp;nbsp;», unique night club de Ngozi! Et ben c'était pas mal! Le lieu (avec les seules pizzas de la ville, vraiment bonnes!) et la musique: au top! Et les Burundais dansent...je ne vous dis que ça! Evidemment, après 36 heures de fête, la fin du WE devait être consacrée au repos. On a quand même été au marché dimanche matin, et atteri à la terrasse d'un hôtel splendide, à flanc de colline, avec une vue époustouflante sur la vallée! Bien sûr, épuisés par tant d'activités de si bon matin, nous avons fini l'après-midi à «&amp;nbsp;faire paupiette&amp;nbsp;» devant des films.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;La fête de l'Université s'est prolongé jusqu'à ce vendredi où nous sommes partis avec tout le personnel permanent de l'université à Kirundo, pour découvrir le plus grand lac du Nord, le lac Rweru, une vraie merveille et une super ambiance! Après quelques Amstel et un déjeuner-dîner qui ne m'est pas resté longtemps sur l'estomac (si vous voyez ce que je veux dire...), nous sommes rentrés en chantant dans le bus comme au retour d'un WE d'intégration!  &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Mais l'évènement de la semaine c'est ... wait for it...: le déménagement!!!Nous voilà enfin tous les trois installés dans notre grande et belle maison, avec 4 chambres et 3 salles-de-bain, une terrasse couverte, et même de l'eau chaude de temps en temps. Bon, il reste quelques trucs à régler, notamment une dizaine de problèmes de plomberie dans le maison, mais à part ça, que du bonheur! Avec les collocs, au top! Entre Laura, qui est une vraie «&amp;nbsp;Monica&amp;nbsp;» et Maxi «&amp;nbsp;el papa de la casa&amp;nbsp;», tout se passe très harmonieusement! Et croyez-le ou non, c'est moi la moins fêtarde de la colloc! Sans oublier la voiture! Un énorme 4x4 Nissan qui ne ferme pas, dont le frein à main ne marche pas, et dont la clé ne peut pas rester dans le contact au risque de tomber quand la voiture est en marche! Rassurez-vous, elle ne nous sert que pour rentrer le soir, pas pour de longs trajets (qu'elle ne supporterait sans doute pas d'ailleurs).   &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;Une dernière anecdote: l'autre soir au bar, nous croisons par hasard des français, qui se sont avérés être ... des toursistes!! si, si, ça existe! Maintenant vous le savez, le Burundi est un haut lieu du tourisme international et n'attend plus que vous!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-7909333270996504471?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/7909333270996504471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/les-10-ans-de-luniversite-de-ngozi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/7909333270996504471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/7909333270996504471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/les-10-ans-de-luniversite-de-ngozi.html' title='LES 10 ANS DE L&apos;UNIVERSITÉ DE NGOZI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-3688060850898267392</id><published>2009-10-14T00:19:00.001-07:00</published><updated>2009-10-14T00:19:55.909-07:00</updated><title type='text'>BE FUNNY, BE IN BURUNDI</title><content type='html'>Chers lecteurs, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous souvenez sans doute de mon dernier post où j'évoquais avec enthousiasme la bonne humeur des burundais. Et bien, après deux semaines passées ici, je dois maintenant approfondir ce point. Car en fait de bonne humeur, c'est du « bon humour » burundais qu'il faut parler. Et oui, alors que beaucoup d'entre nous ont du mal à saisir le « british humour » qui sévit outre-manche, à deux heures d'eurostrar, l'humour burundais est à la portée de quiconque apprécie un tant soit peu les double sens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce trait culturel, le burundais le doit d'abord à sa langue. En effet, le kirundi (que je ne maîtrise pas encore, rassurez-vous, mais que les Burundais ont beaucoup de plaisir à faire découvrir) fourmille d'ambiguïtés pleines d'ironie. Le premier exemple qu'il me faut citer est le verbe « usoma »: il signifie à la fois « boire » (l'équivalent de notre « santé » lorsque l'on trinque se dit « soma »), « lire » (ce qui en dit long sur ce que les Burundais pensent des intellectuels ;-)) et « embrasser » (autant vous dire que lorsqu'un homme vous invite à « boire », il n'est pas difficile de savoir où il veut en venir!). De même, en kirundi, les verbes « écouter » et « goûter » se disent avec le même mot. Pour moi, cette dernière subtilité est le signe par exellence de la grandeur de cette langue, qui accorde au verbe et à la musique « une saveur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre aspect de l'humour burundais, c'est l'absence de maîtrise des autres langues. En effet, parmi les blagues les plus connues ici, on raconte souvent les mésaventures de l'ancien président Buyoya qui, malgré son ignorance totale de l'anglais, souhaitait absolument faire montre de ses compétences linguistiques en toute circonstance. On raconte notamment comment, à la question d'un dignitaire anglophone « How do you feel? », il répondit « I Phill Collins ». Une autre perle digne d'être retranscrite: Buyoya arrive très en retard à une réunion, il entend son premier conseiller s'excuser « I am sorry », le second lui emboîte le pas « I am sorry too »; le président enchâine alors tout naturellement « I am sorry three »! Histoires vraies garanties!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je dois citer un aspect de la vie burundaise qui moi me fait hurler de rire: le « journal de 20h » (qui est en fait à 19h30 en français) de la seule chaîne de télévision burundaise RTNB (Adrien, ce petit clin d'oeil politique est pour toi!. Ils ont un site internet, vous pouvez peut-être aller jeter un coup d'oeil: www.rtnb.bi/. Moi qui était épuisée par l'omniprésence de Sarkozy dans les médias et la complaisance de certaines chaînes de télévision privées, j'ai pris une bonne leçon! Toutes les nouvelles et tous les reportages tournent autour du Président, qui est présenté sans retenue comme un saint homme! Lors de ma première expérience du JT burundais, après trois reportages commençant par « le Président N'kurunziza a fait/ a dit/ s'est joint à la population pour», une nouvelle, enfin, semble parler d'autre chose. En l'occurence, un don de 350 sacs de ciment provenant d'un homme d'affaire éthiopien pour la construction d'écoles primaires. Et là, interview du vice-président de la république qui dit, à peu de chose près, ceci: « Lorsque cet homme d'affaire éthiopien est venu au Burundi et a vu à quel point le Président était proche de la population, lorsqu'il a vu ce dernier passer des heures entières à mettre la main à la patte avec ses concitoyens pour construire un centre de santé, il a voulu honorer la grandeur d'âme et la générosité uniques au monde de ce Président». Grandiose! Et ça ne s'arrête pas là! Le fameux centre de santé fait aussi l'objet d'un reportage dans le même JT... et dans le JT du lendemain, puis du surlendemain, et jusqu'à 1semaine plus tard! Fantastique!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En espérant que ce post aura éclairé votre journée, ou vous aura au moins fourni quelques bonnes blagues pour briller en société! A bientôt!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-3688060850898267392?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/3688060850898267392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/be-funny-be-in-burundi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/3688060850898267392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/3688060850898267392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/be-funny-be-in-burundi.html' title='BE FUNNY, BE IN BURUNDI'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-6794490450847834722</id><published>2009-10-06T07:32:00.001-07:00</published><updated>2009-10-06T07:32:53.872-07:00</updated><title type='text'>ROUGE TERRE ET NOIRE MISÈRE</title><content type='html'>Merci pour vos premiers commentaires!! et merci aussi aux Burundais de sang ou "d'adoption" qui s'intéressent à ce blog. J'espère que ce post ne les détournera pas de lire la suite de mes aventures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Burundi est un pays qui suscite chez moi des sentiments très partagés. Ce qui marque beaucoup au premier abord, à part la terre rouge absolument omniprésente (bâti, poussière, nouvelle teinture pour les vêtements!), c'est la très grande pauvreté. La plupart des gens vivent dans des conditions vraiment terribles, notamment les ruraux qui ont très peu accès aux services sociaux. Les enfants déguenillés courrent les chemins, la plupart des maisons (sauf dans les hyper-centres-villes et dans les quartiers chics) sont faites de tourbe et de tôle (et quand la tôle est vraiment trop chère, il faut se contenter d'un toit en paille), l'électricté et l'eau courante sont un luxe, et j'en passe. A Ngozi même (l'équivalent de Marseille pour la France), chaque quartier doit subir une « journée sans électricité » hebdomadaire, sans compter les coupures régulières le reste de la semaine. Le chômage atteint des proportions gigantesques, et l'avenir pour la jeunesse s'en trouve largement assombri. Et puis les séquelles de la guerre, d'abord très discrètes, se font progressivement sentir: subtilement dans les soudains moments de sérieux qui entrecoupent les conversations rigolardes, et de façon plus concrète au travers de la présence de policiers et de militaires un peu partout dans les villes et sur les routes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à l'image qu'on en a souvent, les Burundais ne sont pas « contents de ce qu'ils ont ». Au milieu des rires, nombreux sont les gens à qui j'ai parlé qui évoquent rapidement la misère qui frappe durement leur pays, même s'ils reconnaissent les progrès effectués depuis quelques années. A ce propos, une autre chose m'a beaucoup choquée: l'ominprésence de la coopération internationale, à tous les échelons de la vie sociale et politique. Pas un chantier qui ne soit financé par une organisation internationale, pas un volet de la protection sociale (rudimentaire, il faut l'avouer) qui ne soit soutenu voire assuré par une ONG. On a vraiment l'impression que le pays vit sous perfusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pas question de donner du Burundi une image désolée! Le pays recèle 1000 charmes, en tête desquels il faut citer la population. Même s'il est parfois un peu énervant d'être immédiatement encerclée lorsqu'on s'arrête quelque part, et de s'entendre appeler « muzugu » (la blanche) tous les 2 mètres, les Burundais sont souvent très agréables et serviables. Le plus remarquable: ils rigolent pour tout, même (et surtout!) quand ils ne vous comprennent pas! De fait, seuls les Burundais qui ont été à l'école parlent français, et dans les petits villages, ceux-là sont très rares. Même avec ces derniers, la compréhension mutuelle n'est pas toujours aisée, ce qui donne parfois lieu à des quiproquos assez cocasses! Du coup, je vais me mettre sérieusement au Kirundi, qui n'aura bientôt plus de secret pour moi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin je terminerai ce post sur une note gastronomique pour vous parler de la cuisine burundaise! La nourriture ici est un régal contamment renouvellé: à côté des aliments de base que sont le riz, les pommes de terres, les oignons, les bananes frites et la bière (qui ne manque jamais, même dans le « cabaret » ou bar le plus reculé!), on trouve ici toutes sortes de viande, ainsi que tomates, aubergines, mangues et avocats de premier choix! A propos des avocats, qui sont vraiment aussi suculents que les mexicains (Aurianne et Timsit sauront de quoi je parle!), il faut dire aussi qu'il s'agit de la nourriture présidentielle ici!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà! Si vos impressions à la fin de ce post sont mitigées, c'est que vous avez saisi mon sentiment du moment! Je ne désespère pas de voir les choses s'éclaircir d'ici peu! Je vous tiendrai bien sûr informés! A très bientôt!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-6794490450847834722?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/6794490450847834722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/rouge-terre-et-noire-misere.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6794490450847834722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/6794490450847834722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/rouge-terre-et-noire-misere.html' title='ROUGE TERRE ET NOIRE MISÈRE'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-4386800001141031620</id><published>2009-10-05T23:51:00.000-07:00</published><updated>2009-10-06T07:28:22.093-07:00</updated><title type='text'>SOYEZ SURPRIS, ALLEZ AU BURUNDI!</title><content type='html'>SOYEZ SURPRIS, ALLEZ AU BURUNDI!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Burundi, ça y'est, j'y suis! J'ai d'abord passé quelques jours à Bujumbura, la capitale « in progress » du pays, dans une grande maison où vivent en collocation plusieurs expatriés employés par la coopération internationale. J'y ai été chaleureusement accueillie, et gracieusement nourrie, logée et voiturée par Julien, l'ancien volontaire DCC qui travaille aujourd'hui à Bujumbura.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne rien vous cacher, ces quelques jours m'ont un peu sonné: trop d'informations et de découvertes de visu d'un seul coup! Cela étant, j'ai eu la chance de faire de très heureuses recontres, dont mon ami André, chauffeur de taxi de son métier, qui m'a fait découvrir quelques coins typiques de Buja, dont le port industriel et le marché central. A l'occasion de ma brève visite au lac Tanganyika (qui a bien mérité son surnom de mer intérieure), j'ai aussi fait la connaissance de deux jeunes filles, Irène et Eliane, qui ont promis de me faire découvrir les karaokés enflammés de la capitale dès que je reviendrai les voir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis vendredi après-midi, il a bien fallu décoller pour mon lieu de mission: Ngozi la montagnarde! Deux heures de route à travers les collines et les hauts plateaux, avec mon nouveau patron: le Père Appolinaire, un cinquantenaire plutôt débonnaire, qui aime l'Amstel (LA bière locale, avec la Primus) et les brochettes de chèvre, très ponctuel (ce n'est pas une blague! Et si c'était en Afrique que j'apprenais enfin à être à l'heure?), toujours en quête de fonds pour son université et très à cheval sur la sécurité (ce qui devrait vous rassurer!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En arrivant, plusieurs surprises m'attendaient déjà (ou encore, je ne sais plus très bien!). La première plutôt déroutante: en lieu et place de la petite maison dans l'enceinte de l'évêché, j'avais hérité d'une chambre dans le couvent contigü, avec un peu d'électricité mais pas trop, l'absence totale d'eau chaude et aucun placard où ranger mes affaires; mais au final, rien d'insurmontable, d'autant que les soeurs sont vraiment adorables. Cela étant, pour deux ans, c'est un peu spartiate! En plus, le coq du couvent est complètement insomniaque et neurasténique, et hurle en continu dès 6h du matin. J'en fais des rêves où je l'égorge à mains nues toutes les nuits! Du coup, il est très probable que je déménage bientôt dans une immense maison en colloc, que j'ai visité hier soir, et où nous aurons une chambre d'amis ;-).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en colloc avec qui? me direz-vous. C'est là qu'intervient la deuxième surprise: mes deux collègues espagnols, une barcelonaise nommée Laura, un peu tête brûlée et grande buveuse de bière (plus que moi, c'est pour dire!) et un mardrilène qui répond au nom de Maximo, « el unico realista del trio » comme il se définit lui-même! Maximo n'est là que pour 3 mois, mais Laura reste elle aussi pour 2 ans. Du coup, je parle autant espagnol que français, au coeur de l'Afrique, qui l'aurait cru!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc avec cette fine équipe que nous sommes partis en WE à Kirundo, dans le Nord-Est, pour découvrir quelques uns des grands lacs de la région. Les paysages sont vraiment fantasiques! Pour les découvrir, nous avons surtout beaucoup marché (j'en ai encore des crampes dans les mollets)! Cela nous a permis de nous arrêter (ou de nous faire arrêter!) dans plusieurs petits villages ruraux, et nous avons même exploré les « PMU » du coin, qui n'ont du PMU que la bière et les piliers de bars! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un dîner poisson grillé en terrasse, une nuit passée dans une maison d'accueil au bord du lac Cohoha, une petite excursion en pirogue sur le Lac aux oiseaux (Rwihinda) et une dégustation du meilleur poulet du Burundi (qui s'est révélé être assez complexe à manger et difficile à mâcher!), nous avons repris la route vers Ngozi, à bord d'un pick-up surchargé, entre quelques sacs de tomates et de bananes, deux matelas et une étagère en bois, sans compter les 4 autres passagers qui nous accompagnaient! Que du bonheur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis me voilà, à mon deuxième jour de boulot, vous écrivant de mon bureau de l'université, que je partage avec mon doyen, le désormais célébrissime Ildephonse!, et mon autre collègue, Lambert. Je suis sûre que vous rêvez tous de savoir quelles têtes ils ont, alors je tâcherai de voler une photo! Quant à l'Université, elle est immense et la qualité de ses équipements tranche avec la pauvreté ambiante. Heureusement, les cours n'ont pas encore commencé (ce qui m'a laissé le temps d'écrire ces quelques lignes!). Je commence à m'acclimater doucement mais j'avoue être un peu submergée par l'inconnu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les bonnes choses ont une fin, ce 1er post ne fera donc pas exception! Murakoze (merci) de m'avoir lu jusqu'au bout et à très très vite!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-4386800001141031620?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/4386800001141031620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/soyez-surpris-allez-au-burundi.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/4386800001141031620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/4386800001141031620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/10/soyez-surpris-allez-au-burundi.html' title='SOYEZ SURPRIS, ALLEZ AU BURUNDI!'/><author><name>Max</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02962800592333516557</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://1.bp.blogspot.com/_zp0h1YAc0Co/RruspP2juuI/AAAAAAAABOo/32FoN0OAyjo/s400/french_frog.jpg'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8328878562462373611.post-8341681735353475107</id><published>2009-09-20T16:00:00.000-07:00</published><updated>2009-09-20T16:30:11.684-07:00</updated><title type='text'>Le Burundi?? C'est une boisson traditionnelle amazonienne ça, non? Ah, un pays d'Afrique! et c'est où ça??</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.e-voyageur.com/atlas/carte/images/burundi.png" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="200" src="http://www.e-voyageur.com/atlas/carte/images/burundi.png" style="float: right; height: 156px; margin: 0pt 0pt 10px 10px; width: 156px;" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.fil-info-france.com/aaaaburun.GIF" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="328" src="http://www.fil-info-france.com/aaaaburun.GIF" style="float: right; height: 143px; margin: 0pt 0pt 10px 10px; width: 183px;" width="420" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://http//fr.wikipedia.org/wiki/Burundi"&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire court (et pas cours, hihi!), le Burundi, c'est un mini pays situé dans la région des Grands Lacs, plus petit que la Belgique (c'est pour dire!), et qui sort à peine (2005) d'une longue guerre civile (12 ans) qui a considérablement appauvri le pays (4e à 6e pays le plus pauvre du monde selon les classements).&lt;br /&gt;Vous voulez en savoir plus:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://http//fr.wikipedia.org/wiki/Burundi"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Burundi&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" src="file:///tmp/moz-screenshot.jpg" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8328878562462373611-8341681735353475107?l=maxauburundi.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://maxauburundi.blogspot.com/feeds/8341681735353475107/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/09/le-burundicest-une-boisson-indigene-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/8341681735353475107'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8328878562462373611/posts/default/8341681735353475107'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://maxauburundi.blogspot.com/2009/09/le-burundicest-une-boisson-indigene-de.html' title='Le Burundi?? 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